‹ Manuel du touriste photographeChapitre 149 sur 160 · CHAPITRE NEUVIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIEME

tasse, on n’enlève pas soigneusement toute trace de plomb (ce qui présente quelques difficultés), on ne parviendra pas à obtenir des ombres claires.

« Une autre méthode, qui est certaine et qui, d’ailleurs, n’est pas nouvelle, consiste à transformer l’argent réduit en chlorure d’argent. A cet effet, l’auteur se sert d’une partie d’une solution de bichromate de potasse, 3 parties d’acide chlorhydrique et 100 à 150 d’eau. Il y plonge les plaques à renforcer jusqu’à ce que l’image soit devenue blanche ou gris clair. Il faut ensuite laver dans l’eau pendant plusieurs heures; après cela, on traite au révélateur alcalin à l’acide pyrogallique. La couleur noir grisâtre des négatifs s’est transformée en une couleur brune, qui donne des épreuves très intenses.

« 4. Renforcement subséquent des plaques a la gélatine qui ont déjà été renforcées par une des méthodes décrites précédemment. — Pour un opérateur habile, il sera facile de voir, après le fixage, s’il faut employer un renforçateur énergique ou bien faible ; et, d’après cela, on choisira la méthode qui convient le mieux, ainsi que cela a été expliqué déjà pages 294, 295 et suiv. Malgré cela, il arrive que ce n’est qu’après renforcement que l’on s’aperçoit que les négatifs n’ont pas encore l’intensité necessaire. Il faut alors avoir recours à un second renforcement.

« On plonge de nouveau le négatif, soigneusement lavé, dans la solution de bichlorure de mer-

cure ; l’image blanchit peu à peu. On lave de nouveau; puis, pour obtenir un peu plus d’intensité, on passe à l’ammoniaque, ou bien on traite au révélateur alcalin. Si l’on veut obtenir une plus grande intensité, on peut recommencer plusieurs fois ce tte opération.

« Les négatifs bien lavés peuvent subir une série de renforcements successifs.

« Renforcement subséquent de négatifs qui ont déjà été renforcés au mercure et qui ont passé à la lumière. — Il arrive que les négatifs renforcés au mercure passent à la lumière; ils perdent naturellement de leur intensité (surtout ceux renforcés d’après la méthode d’Edwards). Pour les renforcer de nouveau, Debenham et, après lui, Cotesworth, ont recommandé une solution à 3 pour 100 de spI de Schlippe (sulfantimoniate de soude). Le négatif prend une couleur jaune rougeâtre et la densité est plus considérable que celle obtenue au sulfure d’ammonium, qui rend noir brunâtre les clichés passés. A ce point de vue, le sel de Schlippe offre plus d’avantages ; il a cependant un inconvénient : c’est que la solution se trouble rapidement à l’air. C’est pourquoi l’auteur recommande de se servir de la solution indiquée par Pizzighelli et lui-même, en 1878, pour le renforcement au plomb. Elle consiste en 10 parties de sel de Schlippe et 5 parties d’ammoniaque dans 200Cü à 300cc ou même 400cc d’eau. On la filtre au préalable; elle reste limpide

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