CHAPITRE TROISIÈME
ferme la planchette G et l’on tourne le bouton à vis D situé au milieu de cette planchette jusqu’à ce qu’il refuse d’avancer davantage. lia alors poussé à bloc lapetiteplanchettemobile, laquelle a appliqué la pellicule contre la plaque. L'épreuve se fait en démasquant l’objectif, puis on passe à une deuxième partie de la bande sensible sans fin. Tout d’abord on desserre le bouton D et l’on tourne BB' d’un cran. Un bruit que produit la détente d’un ressort à l’intérieur indique le moment où il s’est enroulé sur BB' une longueur de bande égale à celle d’une épreuve; en meme temps, une pointe convenablement placée sur BB' perce la bande d’un trou. C’est entre chacun de ces trous successifs que se trouveront les épreuves à développer.
On serre de nouveau le bouton D, une nouvelle épreuve est faite et ainsi de suite.
Aucune mise au point ne pouvant avoir lieu, on centre et l’on encadre la vue à reproduire à l’aide de la mire M et du cadre M', à charnières tous deux, qui sont placés sur le haut au centre et en arrière de la chambre noire. La mireM est une plaque circulaire noire percée d’une petite ouverture : tel est un diaphragme ordinaire. Le cadre M' est coupé en croix à son centre par deux fils métalliques. Le point d’intersection de ces fils est dans l’axe du centre de la mire M et la distance de M à M' est telle que l’ensemble de la vue encadrée par le cadre est bien celui que l’on aura sur le négatif, dont le
point central coïncidera avec l’objet vu à travers la mire à l’intersection des deux fils.
L’avantage offert par cet appareil est assez grand : d’abord il n’occupe qu’un volume assez restreint étant donné surtout le nombre de négatifs successifs qu’il permet d’obtenir sans autre matériel que la chambre indiquée par notre dessin.
Cette chambre a 0m,18 dans sa plus grande largeur, celle du fond; 0m,14 de profondeur et Om,ll de hauteur; elle pèse à peine lkg, garnie de sa bande sensible y compris le poids de l’étui dans lequel on peut la porter avec une courroie passée en sautoir comme on le fait pour les jumelles de voyage.
Quant au pied, il suffit d’un pied-canne; on en construit d’excellents, de très solides, dont on use comme d’une canne ordinaire et qui, au moment de prendre une vue, permettent de poser l’appareil sur une base très rigide.
Des bandes contenues dans de petits étuis imperméables à la lumière peuvent être emportées dans la valise, ainsi qu’une petite lanterne à verre rouge. Dès qu’on a épuisé une bande sensible, on l’enlève, on la remplace par une nouvelle et l’on met la bande impressionnée dans la boîte qui contenait la dernière mise en place. Une fois de retour, on développe les négatifs par séries de 4 ou de 6 en opérant la section aux endroits indiqués par des points.