‹ Manuel du touriste photographeChapitre 25 sur 160 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

gulièrement à l’aide d’un niveau à bulle d’air, la glace étant posée sur un support à vis calantes, on passe l’enduit de gélatinobromure, on laisse de nouveau sécher et l’on enlève la pellicule après avoir entaillé les bords avec la pointe d’un canif.

On opère sur des plaques assez grandes, sauf ensuite à réduire la pellicule aux dimensions voulues.

2° Pellicules de gélatine à double couche de collodion : Nous croyons donner un avis utile en conseillant de préparer la pellicule comme il suit, cela complique un peu plus et coûte davantage, mais ce sont des considérations de peu d’importance pour un amateur désireux de réussir. Selon nous donc, il y a lieu, pour que les bons résultats soient plus certains encore, d’apporter à la préparation ci-dessus une légère modification : après avoir mis et fait sécher la couche de gélatine qui n’a d’autre objet que d’ajouter à la consistance de la pellicule, on la recouvre d’une nouvelle couche de collodion normal sur laquelle on met enfin la gélatine bromurée.

La couche de gélatine aura été passée à l’alun de chrome saturé avant d’ôtre soumise à la dessiccation.

De cette façon, et garantie qu’elle est par la deuxième couche de collodion peu perméable à l’eau, on aura des supports flexibles très solides, capables de résister parfaitement sans se gonfler

sensiblement à une longue immersion dans l’eau ou dans le liquide aqueux.

L’épaisseur de la couche de gélatine étant, si faible qu’elle soit, toujours trop forte pour permettre le tirage positif à travers cette couche, il peut convenir de séparer, à un moment donné, le négatif de son support pelliculaire.

Il est donc bon de prévoir cela et de talquer toujours la surface de la gélatine alunée une fois qu’elle est bien sèche et avant d’y mettre la deuxième couche de collodion. Pour procéder au retournement de l’image, on devra vernir celle-ci avec du collodion normal, tandis qu’elle est tendue sur une glace retenue tout autour par des bandes de papier collé, après quoi l’on collera sur la surface du collodion une feuille de papier gommé. Celui-ci étant sec, on entaillera le tour avec un canif, et la séparation du support d’avec l’image négative s’effectuera aisément; celle-ci demeurera emprisonnée entre deux pellicules de collodion.

Mais, disons-le tout de suite, au lieu d’employer ce procédé, nous aimons mieux, pour les négatifs destinés à être retournés, conseiller l’emploi des papiers à pellicules réversibles, les pellicules doublées de collodion étant trop sujettes à se fendiller.

3° Celluloïd, ou liquide propre à former des supports pelliculaires flexibles et translucides : Le récents et heureux essais de M. David prouvent que l’on peut user, au lieu de collodion normal,

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