CHAPITRE CINQUIÈME
10 divisions, cela prouve que la durée de l’action lumineuse a été de 7^7 ou de 75- de seconde.
Le déplacement de l’aiguille se manifeste par un angle clair se détachant sur le fond noir du cadran. Il suffit, pour lire avec précision les degrés de la déviation, de placer une règle sur chacun des côtés de cet angle et de noter la division ou subdivision du cadran par laquelle passe cette ligne prolongée. On arrive de la sorte à graduer les obturateurs pour des fractions de temps pouvant aller jusqu’à des millièmes de seconde.
Si en effet le cadran a !m de diamètre, sa circonférence aura environ 3m dont la centième partie aura 0ra,030. Si l’on subdivise donc chaque centième en 10 parties égales, elles auront chacune0m,003, ce qui permettrait d’arriver jusqu’à la détermination de 777j de seconde.
Ces indications assez détaillées et l’examen du dessin ci-joint suffiront, nous l’espérons, pour que nos lecteurs comprennent nettement le jeu de l’appareil bien simple dont nous leur conseillons l’emploi.
Quel que soit l’obturateur à graduer, on y arrivera par ce moyen et plus pratiquement, à notre avis, que par tout autre procédé, car dans le cas actuel c’est bien la durée meme de l’action effective du rayon lumineux qui se trouvera mesurée.
On pourra également contrôler de la sorte le calcul du fonctionnement des obturateurs à chute
libre, dont les lois ont été exposées plus haut.
La sensibilité du produit employé ne joue dans le cas actuel qu’un rôle accessoire. Evidemment, pour des obturateurs dont la vitesse de fonctionnement est de gfô de seconde, par exemple, faut-il user d’une couche sensible susceptible d’être impressionnée dans ce court laps de temps sans quoi la graduation, par nous indiquée, serait de nulle valeur. Il faut donc employer des couches sensibles capables d’enregistrer la marche de l’aiguille, mais sans qu’il y ait à tenir compte d’un degré de sensibilité plus ou moins grand.
Le procédé de développement n’a aussi qu’une importance très relative. Il faut user de celui dont on a l’habitude et pousser seulement la révélation jusqu’au point où tout parait bien venu.
Cette méthode, nous le répétons, n’a aucune prétention à avoir la valeur d’un moyen de graduation rigoureusement scientifique, mais elle conduit, pour des appréciations pratiques, à un degré d’approximation parfaitement suffisant.