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CHAPITRE SIXIÈME

touriste photographe manque d’un guide quelconque., hors l’habitude, pour arriver à savoir combien de temps il devra poser. L’habitude trompe beaucoup. C’est pourquoi l’on arrivera bien plus près du but à atteindre si l’on consulte les rapports de nos Tables de temps de pose après une mesure, même très approximative, de l’intensité lumineuse.

Etant connue la durée de l’exposition, il n’y a plus qu’à ouvrir le volet du châssis, en notant soigneusement le numéro de ce volet pour éviter de réexposer la même plaque, puis on démasque l’objectif pendant le temps voulu.

Il est essentiel de ne pas oublier la recommandation suivante : La chambre noire doit être toujours recouverte en entier du voile noir, imperméable à la lumière, qui sert à la mise au point. Les châssis négatifs ne doivent jamais être mis en pleine lumière; on les porte dans un étui obscur d’où on les sort sous le voile noir pour les placer dans leur rainure. Quand on ouvre le volet, ce doit être toujours sous le voile noir, ou dans une manche spéciale lorsqu’il s’agit d’épreuves de grandes dimensions ; — et quand on le ferme, le voile doit toujours le recouvrir jusqu’au moment où on l’aura glissé dans son étui.

Sans cette précaution rigoureusement nécessaire, on sera souvent exposé à avoir des voiles sur les plaques et des coups de lumière qui com-

promettraient partiellement ou totalement les négatifs.

Quels que soient les châssis négatifs employés, fût-ce ceux à double rideau de M. Gilles ou de M. Mackenstein, il est indispensable de les préserver de l’action directe de la lumière avant, pendant et après l’exposition à la chambre noire.

Photomètre optique. — Il a été récemment présenté par M. SimonofF à la Société française de Photographie un photomètre optique Q) à l’aide duquel on peut se rendre compte de l’intensité lumineuse optique au moment et à l’endroit où l’on opère.

Ce photomètre ne mesure en aucune façon le pouvoir actinique des sources lumineuses, mais seulement leur degré de luminosité pour l’œil.

Quoi qu’il en soit, il peut rendre de bons services quant on l’applique à la comparaison entre elles des intensités de deux éclairages provenant de la même source.

Le rapport de l’intensité actinique est donné par le rapport de l’intensité optique, etl’on peut, quand on opère avec la lumière solaire, fort bien user d’un pareil guide depuis le matin 7 ou 9 heures jusqu’au soir 3 ou 6 heures, suivant les saisons.

Cet appareil se compose d’un cylindre à bayon-

Ç) Construit par M. Molteni, rue du Château-d’Eau, 44, Paris.

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