CHAPITRE TROISIENE
to graphique dont nous aurons à parler, n’en est pas moins très commode pour les personnes nullement initiées aux opérations photographiques, telles que les artistes peintres et sculpteurs, les géologues, les archéologues, les naturalistes, le
Fig. 36
plus grand nombre des explorateurs et les savants en général.
Cet appareil, dont les deux dessins ci-joints {fig. 36 et 37) donnent une idée complète, est formé d’une chambre noire ordinaire mais à foyer fixe, c’est-àdire qu’elle est sans tiroir. I/image se formant toujours sur le même plan situé à environ 0m, 1 1 de la lentille ou objectif O, celui-ci est réglé de façon
que tout soit mathématiquement au point à partir de 5 mètres en avant de la chambre noire.
C’est l’ancien appareil automatique de Bertsch, mais très heureusement perfectionné par M. Stebbing.
Au lieu d’avoir à employer des châssis simples ou doubles contenant les pellicules sensibles, on n’a qu’à garnir au départ, d’une pellicule très longue pouvant donner 50 à 60 épreuves différentes, un rouleau situé en arrière de la chambre noire sur un des côtés, à gauche par exemple de la plaque de verre qui occupe la place de la glace dépolie.
A l’aide d’une sorte de couteau longitudinal, on insère une extrémité delà bande sensible dans une rainure pratiquée dans le rouleau AA', puis on tourne le bouton A jusqu’à ce que la bande entière soit enroulée, sauf une partie à peu près longue comme le fond de l’appareil. Cette partie est amenée vers le rouleau de droite BB', on insère son extrémité de la meme manière que pour l’autre, puis on ramène AA' de façon à tendre parfaitement la bande. La partie médiane passe derrière une glace polie et c’est sur la surface postérieure de cette glace que devra porter la partie de la bande devant fournir un négatif.
Une petite planchette garnie d’un morceau de drap est posée en arrière de la bande dans la position correspondante à celle de la glace et portant contre les deux ressorts RR'. Tout cela étant fait, on