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ment situé , l'hospice desservi par des Soeurs blanches et la maison des tireurs.
Instruction. — Les établissemens relatifs à l'instruction publique sont sur un assez bon pied , depuis que la direction supérieure a été confiée aux Jésuites. Les habitans mènent une vie retirée. L'agriculture , les tanneries , le commerce de détail et le passage des marchandises, forment leurs moyens d'existence.
Environs, — Les environs offrent quantité de promenades magnifiques; une végétation d'une beauté surprenante attire les regards du voyageur. Le sol rapporte d'excellens vins , des fruits pleins de saveur , de bon safran , des figuiers , des mûriers et des amandiers d'une grandeur remarquable.
Vues, etc. — On découvre des vues magnifiques près des trois châteaux de la ville ; il y a d'agréables promenades entre ses murs et le Rhône, ainsi que de l'autre côté du fleuve, sur les superbes coteaux qui s'étendent en face de Sion , et où l'on voit quantité d'habitations d'été et de sites pittoresques. Vis-à-vis de la ville , à 1/2 lieue , on remarque un ermitage curieux, à Lonseborgne ou Long-le-Borgne , composé d'une église , d'un cloître et de plusieurs cellules, le tout taillé dans le roc vif. La situation est pittoresque.
On prépare un bouillon aromatique, excellent pour la poitrine.
Promenades à faire. — Près de Sion est le champ de bataille nommé Planta , où le peuple du Haut- Valais défit , en 1475, une armée nombreuse de Savoyards.
Le lie k. — On se rend aisément de Sion aux bains de Leuck par un bon chemin , fort pittoresque. M. Muston , propriétaire du Lion-d'Or, a de bons chevaux , d'excellentes voitures.
A Leuck se trouvent des médecins de Sion : MM. Bonvin et Gay.
Sissach, grand village du canton de Bâle , dans l'Ergel- Thal ou Sisgovie. La ville de Bâle l'acheta en 1465. Des chemins pour traverser la vallée deHonberg et se rendre à Olten par l'Unterhauenstein , et par la Schafmatt à Aarau, passent dans ce village.
Soglio, village de la vallée de Brégel. (V. cet art. )
Soleure (le canton de), le dixième en rang dans la. cOn^ fédération, est située entre l'Aar et le mont Jura, et s'étend dans l'intérieur de cette chaîne de montagne jusque près de la forteresse de Landscron, du côté du ci-devant évêché de Bâle, qui fait aujourd'hui partie du département du Haut- Rhin, Ce canton contient 12 à 13,000 milles géographiques ca
SOL 5S9 carré, et compte 60,000 h., qui, à l'exception d'un petit nom>
nre de communes réformées , professent tous la religion catholique. La capitale et Olten sont les seules villes du pays. Les curieux trouvent dans ce canton les restes d'un grand nombre d'anciens châteaux, manoirs de tout autant de familles illustres des temps passés, tels que ceux des comtes de Thierstein, de Falkenstein, de Froburg, etc. Les montagnes de la partie du Jura qui s'étend dans le territoire de Soleure ont environ 2,000 pieds au-dessus de l'Aar, ce qui porte leur hauteur absolue à près de 3.500 pieds. Les soins des bestiaux et de l'agriculture sont les principales occupations des habitans : il n'y a aucun autre canton en Suisse dans lequel la culture des champs occupe un aussi grand nombre de bras , proportion gardée, que dans celui-ci. Celle de la vigne, au contraire, y est peu considérable. On y plante quantité d'arbres fruitiers. Les habitans excellent dans l'art d'arroser et de fumer les prairies. Les pâturages du Jura sont fertiles, et on y voit de bons chalets. Ce canton possède une race particulière de bœufs, remarquables par l'épaisseur de leur queue. La filature et les manufactures en étoffes de fil , de laine et de coton, forment pour ce pays une ressource assez importante.
Soleure , en allemand Sulotkum , jolie ville.
Hôtel, — La Couronne, à côté de la cathédrale , bons et beaux appartemens , chevaux, etc., pour monter le Weissenstein. C'est un hôtel que nous ne saurions assez recommander.
Bains. — A Kriegstetten , site charmant, bon et bel établissement.
Librairie de M. Walser, vis-à-vis la Couronne, avec un magasin d'objets d'art.
Curiosités. — L'église de St-Ours, construite depuis l'année 1762 jusqu'en 1772, par l'architecte Pisoni de Locarno, a coûté 800,000 florins, ou 1,920,000 livres de France. La façadeest un des plus beaux morceaux d'architecture qu'il y ait en Suisse. On y voit plusieurs morceaux de Dominique Corvû En démolissant l'ancienne église, on a trouvé beaucoup d'antiquités romaines. Le vieux clocher qu'on voit au milieu de la ville est, dit-on, l'ouvrage des Romains. —Les prisons publiques, dont les excellentes dispositions méritent de servir de modèle. Ce bâtiment, dont le plan a été donné par M. le conseiller Suri, n'a d'autre défaut que celui de n'être pas fort bien aéré. L'hôpital est aussi sur un excellent pied. — L'hôpital des orphelins et celui des en-
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fans trouvés. — - La maison de force. — Le gymnase , qui a remplacé l'ancien collège des Jésuites. — L'hôtel qu'occupaient autrefois les ambassadeurs de France. — Le chapitre de St-Ours. — L'arsenal renferme la collection la plus complète de cuirasses, 2,000 environ. — L'Hôtel-de- Ville, qui a de bons tableaux. — L'hôtel du gouvernement, où l'on remarque divers morceaux du célèbre sculpteur Eggenschwyler, qui, en 180A, remporta le premier prix à Paris. — La bibliothèque de la vilie possède 10,000 volumes: elle a été fondée par feu M. le chanoine Hermann. — Le cabinet d'histoire naturelle , très-riche en pétrifications.
Points de vue , promenades. — Sur les remparts du haut de la cathédrale. Hors de la ville, entre les jardins, Au château de Waldeck, une demi- lieue , où l'on voit une superbe forêt , des sites admirables et des bains d'eaux soufrées. Au château de Rhinberg , 1 lieue. La situation des campagnes de Pùttenberg et de Bleikenbcrg est aussi fort belle. — A l'ermitage de Ste-Vérène, une demi-lieue , remarquable par sa situation pittoresque; pour s'y rendre, on passe par le chemin de M. de Bréleuil , et l'on suit au retour le vieux chemin. Cet ermitage fut fondé vers il fin du 17e siècle, par un anachorète égyptien.
JT'elssensteiii , ou TFyssenstein. — Cette montagne, l'une des cimes du Jura , offre un point de vue des plus remarquables de la Suisse, et peut-être de toute l'Europe.
Depuis la publication du Panorama de Weissenstein , le nombre des étrangers qui vont le visiter s'est accru d'année en année. On se détermine d'autant plus aisément à faire cette petite excursion , que l'on parvient commodément en voiture jusqu'au sommet de la montagne. De la plaine, on distingue l'auberge, bel établissement, avec 30 chambres, 2 salons, table d'hôte, ele. ; les bains de petit-ïait qu'on y a établis ont de la réputation. Cet hôtel appartient à madame veave Brunnet et à ses fils, propriétaire de la Couronne, à Soleure. Si l'on est pressé, on peut , de Soleure, s'y rendre facilement en deux heures; mais on y met trois heures par la route ordinaire : celle-ci offre toute la commodité désirable. On prend ordinairement à Soleure un char-àbanc , attelé de deux ou trois chevaux, qui vous conduisent au sommet , ou bien que l'on change à Oberdof, village situé à une lieue de la ville.
Lorsqu'on a dépassé ce village, on jouit déjà de quelques échappées de vues intéressantes : on voit à ses pieds la ville ûe Soleure et ses rians environs; vers la droite , les lacs de
SOL 59r Morat, de Neuchâtel et de Bienne (sur ce dernier, l'île de St-Pierre), et sur la gauche, les nombreuses sinuosités de l'Aar, que l'on peut suivre jusqu'à Aarberg. L'horizon, s'agrandit à mesure qu'on s'élève : la longue chaîne des Alpes s'étend graduellement, les cantons de Berne et de Fribourg se développent, la vue se porte jusqu'au canton de Lucerne, le long, des flancs du mont Pilate et du fameux Rigi. On découvre peu à peu les cimes des montagnes situées entre les cantons d'Uri et de Glaris. Mais c'est au sommet même du Weissenstein que l'on jouit d'un des plus beaux spectacles que puisse offrir un pays tel que la Suisse. De là on embrasse le majestueux développement de la chaîne entière des xllpes ; sur une étendue de 130 à 140 lieues , c'est-à-dire depuis les confins du Tyrol jusqu'au delà du Mont-Blanc en Savoie, et sur une profondeur de plus de 20 lieues du nord au sud. C'est surtout au lever et au coucher du soleil que ce spectacle s'offre dans toute sa pompe : rien n'est plus intéressant que d'observer les gradations de lumière qui distinguent entre elles ces montagnes de divers ordres d'élévation, à partir des premières collines voisines de l'Aar, jusqu'à ces sommités qui brillent des premiers ou des derniers feux du soleil, tandis que tontes les autos sont plongées dans l'ombre.
Le Panorama du Weissenstein a été dessiné sur place par M. Relier, avec beaucoup de soin et de fidélité : on y retrouve les noms de 140 montagnes appartenant à la Savoie et à 16 des cantons de la Suisse, 7 lacs,, 3 rivières, 12 villes, l\0 bourgs et villages, etc., que l'ou peut apercevoir par un temps serein. Si l'on s'élève sur le Rothifiùe , sommet éloigné du Weissenstein de demi-lieue, et plus élevé de 365 pieds, on ajoute à la vue que nous venons de décrire celle des vallées du Jura, d'une partie de la Suisse septentrionale , de la Forêt-Xoire, et des montagnes des Vosges et de la Côte-d'Or. Il en est de même de Hasenmatt, autre sommet situé à une lieue de l'autre côté du Weissenstein , et plus haut de 510 pieds.
Carrières. — A un quart de lieue au nord de la ville, et sur une colline derrière laquelle est située la délicieuse retraite appelée l'Ermitage, se trouve les onze carrières de pierre calcaire qui fournissent à la ville et aux environs de si beaux matériaux de construction. La méthode employée pour bourrer les mines, au moyen desquelles s'opère l'exploitation de ces carrières, est celle de Jessop, où l'on superpose simplement à la charge de poudre, du sable grossier non tassé,
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On doit l'introduction de cette méthode, dans l'exploita^ tion des carrières de Soleure, à M. Pfleuger, pharmacien et savant distingué de cette ville.
Le canton de Soleure renferme également des carrières de marbre de différentes espèces. On tire de celles qui sont en exploitation près de la ville un marbre extrêmement curieux par les pétrifications et incrustations dont il est rempli. Les amateurs d'histoire naturelle éprouveront une véritable satisfaction en visitant le beau cabinet des fossiles du Jura, formé par H. l'abbé Huggi, et dont la ville de Soleure a fait l'acquisition. Cette collection, d'un grand prix, renferme un grand nombre de pétrifications très-remarquables par leurs dimensions et leurs espèces ; telles sont des dents de crocodiles, et d'autres dont la nature n'a pu encore être déterminée. On trouve dans le même cabinet un fort bon choix d'animaux du pays, empaillés, quadrupèdes et oiseaux.
Chemins.— De Soleure à Berne, 6 lieues. A Bienne, 5 lieues; on passe par Lengnau. (V.cet article ). A Bâle , 12 lieues, par Witlisbach et Ballstall. (V. ces articles). A Arau , par Olten , 8 lieues. ( V. Olten ). A Motiers, dans la vallée àe Grandval , 6-7 lieues, par un sentier qui traverse le mont Weissenstein. Bûren, Anberg et Morat sont situés sur le grand chemin de Bâle et Soleure à Lausanne et à Genève.
Solis , dans les Grisons. (V. Scharans.)
Somcebos, village de l'Erguel, dans les bailliages du Jura r au canton de Berne , sur la Suze. — Auberge : la Couronne.
Somdrio, gros bourg de la Valteline , dont il est le cheflieu. — Auberge : à la Poste. — - Ce lieu jouit d'une très-belle situation, à l'entrée de la vallée deMalenca, d'où l'on voit sortir le Maller. Cette vallée romantique, qui fait partie de la Valteline, s'étend dans l'intérieur du Bernina. Chiésa en est le chef-lieu; c'est là (à3 lieues* de Sondrio) qu'elle se subdivise en deux bras, dont l'un, qui court à droite du côté de Poschiavo, se nomme valle di Lanzada ; l'autre est le Val Malenjo qui s'étend vers le Muretto et Je mont de l'Oro, où le Maller prend sa source dans un lac. Ces deux vallons latéraux ont li lieues, et sont environnés de superbes glaciers (V. Bernina). Le Val Malengo est fort peuplé; ses habitans^ qui sont de race italienne , se distinguent très- avantageusement de tous ceux du reste de la Valteline, parleur genre , de vie, leur industrie et leur activité. Quoique petites, les vaches de cette vallée sont fort recherchées, parce qu'elles sont fortes et d'un bon rapport. On remarque dans cette vallée des carrières de talc et de pierre ollaire dont on fait toutes sortes de vases, comme à Chiavenna.