‹ Manuel du voyageur en SuisseChapitre 84 sur 185 · GUR · texte numérisé non relu

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terre à un quart de lieue des bains ; ces eaux ont une plus forte odeur de foie de soufre ; elles sont très-limpides , mais le contact de l'air les décompose fort vite , et les rend blanches comme du lait. Comme les eaux de cette source sont plus actives que celles de la première , on les prend en douches ; du reste , on en boit aussi beaucoup sur les lieux des unes et des autres. Une longue expérience a mis hors de doute les vertus de ces bains contre l'hypocondrie , les obstructions, les vapeurs, les hémorroïdes et les maux d'estomac : quant aux douches en particulier , on en voit d'exceilens effets contre les accidens nerveux et dans les rhumatismes invétérés. La pureté et la bonté de l'air dont ces bains jouissent , ne contribuent pas peu à en augmenter l'heureuse influence ; aussi tous les dimanches il s'y rassemble une nombreuse compagnie de personnes de tous le* états , et principalement de Bernois. Les hôtes des bains de montagnes, et particulièrement de ceux de Gurnigel , dont les bàtimens sont exposés au nord , et où , par conséquent , l'air devient froid et rude lorsqu'il survient des pluies , doivent se pourvoir de vètemens chauds pour se préserver des mauvais effets de ces variations subites dans la température de l'atmosphère. La maison adjacente au bâtiment des bains est montée sur un pied commode. On y trouve une table ouverte , bien servie (la nourriture et le logement coûtent U ou 5 liv. de Suisse, ou 6-7 livres 20 sous de France , par jour) ; un billard , etc. Plusieurs chambres sont pourvues de cheminées.

Le bâtiment des bains est divisé en trois compartimens à l'usage des hôtes , dans chacun desquels on se baigne en société ; cependant les sexes sont séparés , et chaque personne a sa baignoire à part.

Les douches se prennent en plein air , dans un lieu ombragé seulement par quelques sapins , où pendant les chaleurs il se rassemble un grand nombre de cultiveurs , qui y viennent , principalement les dimanches , de plusieurs lieues à la ronde. Ces bains offrent alors un aspect curieux et toutà-fait intéressant.

Les appartemens de la maison et la terrasse offrent une vue très- étendue sur toute la partie du canton comprise entre le Jura et les montagnes de l'Emmenthal , de même que sur la ville et le lac de iVeuchâtel. Sur le Gurnigel supérieur, où l'on peut se rendre en une heure de marche depuis les bains, on découvre de plus les montagnes neigées et le lac de Thun ; enfin du haut du Ganterisch, on jouit de l'aspect de toutes les plaines et de toutes les collines de la Suisse situées entre

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Yverdunet le Bœtzberg , près de Bruck. On y remarque ttrtfc

source d'eau soufrée , ainsi que dans le voisinage du Schwarzensée, que l'on voit au S.-O. dans la même série de mon* lagnes. [V., Guggîsberg.)

Chemins. -Du Gurnigel par le Ganterisch aux bains de Weissenburg dans leSinimenthal, 5 lieues.— Au Guggisberg, 2 lieues. (V. Weissenburg et Guggisberg.)

Plan tes« = Toutes ces montagnes sont riches en plantes alpines; aussi les botanistes y font-ils de fréquentes excursions.

Gutenburg (les bains de j sont situés au canton de Berne : ils sont assez fréquentés.

Guttanixei* , village situé sur le chemin du Grimsel , à 3 1. de Meyringen, et à 6 h de l'hôpital du Grimsel ; le voyageur fatigué y trouve une auberge passable et de fort bonnes gens. ( V. GrimseL) Pop. t\ à 500 h.

Habcheriv, haute vallée du canton de Berne, située entre le Béatenberg, le Hœhgant et le Harderflue. Le ruisseau connu sous le nom de Lohnbach, qui la parcourt, va se jeter dans le lac de Thun , non loin d'Unterséen. Cette vallée est très-peu connue et tout-à-fait isolée.

Chemins. — On y entre du côté d'Unterséen par un chemin qui tourne le Harder, et on en sort par le mont Hirseck et par le Flùli , cfoù l'on se rend à Schûpfen dans l'Entlibuch , 11 lieues. Ce dernier chemin est mauvais et fatigant en divers endroits.

Pétrole. — Les ruisseaux des montagnes de cette vallée emmènent souvent quantité de pétrole fluide dans le Lohnbach. Les montagnes de ce pays sont calcaires; elles n'ont pasencore été suffisamment étudiées.

HabsburG (le château de). V. Schinznach.

Haken [Schvvytzerhaken, Hoke, Mytlien), montagne considérable du canton de Schwytz.

Passage du Schvvytzerhaken. — Au pied de cette montagne, du côté du S.-O., est située le beau bourg de Schwytz, d'où l'on se rend à Einsiedeln par un passage pratiqué au travers des pâturages alpestres du Haken pour les chevaux et les voyageurs k pied. De Schwytz on monte eu une heure -à?

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