CHAPITRE PREMIER
« En passant, recommandons d’employer des feuilles en gélatine très fines.
« Vous voyez d’ici tout ce que l’on peut faire avec une pellicule rendue libre par le redressement que l’on en a fait à l’humide. En dehors des trois cas ci-dessus, les applications sont nombreuses. Citonsen quelques unes :
«Report d’une pellicule (positif par transparence) sur une fenêtre, sur un verre gravé, sur un vitrail de couleur, etc.
« Report sur un cylindre de verre pour obtenir des clichés cylindriques qui seront certainement utiles pour l’impression aux encres grasses.
« Report sur papiers gélatinés alunés, sur papier à la gomme laque, etc.
« Report sur glace cirée, polie et collodionnée, dans le cas où l’on peut avoir besoin de surfaces émaillées.
« Report sur bois et métaux.
« Report de deux clichés, l’un sur l’autre, procédé avec lequel on pourra superposer un cliché instantané dont le fond ne sera pas venu, à un cliché longuement posé dont les détails du fond seront fouillés.
« Combinaisons, par ces deux reports, du texte et des gravures pour les impressions typographiques, etc., etc.
« Pour terminer, nous appellerons l’attention de nos lecteurs sur l’observation suivante.
« Toutes les fois que l’on veut avoir un report transparent ou une pellicule transparente, il faut détacher à l’humide, rincer la pellicule pour ôter l’excès de colle qui a servi à préparer le papier et recouvrir le côté collodion et la pellicule, c’està-dire l’envers du cliché, pendant qu’il est encore humide, soit d’une couche de gélatine chaude, soit d’une pellicule en gélatine du commerce, car une surface polie et humide appliquée contre une autre surface même dépolie, mais humide, produit toujours, quand le système est sec, une surface polie et transparente. »
Nous ne saurions trop recommander l’emploi des papiers pelliculaires, non seulement parce qu'ils allègent le bagage du touriste photographe , mais encore à cause des avantages qu’offre, à bien des points de vue, la réversibilité des négatifs.
Négatifs pelliculaires autres que ceux sur papier. — On a aussi recours à des pellicules translucides de diverses sortes :
1° Pellicules en gélatine à simple couche de collodion : De ce genre sont celles que fabrique M. Stebbing. Ces pellicules sont, croyons-nous, ainsi formées : une glace talquée est recouverte de collodion normal sur lequel on verse une quantité de solution de gélatine alunée convenable pour former une couche plus ou moins épaisse suivant qu’on le désire. Après dessiccation de cette couche, qui, cela va sans dire, doit avoir été mise bien ré-