CHAPITRE HUITIÈME
les plaques, et, môme parmi les photographes anglais, il en est qui ne lavent pas du tout, sans qu’ils aient eu de désagréments; certains vont jusqu’à prétendre qu’en ne lavant pas, les plaques sont plus brillantes.
« Le fixage des plaques s’opère dans une solution d hyposulfîte sodique. Il ne faut pas qu’elle soit trop concentrée; on dissout généralement 1 partie d’hyposulfit.e dans 5 à 8 parties d’eau. Les solutions trop concentrées attaquent la couche et, en été, il se produit des ampoules. D’ailleurs les solutions concentrées dissolvent plus lentement le bromure d’argent, ainsi que l’ont indiqué Haak, Hurgess et meme Monckhoven ; ce dernier prétendait qu’une solution à 5 pour 100 ) fixe encore
très bien des plaques au gélatinobromure.
« Les plaques au gélatino-iodo-bromure se fixent beaucoup plus lentement, surtout si l’hyposulfite est très dilué; de môme pour les plaques préparées avec une gélatine dure.
« Les plaques à l’iodobromure contenant même 10 pour 100 d’iodure d’argent se fixent rapidement dans un bain d’hyposnlfite à \ ou
« Le fixage ne s’opère pas aussi rapidement que pour les plaques au collodion humide. La solution se colore très facilement en jaune, par suite des traces d’oxalate ferreux qui restent dans la couche. Cette coloration se communique à la couche de gélatine.
« Il faut donc avoir à sa disposition une grande quantité de solution d’hyposulfite (*), afin de pouvoir renouveler le bain de fixage aussitôt qu’on y aperçoit une coloration.
« Par une action très prolongée, les solutions fraîches d'hyposulfite enlèvent les détails les plus délicats des plaques à la gélatine. Les solutions concentrées ({) ont une action plus marquée que les solutions plus faibles (tV à jô) il est vrai que cette action ne se produit qu’au bout de quelques heures. Les solutions dans lesquelles on a déjà fixé plusieurs négatifs offrent cet inconvénient à un degré beaucoup moindre. En abandonnant pendant “24 heures les négatifs dans le bain fixateur, on n’aperçoit plus qu’une image d’un jaune pâle, n’offrant plus qu’un reflet du négatif primitif; ceci est le cas tout aussi bien, que l’on ait développé à l’oxalate ferreux ou bien à l’acide pyrogallique.
« Lorsque, par le lavage, on élimine soigneusement le révélateur, on peut fixer les plaques à la lumière du jour, sans que l’on ait à craindre une action ultérieure de la lumière; les ombres restent parfaitement pures. Mais si l’on n’enlève qu’imparfaitement le révélateur, les plaques, après
(’) On peut recommander à l’opérateur d'avoir une provision toujours prête d’hyposulfite sodique en solution saturée à froid; pour L’emploi, on l’étend de 2 à 3 fois son volume d’eau fraîche. En été surtout, il est bon que le bain de fixage soit froid, parce qu’il a moins d’action sur la couche de gélatine.