‹ Manuel du touriste photographeChapitre 15 sur 160 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

enduit, une fois qu’il est tendu, d’une couche de ' caoutchouc manufacturé en dissolution dans de la benzine; on trouve chez Rattier et Guihal ce produit tout prêt à l’état de vernis pâteux. On n’a plus qu’à l’étendre de benzine ou d’essence minérale jusqu’à consistance convenable.

On laisse se volatiliser le dissolvant, puis on recouvre de collodion normal et enfin de gélatinobromure. et l’opération suit son cours comme dans le cas précédent.

Quand on a fini l’image négative, il suffit, pour la détacher, après l’avoir vernie du côté de la gélatine avec du collodion normal, d’humecter le dos de l’épreuve avec un tampon de coton imbibé de benzine ou d’essence minérale. Le caoutchouc se ramollit et l’on sépare très aisément du papier une pellicule formée de deux couches de collodion normal très minces, entre lesquelles se trouve emprisonné le négatif ; la pellicule gagne en solidité si on la renforce avec une feuille de gélatine mince ainsi qu’il vient d’être expliqué plus haut.

Papier à pellicule réversible de M. A. Thiébaut. — Ce papier offre l’avantage d’être trouvé tout préparé industriellement et fort bien préparé; il n’exige pas de matériel spécial.

Sa sensibilité est celle des plaques au gélatinobromure d’argent; il se développe et se fixe de la même manière.

Le négatif obtenu se sèche régulièrement entre

des feuilles de buvard blanc, moyen très pratique

en voyage.

La pellicule se détache à sec de son support, par simple séparation, sans le secours d’aucun dissolvant; de sorte que le négatif est exempt de grains du papier et possède la finesse et la transparence du cliché sur verre.

Enfin le négatif est susceptible d'être employé pour l’impression des deux côtés, et il sert aussi bien pour le tirage des épreuves positives ordinaires que pour l’obtention de planches de Phototypie ou de gravure.

Le papier pelliculaire Thiébaut remplace donc avec de grands avantages les autres procédés pelliculaires.

Pour l’exposition à la chambre noire, on glisse le papier sensible, coupé de calibre, dans les rainures d’une plaque de tôle noire et légère faisant office de verre et s’appliquant dans n’importe quel châssis ; ou même encore on use d’une plaque de carton laminé, recouvert de l’enduit poisseux du diachylon, dont il sera parlé plus loin.

L’emploi de ces papiers pelliculaires est aussi très facile avec la chambre noire et le châssis Martin.

Pour développer, on mouille pendant une minute dans de l’eau ordinaire le papier impressionné ; puis, après avoir jeté l’eau, on verse sur le négatif le révélateur soit à l’oxalate de fer, soit à l’acide

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