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de glaciers : c'est au-dessous de l'arête , qui s'étend au nord vers Garviel , qu'est situé celui du même nom. — Le Scopi fait partie de i' arête la plus élevée , laquelle s'étend d'abord du côté de Test , puis au-delà du Scopi , vers le nord-est ; après quoi elle se détourne au sud , dans la direction du Piz- Valrhein , et enfin à l'ouest vers les montagnes qui séparent les vallées de Kadélina et de Kornéra de celle de Xalps. C'est dans cette arête que s'élèvent le Pontenaera , la Sella s le Prosa , le Fieudo et le Fibia , qui tous appartiennent au groupe du Saint -Go lhard.
LfJFESjp , ou plutôt Luvino , passage situé sur le revers méridional du Saint-Gothard. Il sert de communication entre le Haut Valais et la Val-Lévantine supérieure. ( V. Obergesteln et AiroLo. ) C'est sur cette montagne que commence la Val-Lévantine à l'est , et à l'ouest la vallée d'Eginen , qui fait partie du Valais.
Lugaso (en allemand Lauis ) est situé sur la rive septentrionale du lac de même nom : c'est la plus grande ville du canton du Tessin. — Auberge, Albergo Suizzero, Population, 3,000 hab.
Cette ville renferme de vastes places , des rues larges et plusieurs beaux bâtimens , tant publics que particuliers. Elle est délicieusement située au bord du lac , et entourée de basses montagnes , dont les flancs sont couverts de beaux châtaigniers : la plaine présente un mélange pittoresque de vignes , de prairies , de champs , de jardins , de magnifiques maisons de campagne , entourées d'amandiers, de figuiers et de mûriers. Les oliviers ne sont point rares , et produisent une huile excellente.
L'église collégiale, située sur un monticule , est remarquable par les ornemens de son portail ; et celle des Franciscains possède un beau tableau de Luvini. Le théâtre est neuf et vaste. La ville de Lugano est très-commerçante ; l'expédition des marchandises qui passent le Saint-Gothard alimente son industrie ; quant aux fabriques , celles de soie et de tabac sont les plus considérables ; celles de chapeaux et les tanneries occupent aussi beaucoup de mains ; on y trouve plusieurs imprimeries. Il existe dans le voisinage des forges où Ton travaille en cuivre et en laitons ainsi que des manufactures de soie , où l'on voit des machines très-ingénieuses. Vers le milieu d'octobre , il se tient tout près de la ville une foire très-considérable , où l'on vend quantité de chevaux et de bêtes à cornes.
Situation, Promenades, Points de vue, — La situation de la
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ville est extrêmement attrayante ; vue du lac , elle offre rm aspect superbe et vraiment pittoresque. A l'est s'élève le fertile Monté-Bré ou Gottardo , couvert de villages , de maisons de campagne et de jardins qui présentent une forêt d'oliviers \ de citronniers , d'orangers et d'amandiers , et les plus beaux berceaux de pampres dont les festons sont suspendus gracieusement au-dessus des ondes azurées du lac. Le village de Castagnola , au-dessus duquel on voit celui 4e Bré , se distingue principalement par son aspect pittoresque. La montagne de Bré est riche en promenades et points de vue délicieux. On voit à l'opposite s'étendre au S.-E. l'âpre mont Caprino.
Les cantines , ou caves de la montagne, — Les rochers de cette montagne sont remplis d'une quantité de fentes et d'ouvertures d'où il sort toujours un vent très-froid en été, et que par cette raison l'on nomme Cavernes- d'Eole (Criptœ Molicce). Les habitans de Lugano ont tiré parti de cette circonstance , en faisant élever des bàtimens devant et audessus de ces ouvertures , pour y conserver leur vin au fraî£ et y faire des promenades pendant les grandes chaleurs. — A côté du Caprino, on voit au sud les montagnes de Rovio ou de Riva, de Ciona , et le mont Généroso , au pied desquels est situé le village de Capo di Lago. — Au sud-ouest s'élève le San-Salvador , colline en partie nue et de forme conique , sur le sommet de laquelle il y a une petite chapelle. La ville se présente magnifiquement sur la rive du îac , où elle s'étend de l'ouest au nord- est. Au-delà de Lugano, les coteaux les plus gracieux s'abaissent en amphithéâtre; au-delà des gradins les plus élevés, on aperçoit de dessus le lac les sommités neigces du Gamoghé, montague du Val-d'Isone. A côté de l'église de San-Lorenzo, on découvre une vue superbe.
Poini de vue du Mont San-Salvador. — De Lugano On atteint en 2 ou 3 heures de marche la sommité de cette montagne, dont le pied fourmille de vipères, tandis qu'on n*en trouve pas une seule sur les hauteurs. — Le San-Salvador est formé par l'extrémité d'une montagne , dont la partie septentrionale porte le nom de Carona , et plus au nord encore celui de Bigogno. Il s'avance tellement dans le lac, qu'il y forme une presqu'île. Quoiqu'il n'ait que 1,980 pieds d'élévation au-dessus du lac , la vue dont on y jouit est d'une beauté peu commune. A l'est, au nord-est et à l'ouest on voit s'élever à l'envi les innombrables sommités des Alpes , depuis le Valais jusque dans les Grisons , et s'ouvrir
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au sud les plaines immenses de la Lornbardie, dans les quelles on peut , par un temps très-serein, distinguer entre les monts Généroso et Riva la coupole de la cathédrale de Milan. — A côté du Riva s'élèvent les monts de Saint- Georges et du Désert. Dans l'enceinte de cet immense horizon ou voit à l'est le golfe de Porlezzo, les montagnes du Val-Iutelvi, du territoire de Côme et du Bergamasque; au nord-est, la ville de Lugano au pied de la montagne, et plus loin les riches coteaux des vallées magnifiques de Colla, de Ravagna . dTsone ou Agno -, les sommités sont couvertes de bois de châtaigniers, an-dessus dèsquels on découvre la masse chenue du Gamoghé , le Pizzo-Vachera et les montagnes de la Valteline ; au nord , celles des Grisons et du St-Gothard; au nord-ouest, les superbes coteaux de Cadémario , renommés par la beauté des femmes qui les habitent , et le Monté - Cadémario ; plus haut , le sauvage Gambarogno | V. Lucarno j , et les giaciers du Gries et du Simplon ; au Mid-ouest , le petit lac de Muzzano.
E.icursion. — De Lugano à Agno parSorengo; d'x\gnopar Miliasio , à Ponté-Trézo ; de là sur le Laghetto di Trésa, sur les bords duquel on voit à droite le village de Lavenna, remarquable par sa situation romantique, et à gauche la montagne pittoresque de Castano : ce petit lac communique avec celui d'Agno . où l'on va débarquer à Viglio pourretourner à Lugano, le long des bords du Lago-Muzzano. Ce petit voyage ésl singulièrement agréable.
Le lac de Lugano (en italien Lago-Cerisio). — Ii est situé 108 pieds plus haut que celui de Côme, à 234 pieds au-dessus du lac Majeur , et à 882 pieds au-dessus de la mer. Sa longueur de Porlezzo à Agno est de dix lieues, sur une de largeur; ses sinuosités sont sf considérables , que plusieurs des golfes superbes qu'elles forment portent les noms des lieux voisins : c'est ainsi qu'on y distingue les lacs d'Agno, de Morco et de Trésa. Il reçoit à l'ouest le ruisseau d'Isone, ou d'Agno, et une quantité d'autres petites rivières, ainsi que l'écoulement du lac de Muzzano ; et au sud-ouest on en voit sortir la Trésa, qui va se jeter dans le lac Majeur à Luino» L'enceinte eles montagnes, dont les eaux viennent se joindre aux siennes, n'est pas considérable. Ces montagnes perdent leurs neiges pendant l'été, et n'ont, par conséquent, point de glaciers. La Trésa est si considérable, qu'il parait qu'indépendamment des ruisseaux qui se jettent dans le lac, il est grossi par des eaux souterraines. Une partie de la rive orientale et celle du sud, depuis Porto jusqu'à Trésa, sont
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situées dans le Milanais. Ce lac est si prodigieusement poissonneux, que l'on y prend par semaine de 20 à 30 quintaux de poissons que l'on fait passer à Milan.
Promenades sur le lac. — La seule rive le long de laquelle on voit s'élever les rochers du Caprino offre un aspect un peu nu : partout ailleurs ce lac forme des points de vue et des paysages délicieux dans tous ses golfes. Ces bords montueux ont un rapport frappant avec les montagnes et les vallées des îles de la mer du Sud, et le vert foncé de ses eaux limpides rehausse la beauté de l'ensemble. Nulle part on ne trouve, du côté septentrional des Alpes, une nature aussi enchanteresse. Quand on a franchi en bateau l'espace d'une demi-lieue en allant de Lugano dans la direction de Capo di Lago (1), on aperçoit à l'est le long golfe de Poriezzo , au fond duquel s'évlève le Pizzo-Leggiano. Celte montagne offre une pointe fort élevée , connue sous le nom de Pane di Suggaro ( pain de sucre). A l'ouest, le sauvage San-Salvador , dont le pied fourmille de vipères, forme une longue presqu'île avancée daus le lac: bientôt après on voit paraître au pied des montagnes le promontoire délicieux sur lequel est situé Mélide, dout l'église et la chapelle ont été construites et embellies en 1603 par un de ses habit ans, le fameux architecte Fontana; et les regards pénètrent dans l'intérieur du golfe de Morco , dont les sinuosités s'étendent au loin du côté de celui d'Agno. Sur les bords du golfe de Morco, l'on voit briller le beau bourg de Marcotte , et plus haut le Vico di Morco, lieu natal du pape Anacîète II : sur les flancs fertiles du mont Arbostora, les villages de Carona et de Ciona, et sur la langue de terre qui s'étend Men avant dans le lac et sépare ce golfe de celui de Riva, le lieu nommé Brusino. Au sud-est, et à l'opposite de Mélide, des coteaux enchantés , couverts de chapelles bâties avec goût, charment la vue du spectateur.
Les soies de Rovio et de Maroggio sont les plus estimées du pays. De ce village , ainsi que de Mélano , on peut se rendre dans la Yal-Maggia et dans celle d'Intelvi (V. Intelrl et Menérisio). — De Lugano à Poriezzo, 5 1., quand le vent n'est pas contraire. Le golfe de Poriezzo abonde en superbes points de vue, tels que celui de Gandria, dont les jardins suspendus sur de hautes arcades , les terrasses couvertes de pampres, et les maisons dont l'ensemble offre une espèce de pyramide ,
(i) On a coutume de prendre trois bateliers , dont cbacun gouverne deux rames à la fois, et on paie jusqu'à Capo di Lago, qui. est à 4 lieues de Lugano , 6 liv. de Milan, qui ne font pas 2 flor.
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se réfléchissent sur le cristal du lac. Près du Capo di Milan, Ton observe entre autres un ruisseau qui tombe du haut des rochers en formant plusieurs cascades. — Pré est situé audessus de Gandria. La frontière de la Suisse passe à Val-Solda. — Sur la rive du nord-ouest, on trouve au-delà de Gandria les villages d'Orio , Albogasio, Crescogno , Cima et Porlezzo ; sur la rive méridionale , San-Margarito et Osténo, au-dessus duquel on y oit Biridino. On cultive beaucoup d'oliviers sur tous ces bords. Il y a près d'Osténo une grande caverne remplie de stalactites; ce lieu est situé à l'embouchure du ruisseau du Val-Intelvi (V. cet article). L'ancien Porlezzo a été abîmé ou détruit par quelque chute de montagne ; on toit encore la moitié du clocher sortir de terre dans le lieu nommé San-Morizio. Au-dessus de là s'élève le mont Galbéga ou Gada, haut de 4,375 pieds. Porlezzo est situé à l'embouchure duCucio, qui sort de la Val-Cavargna. Cette vallée, qui s'étend au nord-est, est remarquable par les riches mines de fer, de cuivre et de plomb, que l'on y exploite. Ses plus hautes montagnes sont le San-Lucio, qui a 3,910 pieds audessus du lac, et le Pizo di Gino , qui en a 6,114. — Les autres golfes du lac , du côté de Porto di Marco et d'Agno , sont aussi extrêmement intéressans.
Chemins. De Lugano par le lac à Porlezzo, 5 lieues. De là on a le choix entre trois chemins pour gagner les bords du lac de Côme : 1° Par Osténo et par le Val-Intelvi , à Argégno, 3 à & lieues; 2° de Porlezzo , après avoir côtoyé le petit lac de Piano , à Crocé , lieu situé sur le point le plus élevé du passage, et où l'on a une vue magnifique sur le lac de Lugano. De là à Ménagio , ou par un chemin très-agréable, quoique un peu fatigant, à Cadénabbia , 2 à 3 lieues. Ce chemin passe dans les bois , et a quelquefois été infesté par des voleurs; 3° de Porlezzo à San-Piétro dans la Val-Cavargna (c'est à San- Piétro que l'on fond la mine de fer et de plomb que l'on recueille dans la vallée), à Bégna ; puis , après avoir passé le Cucio sur un beau pont , à Cardano (où l'on prépare la mine de fer ), à Crocé et à Ménagio. On trouve à Porlezzo des ânes et des chevauxpour faire ce trajet. On va de Ménagio ou d'Argégno en peu d'heures à Côme. De Lugano on peut aussi se rendre à Côme en traversant le lac jusqu'à Capo di Lago , 2 -L, où il faut faire arrêter d'avance les chevaux et les voitures nécessaires (les aubergistes de Lugano se chargent de ce soin); puis, en suivant la base du mont Généroso , à Mendrisio (V. cet article ) , 1 lieue , et de là à Côme , 2 lieues 1/2. — Le plus court chemin pour aller de Lugano sur les bords du lac Ma-
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jeur, passepar S.orengo en longeant les bords du lae Muzzana, et les collines charmantes de Carmignoné et de Muzzano , par Agno, Magliano, Magliasino, Caslano, Ponté-di-Trésa (1), Santa-Maria del Piano (où en cas de besoin on peut trouver un gîte), Créménago, Pozzo-Néro (dans un fond où coule la 9Frésa, qui, en 1711, y fut tellement obstruée parles débris d'une chute de montagne , que le lac de Lugano s'éleva audessus de son niveau), et va aboutir à Luino, 4-5 lieues. Le chemin est un peu plus long quand on passe par Viglio, où l'on s'embarque sur le lago d'Agno : le bateau longe la base du mont Castano, montagne d'un aspect pittoresque; et passe à côté du village de; Lavéno , à l'ombre des pampres et des oliviers; ensuite on entre dans le Laghetto di Trésa , où l'on aborde à Ponté-Trésa , pour prendre la route qui a été indiquée ci-dessus.— Le pont delà Trésa fait les limites entre la Suisse et le royaume d'Italie. Un autre chemin mène de Lugano à Porto, 4 lieues ; de là par une route fréquentée par les voitures à Varèse (on y trouve des chevaux de poste), 3 heures ; puis à Luino, 5 lieues. Tous ces chemins sont tellement riches en beautés naturelles, qu'on ne sait auquel donner la préférence (Y. Luino). A Bellinzone et à MagacUno par le mont Céneré, 6 lieues (V. Bellinzone ).
Minéralogie. — Dès les anciens temps , la montagne d'Argentéra , située au - dessus de Ponté - Trésa , produisait beaucoup d'argent. On y voit encore plusieurs galeries, dont deux ont été ouvertes sous la direction de M. d'Odmark; on en retire du plomb tenant de l'argent mêlé de blende.
De Lugano à :
Aarau
Bellinzona
Agno
Bormio
Airolo
Bironieo
Altorf
Cerio
.Arona
lli 1/2
Chiavenna
Appenzell
Coire
Balerna
Domo-d'Ossola
Basic
F ai do
(t) On peut aussi faire en buenu tout lé trajet de Lugano a Ponté- Trésa î c'est une promenade ch -irniante. A Ponté-Trésa, les voyageurs trouvent des femmes qui , pour un prix très-modique , portent leurs effèts jusqu'à Luino.
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Formazza
Menaggio
Fribourg
Morbegno
Fusio
Olivone
Genève
Orta
Giornico
San Salvadore
Glaris
Schaffhouse
Gravedona
Sesto Calende
Konstanz
Soleure
Iles BorroEûées.
Sondrio
Lausanne
Tiranno
Laveno
Varallo
Lecco
Varèse
Locarno
Yevey
Luino
Zurich
Lucerne
Zug
Milan
Ixgsez (la vallée de^ Longnaza en roman), située au canton des Grisons, débouche près d'Ilanz dans l'endroit où l'on voit sortir d'une gorge étroite le fougueux torrent de Glenner , qui va se jeter dans le Pihin antérieur, (V. Ilanz.)
Singularités de la nature. — Cette vallée a 11 lieues de long, et les rochers menaçans,les chutes des rochers sauvages, les ponts affreux, et les glaciers que l'on voit dans ce pays, de même que la peuplade isolée qui l'habite (surtout dans le St.-Peters-Tlial) , méritent l'attention des amis d'une nature extraordinaire. — La plupart des habitans de cette vallée sont catholiques ; ils parlent le roman ( à l'exception de la commune de Vais dans le Saint-Peters-Thal ) et n'ont guère d'autre ressource pour vivre que les produits de leurs Alpes et de leurs bestiaux.
Topographie exacte de la vallée de Lugnez et ses passages de montagne. — Cette vallée s'étend au sud , au milieu du labyrinthe que forment les plus hautes montagnes de la Pihétie. D'Ilanz jusqu'au point central où la vallée se partage , 3 lieues: au sud-ouest de ce point s'étend la vallée de Vrin, et au sud-est celle de Saint-Pierre ou de Valz. D'Ilanz on monte d'abord pendant 3/4 d'heure, au bout desquels on trouve une vieille tour qui faisait autrefois partie du château de Castelberg ; à 1/4 de lieue de là on entre dans le Lugnez, où, après avoir fait quelques minutes de chemin, on rencontre un portail érigé en l'honneur des femmes delà valr léek — Après avoir passé le portail , on aperçoit à gauche,
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au-delà du Glenner, le hameau du Riein, et plus bas,. Pitasch ; entre ces deux endroits est située la ferme de Wignina, qui fait encore partie de la haute juridiction de Groub. On voit sur la montagne, au-delà d'une gorge, les villages de Douwing et de Camons : un peu plus loin, celui de Terschnaus et celui de Fuort. qui est dans un fond. Depuis le portail jusqu'à Combels , ou Peiden , 1 lieue; puis à Villa , chef-lieu de la vallée, 1/2 1.
Vallée de Vrin. — De Villa à Lumbrein , 2 lieues ; à Vrin.
1 lieue 1;2 : à Pusash , 1 lieue. Ici la vallée se subdivise : Ie à l'ouest on trouve le vallon de Pusash, qui a 2 lieues de long; 2° à gauche, au sud-est, celui de Vanasha , ou Vanaega . dont la longueur est de 1 lieue 1/2 ; celui de Gerboda . qui s'étend jusqu'aux glaciers, à 2 L de Pusash. En sortant de ce hameau on passe par l'Alpe de Diesrut, dans la vallée de Sumvic ou Tenig , laquelle débouche à Surhein dans la grande vallée de Rhin-Antérieur. (V. Sumvic.) De l'Alpe de Diesrut , on peut aussi gravir la fourche de même nom , et de là une hauteur couverte de pâturages , où l'on découvre le glacier de Médels dans toute sa magnificence. Ensuite on descend dans la vallée de Montérasc , au canton du Tessin, laquelle mène en droiture à Olivone , dans le Val-Blégno , fx à 5 lieues.
Vallée de Vais ou de St. -Pierre, — De Villa on descend par une pente raide jusqu'au lit du Glenner, ét après avoir passé un pont on arrive à Uorz ( en allemand Vort ou Fuort) . lier» situé entre le Glenner et le ruisseau de Vais , 1 lieue. C'est dans cette langue de terre rocailleuse que l'on voit le château de Surcasti ( Oberkastel ) , et plus haut le village de même nom. Aux environs de Fuort , il y a une hauteur d'où l'on découvre tout le pays de Lugnez. On y voit la rive gauche du Glenner, formée par une paroi de rochers de plusieurs centaines de pieds de hauteur, au-dessus de laquelle on compte 9 villages ou hameaux environnés de champs et de prairies superbes. — De Fuort à St. -Pierre , chef-lieu de la vallée de Vais , 3 1. On va d'abord au-dessous de Terschnaus , à côté de l'église de St.-Martin, et le long d'un précipice nommé Hundsschûpfen ; après quoi on passe près de Matasch et de Feistenberg sur la rive occidentale, et près de Longenatsch sur la rive orientale (ces petits villages dépendent de Terschnaus ; cependant on y parle allemand ) , et l'on arrive à la ferme de Boka-Riguna ,
2 lieues. La chapelle de Ste.-Anne est située sur les confins des vallées de Vais et de Lugnez. Alors, après avoir ira-
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versé le ruisseau de Vais , ou laisse de côté la chapelle de St.-Nicolas, on traverse les débris d'une chute de montagne , et on entre dans la vallée de Vais proprement dite , au village de Camps, au-dessous duquel est situé Saladura. St. -Pierre, que l'on appelle aussi la Place [Platz)> parce que c'est là que se rassemble la Landsgemeinde , occupe le milieu du terre-plein de la vallée. Au bout de ce terre-plein est situé Vallé , ou la vallée de Vais se subdivise. 1° Le vallon de Peil, qui court au S.-E. , s'étend jusqu'au sommet du Valserberg (en langue rhétienne Quohn Val) , 2 lieues 1/2. 2° Le vallon de Zavreila court au S.-O. ; Je hameau de même nom est à 3 lieues de St. -Pierre ; c'est là que le vallon se subdivise une seconde fois, et forme, l°le Val-Kanal au sud, qui a 2 lieues de long; et 2° le Val-Alpergape , à l'ouest, qui n'en a qu'une; l'un de ses bras, nommé Val- Laenta , court au sud sur une ligne de 1 lieue 1/2 de longueur ; l'autre, qui s'étend au nord-Ouest , s'appeile Val- Alpnova : celui-ci a 1 lieue de long. On rencontre entre St. -Pierre et Vallé un chemin qui passe par l'Alpe de Flims5 et conduit à la dernière église de la vallée de Savien. — On peut se rendre à cheval en lx heures à Hinterrhein, dans la vallée du Pihinwald, en passant parcelle de Peil et par le Quolm de Val ( Walserberg). Du reste, ce chemin, trèsraide des deux côtés de la montagne, n'est praticable qu'en été. On trouve en tout temps de la neige sur le revers septentrional. Un second chemin passe par le Lœchli, ou Wallischer-Berg , et va aboutir à Splugen dans le Rhinwalô*. Un sentier qui traverse le glacier de Belender , situé entre les vallons de Laenta et d'Alpnova, conduit dans la Val-Scaradra , au canton du Tessin ; on a 1 lieue 1/2 jusqu'au point le plus élevé du passage ; à Ghirone , 1 lieue , et de là à Olivone , 2 L (V. cet article).
Montagnes et glaciers. — Les plus hautes montagnes du Lugnez s'étendent à l'ouest et au sud de la vallée. Le Pizî Valrhein , qui se trouve placé entre le fond de la vallée du Rhinwald , les vallons qui bordent le Lugnez au nord et ceux auxquels aboutit le Val-Blégno à l'ouest , est la plus élevée de toutes les montagnes du pays , ayant 10,220 pieds au-dessus de la mer. Vient ensuite le Gufer ou Guver, qui s'étend entre le Laenta-Horn , le Kanal-Horn et le Piz-Valrhein. Le Laenta-Horn porte aussi le nom de Laida. A l'ouest du Val-Laewta on trouve le Piz-Jut et le Piz-Guralac ou Fénella-Horn , au sud desquels sont situées les aiguilles de Fénil , qui sont les plus hautes montagnes de la vallée