‹ Manuel du touriste photographeChapitre 14 sur 160 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Lorsque le cliché est terminé, on le laisse sécher, puis on le recouvre du môme collodion normal, et quand celui-ci est sec on entaille tout le tour du négatif avec une pointe de canif. L’épreuve s’enlève alors très facilement. M. Alfred Chardon recommande ce procédé qui lui a parfaitement réussi.

Pour donner plus de solidité à la pellicule, il convient de recouvrir le négatif d’une feuille très mince de gélatine blanche (on trouve de ces feuilles toutes prêtes chez les gélatineurs) (M.

En ce cas, après les derniers lavages, et sans laisser sécher, on met dans une cuvette pleine d’un liquide dont voici la formule :

Eau 100cc

Alcool 5

Glycérine 5

le négatif d’abord, puis une feuille de gélatine coupée de façon à excéder un peu les dimensions du cliché; quand la gélatine a pris de la souplesse, on la sort au contact du négatif en évitant les bulles d’air, puis on chasse avec une racle le liquide en excès et on laisse sécher dans un milieu tranquille. On termine l’opération par un collodionnage avec du collodion à 1 pour 100 seulement de coton-poudre et on ne détache du verre qu’après une dessiccation absolument complète.

(') Chez Bourgeois, gélatineur, 23, rue Saiut-Merry, on fait de ces feuilles pour l’enlèvement du négatif ou pour le montage des clichés pelliculaires.

Quand il s’agit de plaques achetées préparées, on peut arriver à faire l’enlèvement de la pellicule avec succès, si l’on a remarqué que la couche de gélatinobromure a une tendance à se soulever lors du développement, mais il ne serait pas prudent de tenter la chose sur un cliché que l’on tient à conserver.

Gélatinobromure sur papier et pellicules diverses. — Au lieu d’employer des supports rigides translucides tels que la glace ou le verre, on peut étendre la couche de gélatine sur des supports flexibles, tels que du papier ou des pellicules.

La maison Morgan, entre autres, fabrique en grand du papier recouvert d’une couche de gélatinobromure.

Si l’on veut préparer soi-mème du papier enduit de cette couche sensible, on tend d’abord sur une glace et par les bords du papier humide à pâte régulière ; le papier de Rives, pour la photographie, convient très bien à cet usage. Ce papier, une fois sec, est bien tendu ; on le recouvre alors d’une couche de collodion normal à 1 pour 100 de cotonpoudre, puis, quand cette couche est sèche, on met la gélatine bromurée ainsi qu’il a été dit plus haut.

On coupe ensuite à la dimension voulue. Si l’on veut avoir la faculté de détacher du papier l’épreuve à l’état pelliculaire, il faut user d’un papier sans colle, que l’on tend sur une glace et que l’on

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