CHAPITRE SIXIÈME
Notre photomètre négatif est formé par ces
10 teintes graduées percées chacune d’une ouverture à son centre; on lit mieux ainsi le degré, car
11 est très facile de se rendre compte de la valeur égale ou différente de la teinte donnée par la lumière par rapport à celles qui l’entourent. Le degré à lire est celui du numéro de la teinte dont la valeur en ton, et non en couleur , se rapproche le plus du papier sensible impressionné.
Pour que cette lecture soit plus facile encore, on monochromise les couleurs à l’aide de la lamelle jaune. On ne peut se tromper : le degré obtenu doit être celui d’une teinte médiane comprise entre une teinte plus claire et une autre plus foncée.
Il serait inutile d’entrer ici dans tous les détails qui font l’objet d’une exposition complète dans notre Calcul des temps de pose (*). Cet ouvrage est, avec le photomètre négatif, une annexe indispensable de ce Manuel.
On y trouvera les Tables des rapports de la durée de la pose, étant connues l’ouverture du diaphragme en millimètres, la distance focale en centimètres et l’intensité de la lumière.
Ce travail spécial fournit toutes les explications nécessaires à l’appréciation de la durée de la pose et à l’emploi du photomètre.
( ) Calcul des temps de pose et tables photométriques , in-18 jésus; 1884 (Paris, Gauthier-Villars).
Nous insisterons sur ce point seulement, que ce photomètre, étant basé sur un effet produit parles rayons actiniques, donne bien mieux la mesure de l’intensité de ces rayons que ne le ferait tout autre photomètre mesurant la luminosité et non l’actinisme.
Dans le cas de notre photomètre, ce sont les mêmes rayons qui ont produit la teinte sur le papier sensible, qui agiront sur la plaque sensible.
On nous objectera, avec raison, que tous les produits sensibles ne sont pas doués d’une sensibilité égale et que le rapport de la sensibilité du chlorure d’argent à la sensibilité du gélatinobromure d’argent peut n’être pas le même. Cela est vrai dans des cas particuliers, ainsi les plaques éosinées sont plus sensibles aux rayons jaunes que les plaques au gélatinobromure ordinaire. C’est un cas particulier, nous le répétons, et pour lequel on saura bien, étant donnée la mesure actinométrique de la lumière normale, apprécier les variations à imposer à la durée de la pose par suite de l’emploi de tout produit spécial.
Notre méthode, nous avons eu bien soin de le dire, ne donne qu’une solution approximative, mais à un degré suffisant pour qu’il y ait lieu de négliger des erreurs de la nature de celle qui vient d’être indiquée.
N’oublions pas que dans la plupart des cas le