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CHAPITRE HUITIÈME

très peu de temps (10 secondes seulement) à la lumière du jour, peuvent se colorer légèrement en jaune.

« Dans tous les cas, il est préférable de ne pas fixer en pleine lumière; il vaut mieux que cette opération se fasse dans le laboratoire obscur, parce que, par le fixage à la lumière, il se forme très facilement du voile, qui cependant est rarement assez fort pour avoir une action nuisible. Lorsqu’après développement et lavage, on expose une plaque au soleil, elle fonce rapidement en couleur, surtout s’il existe encore une trace de révélateur.

« Bien que cette coloration très faible semble disparaître entièrement au fixage, et qu’on ne puisse l’apercevoir par transparence, la qualité des négatifs faibles en souffre quand même.

« On donne aux plaques développées à l’acide pyrogallique un aspect semblable à celui des plaques au collodion humide par l’addition au bain de fixage d’une petite quantité de sulfate de fer ammoniacal.

« On a souvent recommandé d’ajouter de l’alun au bain de fixage pour rendre la couche plus dure et l’empêcher de se détacher. Mais l’alun décompose l’hyposulüte sodique, qui devient laiteux, en abandonnant du soufre; l’auteur 11e peut recommander cette addition.

« Le sulfocyanure d’ammonium, ainsi que Brooks

l’a fait remarquer, peut servir de fixateur; Fabre en a recommandé l’emploi. Une solution trop concentrée provoque le détachement de la couche.

« Il est dangereux de se servir de cyanure de potassium pour fixer, parce qu’il attaque la couche de l’image. On ne pourrait employer que des solutions très étendues de cyanure de potassium pur, et encore, cela n’est pas à conseiller.

« Certains opérateurs emploient le bain d’alun ou d’alun de chrome avant le fixage, lorsque la couche a une tendance à se détacher. Ce bain a la même composition que celui dont on se sert après le fixage.

« Lavage au moyen de L'eau des plaques fixées. — Les plaques au gélatinobromure doivent être soigneusement lavées après le fixage. Depuis longtemps déjà, on sait que les plaques à la gélatine nécessitent un lavage plus prolongé que celles au collodion humide. Il ne suffit pas de les rincer simplement en les tenant quelque temps sous le jet d’eau provenant d’une pomme d’arrosoir : l’hyposulfite sodique resterait dans la gélatine et cela donnerait lieu à toutes espèces d’accidents ( voir Chap. LIX). Les plaques doivent non seulement être bien lavées, mais encore plongées pendant dix à vingt minutes dans une cuvette contenant de l’eau pure, puis lavées à nouveau. On peut, pour cela, se servir de cuvettes en porcelaine ou en ferblanc contenant de l’eau de pompe.

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