CHAPITRE PREMIER
chlorure d’argent ou au bichromate de potasse, ne produirait aucun résultat.
En pareil cas on devra adopter comme durée de l’action lumineuse un des degrés de notre photomètre positif. Nous conseillons d’adopter pour
veloppateur à 30° G lui donne moins de sensibilité que le même à la température de 5°C.
J’opérais sur une émulsion à l’iodobromure (à 4 pour 100 d’iodure d’argent) bouillie pendant une demi-heure; cette émulsion était exempte de voile au développement oxalique (sulfate de fer et oxalate de potassium ) et les négatifs étaient entièrement développés en 2 minutes. J’obtins :
A. Développateur oxalique.
Température du développateur... 4—8° C 16—17° 26—28°
Durée du développement 1 minute. 3° Warn., 8° Warn., 13° Warn.
— — 2 minutes9° 1/2 » 10° » 15° »
B. Développateur pyrogallique.
(Au sulfate de soude additionné d'ammoniaque) (’).
Température du développateur 1 à 2°C 26 à 28° C.
Durée du développement 1/4 minute. . . 6° Warn. 10° Warn.
— — 3 minutes.. 14° » 15° »
Donc, dans les deux cas, le développement à température élevée marche plus rapidement, et l’on obtient, pour les temps indiqués, plus de sensibilité et d’intensité. Cette différence est surtout notable au début, mais elle s’atténue avec la durée du développement.
A froid, le développateur oxalique ne donne que bien difficilement une image très intense; tandis que celui à l’acide pyrogallique, surtout quand on y ajoute plus d’ammoniaque, donne une grande intensité.
Cl M. le Dr Eder appelle le développateur pyrogallique au sulfite de sodium « développateur pyrosulfureux ». En voici la formule :
On dissout 25 desulfite de sodium et 1,5 d’acide citrique dans 100 d’eau, et à la solution on ajoute 12 d’acide pyrogallique.
base de cette durée d’action le degré indiquant 1 minute de plein soleil, quel que soit le temps employé à produire cette action.
On exposera donc le sensitomètre a la lumière du jour, la plaque phosphorescente étant enlevée, et on le retirera quand notre photomètre marquera 1 minute de plein soleil. Le dernier degré visible renverra, comme cela a été expliqué plus haut, à l’échelle des rapports inscrits sur les disques.
Plaques pour la Photographie isochromatique, par MM. A. Attout-Tailfer et John Clayton. — Les préparations usuellement employées, toutes celles notamment qui viennent d’être décrites , ne sont pas sensibles, au même degré, à l’action des rayons du spectre solaire. L’iodure et le bromure d’argent sont, on le sait trop, plus sensibles aux rayons bleus et violets qu’aux rayons verts, jaunes et rouges.
MM. Attout-Tailfer et J. Clayton, en introduisant de l’éosine dans l’émulsion, sont parvenus à fabriquer industriellement des plaques également sensibles à presque tous les rayons colorés du spectre, c’est-à-dire susceptibles de reproduire, avec une égale intensité, les diverses couleurs du spectre ou les diverses couleurs de la nature.
C’est là un grand progrès grâce auquel le photographe échappera désormais au reproche que lui adressaient surtout les artistes, de rendre inexac-