‹ Manuel du touriste photographeChapitre 16 sur 160 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

pyrogallique ; on développe vigoureusement, et quand on juge, par transparence, l’épreuve suffisamment venue, on rejette le révélateur, on rince le négatif et l’on fixe dans la solution suivante

bien filtrée :

Eau chaude 1000

Hyposulfite de soude 150

Alun ordinaire pulvérisé 00

Les épreuves négatives doivent rester dans ce bain jusqu’à ce qu'elles soient complètement transparentes. Le fixage exige en moyenne une heure et même davantage, vu l’épaisseur de la couche d’émulsion formant pellicule, mais on peut fixer plusieurs épreuves dans la même cuvette en ayant soin d’éviter qu’elles ne s’attachent les unes aux autres.

Par prudence, mieux vaut exagérer la durée d temps consacré au fixage. Le support du papier étant blanc, on voit difficilement si le bromure d’argent a entièrement disparu ; il est donc préférable de prolonger l’immersion dans le bain fixateur plutôt que de s’exposer à un fixage incomplet qui entraînerait la perte du négatif.

Après le fixage, on passe dans de l’eau alunée à 5 pour 100 et puis on lave.

Le lavage des négatifs a lieu soit dans de l’eau courante, soit dans de l’eau stagnante que l’on change de temps en temps, pendant une heure au moins.

Pour sécher les négatifs, on les étend dans du buvard blanc de la môme façon que les épreuves positives sur albumine; quand l’eau est épongée, on les remet entre des feuilles sèches où on les abandonne jusqu’à complète dessiccation.

Enfin, on sépare la pellicule de son support en commençant par un des angles. Les négatifs, ainsi que le papier sensible, doivent se conserver roulés, la couche en dehors et à l’abri de l’humidité.

Quand il s’agit de pellicules de petit format jusqu’au 18 x 24, on peut employer les pellicules sans les transporter sur un autre support. Au delà de ces dimensions on aurait à craindre des froncements. Le mieux est alors de transporter le négatif sur une glace ou d’en faire une pellicule épaisse avec de la gélatine.

Tout d’abord, nous conseillons de protéger les négatifs pelliculaires contre toute détérioration pouvant provenir de l’eau ou de l’humidité en les emprisonnant entre deux couches de collodion normal, à 1 pour 100 de fulmicoton.

Dès que le négatif est sec, on le maintient tendu sur une plaque à l’aide de quatre ou six pinces, et l’on en collodionnc la surface.

On laisse le collodion se sécher spontanément, puis, quand il est tout à fait sec, on applique le côté collodionné contre une glace dont la surface a été préalablement recouverte d’un vernis au

Page 1