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CHAPITRE NEUVIÈME

« Après cela, le négatif est exposé à la lumière dans un châssis-presse au-dessus d’un papier argenté, et cela, jusqu’à ce que l’image devienne faiblement visible ; à ce moment, la gélatine, qui a subi l’action de la lumière dans les parties transparentes, est devenue tout à fait insoluble. Les parties protégées par les couches foncées auront bien été transformées par l’action de la lumière, mais cela superficiellement. Si on lave soigneusement le négatif jusqu’à élimination complète du bichromate, le renforcement à l’argent peut se faire dans les meilleures conditions de succès, comme il suit :

« On verse sur la plaque le renforçateur ordinaire du collodion humide, et, après 3 minutes, on l’enlève par le lavage : on peut alors procéder au renforcement à l’acide pyrogallique et à l’argent comme dans le procédé humide. Si cela est nécessaire, on peut de nouveau employer les renforcements au mercure ou à l’acide pyrogallique, sans crainte de voile dans les traits du dessin, parce que, comme nous l’avons dit, ils ont perdu toute propriété d’absorber les liquides par suite de leur exposition à la lumière.

« 2. Renforcement à l'acide gallique et à l'argent. — Ce renforçateur pour plaques à la gélatine, indiqué en premier lieu par Jastrzembski, a un certain succès, parce qu’il agit lentement, mais sûrement (*).

p) En 18G2, Bollmanu a recommandé un mélange d’acide pyrogallique et d’acide gallique, qui, d’après lui, donne plus de con-

« Comme nous le verrons, il est très simple.

a. Acide gallique 1 partie.

Alcool 10 »

b. Nitrate d’argent. ... 1 »

Eau 16 »

Acide acétique 1/4 à 1/3 »

« Ces deux solutions se conservent.

« On mélange 1 partie de a avec environ 4 parties d’eau distillée, et l’on ajoute quelques gouttes de b. Le liquide ne se trouble pas, ne se colore pas et ne dépose pas de précipité d’argent. On l’emploie après le fixage et en pleine lumière.

« Avant de le verser sur la plaque, il est absolument nécessaire que celle-ci ne contienne plus la moindre trace d’hyposulfite sodique.

« Le renforçateur à l’acide gallique contenant de l’alcool, il ne coule pas bien sur les plaques. Pour obvier à cet inconvénient, il est bon, avant le renforcement, de mettre le négatif dans un mélange de 1 partie d’alcool et de 4 parties d’eau (Stolze). Comme il s’écoule plusieurs minutes avant que la couche n’ait été pénétrée par le renforçateur, on peut supprimer l’alcool dans la formule donnée ci-dessus. Belitski dissout 1 partie d’acide gallique dans 100 parties d’eau chaude; il filtre, et, après refroidissement, il ajoute une quantité égale de la solution de nitrate d’argent (1 partie

trastes que l’acide pyrogallique seul (Bollmanh, Photographie au charbon, p. 64).

CHAPITRE NEUVIÈME, nitrate d’argent, 1 partie acide acétique, et 50 parties eau). Le renforcement s’opère rapidement, sans aucun inconvénient, et le renforçateur coule facilement sur la plaque, lorsqu’on se sert de solutions aqueuses et non alcooliques.

«3. Renforcement aVurane. — Dans le procédé humide, il n’est pas de renforcement plus efficace, sauf celui au plomb, que le procédé à l’urane, indiqué par Selle et connu depuis 1865. Pour les plaques à la gélatine, ce procédé peut également rendre de grands services.

« Le négatif, fixé et soigneusement lavé, est recouvert d’une solution de lgr de nitrate d’urane et de lgr de ferricyanure de potassium dissous dans 100cc d’eau ; ou bien encore, d’après Barlow, après fixage et lavage, on verse sur la plaque une solution à 1 pour 100 de nitrate d’urane, qu'on laisse agir pendant une demi-minute ; après quoi on ajoute quelques gouttes d’une solution à 2 pour 100 de ferricyanure de potassium. Si, après une demi-minute, le négatif n’a pas atteint une intensité suffisante, on ajoute une plus forte proportion de ferricyanure au renforçateur. De cette façon, on conduit facilement le renforcement. Le négatif devient brun rougeâtre.

« L’auteur fait remarquer qu’il faut employer du ferricyanure pur, sinon la solution se trouble lorsqu’on l’ajoute à l’urane. Le même cas se présente lorsque, par l’action de la lumière, le ferri-

cyanure s’est transformé en ferricyanure jaune.

Le mélange des deux solutions doit rester limpide.

« Si l’on n’a pas le soin d’éliminer toute trace de renforçateur, les plaques traitées à l’urane deviennent brun jaunâtre, lorsqu’on en a tiré un certain nombre d’épreuves. Mais les négatifs sont très stables lorsqu’on a poussé le lavage assez loin pour qu’une partie de l’eau de lavage ne donne pas de coloration bleue en présence du perchlorure de fer, ou d’un peu de révélateur à l’oxalate ferreux. Dans ce cas, les négatifs sont beaucoup plus stables que tous ceux renforcés aux sels de mercure.

« \ . Méthodes diverses de renforcement. — On peut renforcer un négatif à la gélatine en le plongeant, après fixage et lavage dans une solution d’iode, dans de l’iodure de potassium ; on le passe ensuite dans du sulfure d’ammonium; il sera renforcé et aura une couleur noire stable. Mais ce renforcement est beaucoup moins efficace que celui au bichlorure de mercure et au sulfure d’ammonium.

« Pour les plaques à la gélatine, le renforcement aux chlorures d’or, de platine ou de palladium est fort peu énergique. Si l’on n’élimine pas soigneusement le chlorure d’or par le lavage, le négatif se colore en rouge à la lumière.

« Le renforcement au plomb convient bien aux plaques à la gélatine; mais si, avant le traitement au sulfure d’ammonium ou au chromate de po-

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