CHAPITRE HUITIÈME
on se sert et que môme, avec certaines plaques, il donne du voile ( 1 ).
« On a recommandé également l’emploi du sucre de raisin (2), de la gélatine et de la collocine (3), de la bière (4), du blanc d’œuf (5). Le tannin et l’acide gallique dans le révélateur au pyro agissent comme retardateurs (G). Le révélateur alcalin à l’acide gallique (7) est de beaucoup moins énergique que celui au pyro.
« Spiller a recommandé d’ajouter de l’alun et de 1 acide citrique, qu’on neutralise au moyen de
U ) Newton se servait d’un mélange de ferrocyanure potassique, de bromure sodique et de pyro ( Philadelphia Phot., 1881, p. 47).
(2) Employé pour l’émulsion au collodion par Chardon etStebbing; et pour l’émulsion à la gélatine, par exemple, par Raucii (Yearbook of Pliot., 1881, p. 98). — En 1872 et 1873 déjà, Wortley recommandait la collocine (préparée comme il est dit au Chapitre XLVII,§ e) pour les plaques au collodion sec, développées à l’alcalin. Manslield l’a préconisée pour les plaques au gélatinobromure, et il préparait la collocine en traitant la gélatine par de la potasse ou de la soude caustiques (Brit. Journ., 1881, p. 79).
(3) Kennett (Phot. Archiv., 1876, p. 138).
n LaiR de la Molte (Phot. Corresp., 1879, p. 111). Selon Bascher (Brit. Journ. of Phot., 1880, p. 498), il suffît d’employer un quart à un demi-volume de bière, comme retardateur.
(5) Brooks, pour obtenir plus d’intensité et de pureté, a recommandé l’addition de blanc d’œuf. Voici sa formule : a) 28 parties pyro, 28 parties glycérine, 268 parties alcool; n) 56 parties d’une solution de blanc d’œuf (224cc blanc d’œuf, 28cc d'eau, 28 gouttes acide acétique cristallisable),28 parties d’ammoniaque, 3 1/2 parties de bromure potassique. Pour développer, on mélange : 1,6 à 3,5« de la solution de pyro (a), 30« d’eau et 5 gouttes du mélange ammoniacal dans 60cc d'eau (Brit. Journ. Almanach, 1881, p. 231).
(6) Worxley (Br it. Journ. Almanach) , 1874, p. 97, et Phot. News, 1879, p. 391.
(7) Il a été recommandé, il y a assez longtemps, par Carey Lea (Phot. Archiv., 1878, p. 167), mais il ne convient pas pour cet emploi.
l’ammoniaque. L’alun agit contre le frilling (1).
« D’après Davis (2), l’addition de phosphate sodique permet d’obtenir plus d’intensité et plus de brillant. Lorsqu’avant le développement, on plonge les plaques au gélatinobromure dans une solution de phosphate sodique (^), elles se développent avec plus de pureté, mais il faut employer un révélateur au pyro deux fois plus énergique.
« Le citrate potassique et le citrate ammonique sont des retardateurs énergiques (3).
« Les liypophosphites en combinaison avec le révélateur ont une action très énergique sur le gélatinobromure (4) ; par contre, ils agissent beaucoup plus lentement sur les plaques au collodion (5), lorsqu’ils sont ajoutés au révélateur à l’hydrosulfite.
« L’hyposulfite sodique n’a pas dans le révélateur alcalin la meme influence que dans l’oxalate ferreux. Davanne a trouvé que l’hyposulfite sodique n’a aucune action, à condition qu’il ne se trouve pas en quantité suffisante pour dissoudre le bro-
( 1 ) Spiiler prenait 10 parties alun, 2 1/2 parties acide citrique, 5 parties ammoniaque très concentrée et 160 parties d’eau ; pour chaque partie de pyro, on ajoute 20 parties de cette solution au révélateur (Phot. Mitth., 1881, vol. XVI11, p. 155, tiré des Phot. News).
(a) Davis, Phot. News, 1882, p. 142 et 181.
(») Cowan, Phot. News, 1882, p. 415 et 431. — Phot. Wochenbl., 1882, p. 248.
(") Abnev, Phot. News, 1882, p. 142.
(s) Berkeley, Phot. News, 1882, p. 142.
CHAPITRE HUITIÈME, mure d’argent; d’après cet auteur, il donne aux négatifs une teinte d’un brun chaud (‘). D’après Schumann (2), une addition d’hyposulfite sodique au révélateur au pyro ne retarde nullement le développement et semble donner un peu plus de densité aux négatifs ainsi qu’une teinte d’autant plus jaunâtre que le révélateur contient moins de pyro. Il prétend que les plaques d’aspect jaunâtre et qui, par transparence, sont d’un brun rougeâtre, conviennent mieux pour les diapositives que celles développées à l’oxalate ferreux. L’addition d’hyposulfite était de 2 ~cc ({) par 11 à 26cc du révélateur.
« Si l’on ajoute quelques gouttes de cyanure d’argent dissous dans le cyanure de potassium, d’après Schlegel, les négatifs à la gélatine doivent avoir le caractère des négatifs au collodion et donner des épreuves plus brillantes (3). L’hydrosulfite sodique (4) a été recommandé pour la première fois par Samman (5), pour les plaques au collodion ou à la gélatine, et plus tard par Berkeley (6) et Bascher (7), parce que les négatifs ont le caractère
(’) Phot. Mittli., 1880, vol. XVII, p. 4G.
(2) Phot. Arch ., 1881, p. 106.
(3) Phot. Arch., 1882, p. 130. — D’après Abney, une solution do chlorure d'argent dans l’ammoniaque agit de la même façon (Phot. News, 1882, p. 558).
(4) On l'obtient par l’action du zinc sur le sulfite acide de sodium.
(s) Phot. Corresp. 1877, p. 221. — Brit. Journ. of Phot., 1877, p. 17.
(6) Yearbook of Phot., 1881, p. 125.
(7) British Journ. of Phot., 1880, p. 495.
de ceux obtenus au collodion humide. Berkeley l’abandonna pour recommander le sulfite neutre sodique ( voir § D du même Chapitre).
« Il est un fait moins connu, c’est que la solution concentrée d’hydrosulfite sodique possède également la propriété de développer sans aucune addition de pyro. Les négatifs sont très doux et très détaillés; la couleur en est grise (mais d’un gris moins bleu que celle des négatifs développés à l’oxalate). En se servant d’une solution fraîchement préparée, le capitaine Pizzighelli et l’auteur ont dû donner deux fois plus de pose, et, avec une solution déjà vieille, trois fois plus de pose qu’avec l’oxalate ferreux. La solution se décompose très facilement et a une odeur piquante très désagréable d’acide sulfureux. »
Fixage et lavage. — L’importante question du fixage et surtout du lavage est traitée à fond dans le remarquable ouvrage de M. le D1' Eder. Voici ce qu’il dit à cet égard :
« Avant d’être fixées, les plaques doivent être soigneusement lavées. Cette opération est nécessaire surtout après le développement à l’oxalate ferreux; sans cela, les grands formats de négatifs donnent, dans l’hyposulûte sodique, un dépôt jaunâtre de sels ferreux assez intense pour colorer en jaune les négatifs.
« Après le développement pyrogallique, il n’est pas aussi nécessaire de laver bien soigneusement