CHAPITRE DIXIÉME
Si l’on ne chauffait pas suffisamment, le vernis se figerait sans donner une couche transparente et tenace.
Ce môme vernis peut servir, dans les mêmes conditions, pour les plaques à la gélatine.
Mais nous pensons qu’une simple couche de collodion normal à 1 pour 100 suffit le plus souvent et meme est préférable au vernis à la gommelaque.
Ce dernier est en effet susceptible d’être traversé par l’humidité, d’où résulte un gonflement de la gélatine et une altération du cliché, tandis que le collodion normal, grâce à sa grande résistance, permet d’éviter cet inconvénient.
Notons tout d’abord qu’il n’est pas indispensable de vernir ces derniers, attendu que la couche imprimée est très solide et peu susceptible de s’écailler; mais il est toujours bon quand même de les recouvrir d’un vernis protecteur, ne serait-ce que pour éviter l’action de l’humidité sur la gélatine : celle-ci absorbe de l’humidité sans qu’on y prenne garde, et ils se tachent ensuite une fois en contact avec la surface du papier albuminé, où se trouve toujours dunitrate d’argent libre. Ces taches ne tardent pas à mettre le négatif hors d’usage.
Eder recommande de recouvrir le collodion normal, d’abord passé sur les plaques, d’une couche de vernis à la gomme-laque à chaud ou de tout autre vernis convenable.
Il paraît que le vernis au collodion seul, après un certain usage, absorbe plus facilement le nitrate d’argent que le vernis à la gomme-laque.
On assure donc davantage l’impunité des plaques à la gélatine en recourant à un double vernissage, le premier avec du collodion normal à 1 pour 100, et le deuxième à chaud avec le vernis à la gomme-laque, dont la formule vient d’être indiquée plus haut.
Quant aux clichés pelliculaires, on n’indique nullement les moyens de les protéger par un vernis, et pourtant cela leur est tout aussi utile qu’aux négatifs sur verre.
Occupons-nous surtout des vernissages négatifs obtenus sur le papier à pellicule réversible de M. Thiébaut et de M. Balagny.
Il est d'autant plus utile, nous dirons même urgent, de vernir ces pellicules, que les négatifs de cette sorte se trouvent facilement déformés par l’humidité, et qu’ils sont d’ailleurs perméables à l’humidité sur leurs deux faces , au lieu d’une seule, ainsi que cela a heu pour les négatifs sur verre. On peut se borner à les collodionner de part et d’autre sans recourir à l’application d’une autre couche de vernis.
Voici comment nous conseillons d’opérer :
Quand l’épreuve négative est terminée, c’est-àdire développée, fixée, lavée, renforcée s’il y a lieu, on la pose entre des feuilles de buvard pour