CHAPITRE II
Du Laboratoire.
SECTION PREMIERE
Choix de l'JSmplacement du Laboniioire.
= Il est assez rare , lorsqu'on ne veut que s'amuser , qu'on puisse choisir la pièce qui doit servir de laboratoire. Mais celui qui habite une province , un château , ts% souvent maltFe de prendre l'efadrôit qui convieat le imieux à son laboratoire; c'est sur cette convienanoe qu'il est à prt^K» deprésentm* quelques réflexions.
Un laboratoire doit être par&itement éclairé, d'une hauteur suffisante, et avoir le plus de fenêtres possible. De toutes les expositions auxquelles il peut être situé , celle du nord est sans contredit préférable. Le etdeil n'j donnant que pendant très-peu de temps , et très-obliquement , le jour y est plus constamment pur et égal ; au lieu que le trop grand jour qui règne dans les trois autres expositions , fatigue considérablement la vne-> et l'ardeur du soleil nuit aux ouvrages , dessèche et tourmente les établis et les Ttmrs : les pièces mêmes lorsqu'elles sont sur le Tour , ou qu'on est obligé de les quitter avant de les terminer, gauchissent et ne se trouvent plus rondes quand on y revient : enfin , parce que les bois qu'on y tient en réserve , ainsi que les mandrin», s'y fendent de toutes parts. Par toutes ces raisons , on sent que la pire des trois autres expositions , est celle du plein midi ; et k défeut de l'exposition du nord ^ on doit toujoui<s prendre celle du levant ou du couchant , surtout si l'une ou l'autre sont un peu déclinantes vers le nord.
L'une de ces trois expositions étant donc choisie , il but , autant que cela est possible, préférer une chambre basse , et surtout au rez-de-chaussée , à un ^partement élevé , à moins qu'on ne soit possesseur de l'étage inférieur : i ", à causedu frais dont il est plus susceptible dans l'été ; a", àcausedubruitque font aux étages inférieurs les coups de hache , de marteau et de maillet , et surtout ce broutement perpétuel et ennuyeux de la gouge quand on tourne.
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CHAP. IL SxcT. 1. Choix âe l'Mmplaoemerà du Laboratoire. 39 Si cependant on étoîtdans l'impossibUité absolue de se proci^rcA' aucune — '■■■ ■' des trois expositions dont on vient de parler , on serait bien obligé de se ^'" ^^ contenter de c^e du midi; mais alors il faudrait s'abriter par une toile ou canevas &isant avec la crais^ un ^ngle plus ou moins grand , tant pour que le jour entre dans l'atelier , qu'dfin que l'air , un peu tempéré par cet abri , circule librement en dessous , et diminue la chalenr qui se ferait sentir, si la toile étoit appliquée contre la croisée.
Il seroit encore bon de faire placer au dehors des persiennes en volet, avec la faculté! d'ouvrir et de fermer une certaine quantité de lames , selon le besoin ; on pourrait aussi , quand le soleil n'est plus perpendicataire à la fenêtre, entre-b&iller celni des deux volets qui lui est opposé : mftis, dans tous ces cas, il ne faut jamais' tenir la fenêtre ouverte il cause du grand hâle qui eutreroit dans la pièce. ■.
SECTION II
Composition d'un Laboratoirt.
Dahs tous les arts, c'est pour ceux qui les mltîvent une nécesàtéd'en connoitre les outils et ustensiles. 'Souvent, et n6us l'avons prouvé par nous-mêmes, &ute de conoottre tous les outils, on se donne beaucoup de peine , et l'on perd beaucoup de temps pour faire ot qo'xvec an outU propre on eût Êiit dans jui instant. Cette raison nous a paru déterminante pour donner, dans le goura de cet ouvrage, la figure de» outils les- plus courans , et l'eiipltcfttion des usages flQzquels on les emploie. Une seconda raison noas a encore détenainés à les décrire : c'est de procurer aux amateurs, éloignés de la capitale, la facilité de se les procurer sans en«ur, comme cela arrive souvent « faute de désignation suffisante , en indiquant simplement la {dancbe «t le iHuuéro de nlui ou de eeux qu'ils désirevont Mous donnerons seulement ici la lis^e des principaux outiU-^vi, entrent dans la composition d'un laboratoire.
Tour simple ou composé.