‹ Manuel du touriste photographeChapitre 96 sur 160 · CHAPITRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIÈME

Choix et éclairage du sujet. — La question relative au choix et à l’éclairage des objets à reproduire est plutôt du domaine de l’art pur que du nôtre.

Nous ne saurions à cet égard tracer de règles précises, c’est une question de goût avec laquelle n ont rien à voir les procédés purement mécaniques de la photographie et où, du moins, ils n interviennent que dans une certaine mesure. Evidemment, toutes choses égales d’ailleurs, le îésultat sera mauvais, lors môme que le sujet et l’éclairage auraient été convenablement choisis, si l’une des opérations essentielles du travail photographique a été mal dirigée, si la durée de la pose a été ou trop courte ou trop longue — mieux vaut pécher par un excès que par un manque d’exposition, si le développement a été ou mal conduit ou insuffisant, si les conditions de propreté n’ont pas été observées, etc. Mais si une certaine dose d’intelligence doit présider à toutes ces opérations, à tous ces soins, on peut cependant prescrire à l’opérateur les limites dans lesquelles il a à se

vient d être décrit, donne lieu à des erreurs provenant do l’action pioduite sur la rétine par une lumière intense; un observateur placé dans 1 obscurité arrive à lire des degrés que ne peut apercevoir un observateur opérant en pleine lumière.

Il y aura donc lieu de tenir compte de cette cause d’erreur.

D ailleurs ce même instrument servira avec une très légère modification à mesurer les intensités lumineuses sur du papier sensible, ainsi qu’il sera expliqué dans le chapitre relatif aux impressions positives.

mouvoir, on. peut lui indiquer dos formules, des précautions nécessaires pour aboutir à un résultat tel qu’il le désire.

Il n’en est pas de même quant au goût. Les seules règles qu’on puisse déterminer à cet égard sont celles qui régissent toutes les manifestations de l’art du dessin en général, quel que soit le moyen employé pour [produire une œuvre d’art. Que ce soit à l’aide du crayon, de la plume, du pinceau ou de la chambre noire, peu importe, c’est le résultat qui est tout; il estou n’est pas une œuvre d’art, au sens esthétique du mot, suivant qu’il remplit les conditions exigées des œuvres d’art ou qu’il en est dépourvu. Il n’est pas besoin pour se livrer à cette appréciation de savoir à l’aide de quel moyen, de quel procédé manuel ou mécanique il a été obtenu.

Nous nous contenterons donc de recommander simplement de ne pas éclairer, autant que possible, les modèles ou vues à contre-jour, de ne jamais travailler, à moins d’y être obligé, en ayant l’objectif tourné du côté d’où viennent les rayons solaires, les images éclairées à contre-jour étant souvent défectueuses. Gela a moins d’inconvénient quand le soleil est couvert par des nuages que lorsqu’il brille de tout sou éclat. En pareil cas, si l’on est obligé de travailler en face du soleil, il importe essentiellement d’éviter que des rayons directs ne pénètrent dans l’objectif : ces rayons

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