‹ Manuel du visiteur du pauvre [microforme]Chapitre 28 sur 28 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

:" ‘Mes dernières paroles ne s'adressent pas * Au visiteur du pauvre: il sait, par expé- --rience, quelles leçons, quelles consolations ©n trouve dans d'exercice de la charité ; il + æ futile de le lui recommander: il Je pratique, il l'aime. :

5 Si le hasard porte ce livre entre les mains d'une personhe qui ne vit jamais de près !:4 Æ du pauvre, si elle ne la pas mis êc + côté avec ennui et qu’elle en ait lu quelques ‘pages avec intérêt, l’auteur, comme récoin:

/ pens : .'mes versées en les écrivant, “ui C: ::: are bonne action; qu’elle aille = nee : 4 où gémit l’infortune : à l’hô- -Pital, x : uospice, à la prison, à la maison . d’un pauvre ! Oh ! qui que vous soyez, homme ou femme à grand coeur, dans lequel le mien a trouvé un écho; venez, venez, ne pas- -8e£ pas sans entrer, devant la porte de ce - malheureux. Si vous saviez comme il est doux dt facile de faire ‘du bien ! faïtes-de pour Dien. Si vous saviez comme il faut peu d'efforts pour donner la liberté à un : inoceut emprisonné, pour sauver la vie à “an eñfant qui meurt de besoin, pour gui-

ge À re

‘der celui qui s'égare, fortifier celui qui faiblit, donner l'espérance à celui qui Va per: due, et la ponsolation à celui qui n’en à auoune |! Si vous saviez combien il y en a,qui, après une chute ne se relèvent plus, faute d’une maï. qui les aide ! combien il

y a de malades de corps et d'âme parec - .que, comme dans le saint Evangile, ils ne peuvent aller d'eux-mêmes à cette eau qui rend la santé, et que personne ne les y por- : te! Venez chez le pauvre, vous y apprendrez

à être bon, à être heureux, à être maïheureux, Vrsez une de ces saintes larmes qu’arrache la douleur des ‘autres, de ces larmes qui tombent sur le coeur, le cons: :.

lént s’il souffre, et le purifient s’il est sonil- ; lé, Complétez votre félicité par cetbe célesibe joie que Dieu réserve à ceux qui font le bien; vous supporterez patiemment vos peines en voyant la résignation de ceux qui souffrent plus que vous. Entrez, entres, .

apprenez à vous connaître, vous valez mieux que vous ne lim imaginez. Par ignorance, vous vous placez parmi ceux qui ne peuvent faire le bien, et dans votre coeur il y a um trésor, Votre coeur ! est-il complètement heureux ? aucune peine ne l’afflige-t-elle-… pas ? Il y en a tant dans ce monde ! S'il n’a pas souffert, s’il ne souffre pas, il souffri.ra; c’est la loi. Et pour ses blessures, quel baume prodigieux il trouvera dans la charité ! Aspirations, désirs impossibles à réa

liser, vides que sien ne comble, douleurs de ‘ toutes sortes qui se rie & de la raison, qui «ferment l'oreille à ‘la religion, qui rejettent : d’espérance, tout cela a trouvé dans Ja cha- -,. rité une douce consolation. Si vous fré- , - quentiez les malheureux quand vous souffrez et quand vous êtes heureux, vos douleurs seraient moins cuisantes et vos joies - plus complètes. Si vous n’avez pas un re- * gard de compassion à jeter sur le malheu- . Teux, si vous ne savez lui offrir une main amie quand vous serez triste vous-même, = vous êtes en péril de désespérer, et, quand - Vous serez heureux, de vous avilir, Soyez bon dans la prosvérité, Dieu la bénira et elle ne sera poirt maudite des hommes ; - -. soyez bon dans le malheur, vous lui ôterez ce qu'il a de plus ouisant, et, quand vos oreilles seront sourdes au conseil et à la consolation, elles ne le seront pas à la douce mélodie dur énédiction. N'y a-t-il pas quelque chos je répugnant et d’impie dans cette félicité qui oublie l’infortune ?

Dieu ne refusera-t-il] pas l'entrée de son royaume à l’heureux de ce monde, dont la ” tête re sera nas couronnée d’une bén“dic- = tion du malheureux ? Ne vous éloivnez pas =. de 1a porte de l’afflixx , entrez, ne serait-ce - qu’une fois, si vous êbes heureux pour être : béni, si vous êtes malheureux pour être

-cônsok. !

epee

Page 1