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CHAPITRE DIXIÈME

1 éponger, puis sur une plaque de verre la gélatine en dessus, et on la fixe sur cette plaque par des bandes de papier gommé collées tout autour et ne mordant de la feuille qu’environ 0m,02 au plus sur les bords.

En se séchant, ainsi maintenue contre le verre, la feuille acquiert une parfaite planimétrie; dès qu elle est bien sèche, on la collodionne avec du collodion normal à 1 et demi pour 100.

Ce collodion normal se compose de :

Alcool à 95° 50

Ether à 62° 50

Coton-poudre tenace 1,50

On le décante après dissolution et repos pour l’avoir dans un état de complète limpidité.

Quand la couche de collodion passée sur la pellicule est sèche, on applique sur le négatif une feuille de papier recouverte de vernis au caoutchouc.

On la fait bien adhérer partout avec une pression moyenne à l’aide d’un rouleau en gélatine ou en caoutchouc, puis on coupe tout autour du négatif avec la pointe d’un canif et l’on sépare la pellicule de son premier papier de support, mais provisoirement adhérente à une autre feuille.

Cela fait, on met un peu de gomme arabique sur le verso de la feuille caoutchouctée. ou, mieux encore, on ajDplique ce verso contre une plaque couverte d’un morceau de diachylon. L’adhérence y est suffisante pour obtenir une planité com-

plète et la rigidité voulue pour un collodionnage

régulier.

11 faut avoir eu soin de noter dans quel sens a été passée la première couche de collodion, atin d’intervertir ce sens lors du collodionnage de la deuxième surface.

De cette façon, les inégalités d’épaisseur se font équilibre et la pellicule demeurera plane et enfermée entre deux couches protectrices de collodion.

Quand la deuxième couche est sèche, on isole la pellicule du premier papier de support ainsi qu'il a été déjà dit.

Le papier au caoutchouc est facile à préparer d’avance; on peut s’en vernir toujours une petite provision en vue de cette préservation nécessaire des clichés pelliculaires.

On pourrait encore poser directement le diachylon sur la pellicule ayant reçu la première couche de collodion normal, puis tendre celui-ci avec des punaises sur une planchette en bois. Pour éviter que le collodion ne dissolve une partie du corps gras et résineux qui entre dans la pâte du diachylon, on a soin, avant de verser la deuxième couche de collodion, de faire adhérer tout autour de l’épreuve et contre le diachylon quatre bandes de papier gommé, mais la gomme posée en dessus.

Le collodion ne pourra alors atteindre le diachylon et l’on n’aura rien à redouter de l’incon-

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