CHAPITRE NEUVIÈME
pendant l’opération, mais se trouble néanmoins après quelques jours.
« En achetant le sel de Schlippe, il faut s’assurer qu’il n’est pas décomposé, ce qui arrive assez souvent. Il doit se dissoudre totalement ou en grande partie dans 1’eau, et doit être conservé dans des flacons soigneusement bouchés.
« Les négatifs renforcés au sel de Schlippe sont tout à fait stables. Ainsi l’on peut, pour des négatifs à renforcer, les traiter au bichlorure de mercure, et ensuite au sel de Schlippe au lieu d’ammoniaque. L’auteur ne prétend pas que cette méthode ait un caractère très pratique; mais, dans tous les cas, elle donne un renforcement stable.
« MOYENS DE DIMINUER l/lNTENSITÉ DE NÉGATIFS TROP INTENSES.
« Si, après le fixage, les négatifs paraissent trop intenses, on peut les diminuer. Mais il faut beaucoup de précautions pour exécuter avec succès cette opération, à laquelle on ne doit avoir recours que dans les cas d’extrême nécessité. On ne peut espérer de réussir que si le négatif est détaillé et uniformément intense. Il est très difficile de sauver un négatif dont les grandes lumières sont intenses et les demi-teintes délicates.
« Avant de chercher à faire descendre un négatif, il faut bien déterminer à quel genre de négatif trop intense on a affaire.
« D’abord, il faut distinguer si les négatifs ont été simplement développés et fixés, ou bien renforcés ; s’ils ont été développés à l’acide pyrogallique ou à l’oxalate ferreux; ensuite si l’excès d’intensité s’étend à tout le négatif, ou bien s’il n’y a que les lumières qui soient trop intenses.
« 1 .Le négatif tout entier est trop intense , parce qu’on a laissé agir trop longtemps le révélateur.
« Plusieurs méthodes plus ou moins certaines sont connues ; les suivantes conviennent aux plaques qui ont été développées à l’acide pyrogallique ou à l’oxalate ferreux.
« On met le négatif dans une solution de perchlorure de fer (JL à ^ ; dans les cas extrêmes £). L’intensité diminue peu à peu (il faut surveiller attentivement) ; lorsque, au bout de quelques minutes, on est arrivé au point convenable, il faut laver le négatif et le passer au bain d’hyposulfite. On obtient une action semblable à celle du perchlorure de fer par de la teinture d’iode (iode dans l’iodure de potassium), du chlorure de cuivre ou de l’eau de Javelle (*) qu’Abney a particulièrement préconisée. Pour terminer, le négatif doit être fixé dans tous les cas. On peut également se servir de cyanure de potassium en solution diluée
C ) Abney, Photography with Emulsions , 1882, p. 230. On la prépare en dissolvant 1 partie de chlorure de chaux dans 20 parties d’eau, et puis on ajoute 2 parties de potasse et 2 parties d eau. On ait bouillir, puis on filtre.