‹ Manuel du touriste photographeChapitre 17 sur 160 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

caoutchouc dissous dans de la benzine à consistance sirupeuse.

La benzine en excès se volatilise promptement, et l’on applique alors le négatif que l’on fait adhérer au vernis poisseux à l’aide de la pression cylindrique, d’une presse cà satiner ou d’un rouleau en caoutchouc. Quand l’adhésion est complète, on enlève le papier, qui abandonne le négatif, et, le papier une fois détaché de la pellicule, on collodionne cette nouvelle surface comme on l’a fait pour la première. en ayant soin seulement de faire écouler le collodion par le bord opposé. De cette façon, on égalise l’épaisseur de la pellicule, et l’on a un cliché pelliculaire très bien préservé.

Si l’on veut transférer le négatif pelliculaire sur une glace pour l’y laisser fixé définitivement, il suffit de mettre à la surface de cette glace une couche très mince de gélatine filtrée (à 12gr de gélatine pour 100gr d'eau). Dès que cette couche a fait prise, on introduit le papier et le négatif qu’il supporte dans de l’eau propre, on y met aussi la plaque gélatinée en ayant soin de promener un blaireau sur la surface gélatinée pour en chasser les bulles d’air, puis on sort le négatif appliqué contre la gélatine. L’excès de l’eau est expulsé à l’aide d’une racle et on laisse sécher. Le papier est alors détaché, abandonnant la pellicule fixée à la glace, et ne pouvant servir que pour des impressions photomécaniques, car le sens en est renversé.

Si l’on tient à redresser la pellicule tout en la fixant définitivement sur un support rigide, rien n’est plus facile: on la colle d’abord sur du papier simplement recouvert sur un côté d’une dissolution de gomme arabique. On laisse sécher et l’on enlève le premier véhicule. Puis, on applique le négatif sur une glace recouverte de gélatine, comme il vient d’être dit, mais sans immerger le négatif dans de l’eau ; on se borne à plonger la glace gélatinée dans de l’eau ; on le sort tout mouillé et l’on applique à sa surface, contre la gélatine, le négatif pelliculaire. On fait adhérer avec la racle, et, quand tout est sec, et même avant, on se borne à humidifier le dos du papier; la gomme arabique se dissout et le nouveau support est facilement enlevé.

Si l’on veut conserver la faculté d’user du négatif pelliculaire tantôt d’un côté tantôt de l’autre, il faudra se borner à en collodionner les deux surfaces sans fixer la pellicule sur aucun support. Il y aurait sans doute des moyens de ne la fixer que provisoirement sur un support rigide et translucide, mais cela entraînerait dans des complications dont il est inutile de courir les chances.

On peut encore, si l’on veut renforcer la pellicule tout en conservant le négatif à l’état pelliculaire, le doubler du côté opposé à celui qui sera réservé à l’impression d’une feuille de gélatine blanche.

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