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Rois.
Marquis.
Comtes
Barons,
Abbesses.
TIMBRES DE DIGNITES ECOLE SIASTIQUES
Part s, Lcék' A uÿ usée Sryt 74-Z, r. du Sac,
BLASON
çant par le cbefdel’écu, de gauche à droite, et en finissant par la base de gauche.
Émaux. — On donne ce nom aux métaux, couleurs et fourrures de l’écu. Les deux métaux sont l’or et l’argent. Dans la gravure, on représente le premier par le pointillé,
et le second par l’absence de tous traits. Le gueule (rouge) est figuré par des traits perpendiculaires; l’azur (bleu), par des traits horizontaux; le sinople (vert), par des lignes
Sinople. Pourpre. Sable. Sanguine. Orangé.
diagonales, de droite à gauche; le pourpre (violet), par des lignes diagonales, de gauche à droite; le sable (noir), par des lignes croisées. L’hermine est argent pour le fond,
Hermine. Contre-hermine.
Vair. Contre- vair.
et sable pour les mouchetures; c’est le contraire pour la contre-hermine. Le vair est d’argent et d’azur. Le contre-vair n’en diffère que' parce que la couleur est opposée à la couleur et le métal au métal. Quelques nations ont ajouté à ces émaux Y orangé et le sanguine.
MOYEN AGE ET RENAISSANCE
Figures, Pièces et Meubles. — Les dessins que
nous donnons ici nous dispensent de définir les prin-
cipales figures héraldiques.
Les figures naturelles
appartiennent aux anges,
Fret. Bordure. Gouttes. Besants.
rhomme, aux animaux, aux plantes, aux astres et aux
éléments. Il y a, en outre, des figures allégoriques
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chimériques
et artificielles, cest-à-dire empruntées
aux arts et aux métiers.
Charge naturelle.
Merlettes.
Charge artificielle.
Herse.
Charge chimérique.
Griffon .
Ornements extérieurs. — Les principaux sont les couronnes, les casques, les lambrequins, les cimiers,
1 Empereur.
2 Roi.
3 Duc.
4 Marquis, b Comte.
6 Vicomte.
7 Baron.
8 Vidame.
9 Ville.
3S tenants, les supports, le cri de guerre et la devise.
MOYEN AGE ET RENAISSANCE
Outre les couronnes de souveraineté (pape, empereur, roi, dauphin), on compte six couronnes de noblesse. Celle de duc a huit grands fleurons; celle de marquis, quatre fleurons alternés chacun de trois perles ; celle de comte, dixhuit perles dont neuf visibles ; celle de vicomte, trois perles visibles ; celle de baron est un cercle d’or entortillé de perles enfilées, posées en bandes, en six espaces égaux, trois à trois.
Les héraldistes ont donné des signes distinctifs aux casques des armoiries, selon le rang des personnes. Le casque des rois est ouvert et sans grille ; le casque des bâtards est posé de profil, sans grille et visière baissée. Pour les autres, le nombre des grilles est en raison de la dignité : le marquis en a onze ; le comte, neuf ; le baron, sept (V. planche 1). i
Les lambrequins figurent des morceaux d’étoffe décou-, pés en forme de feuillage, entourant le casque et descendant aux deux côtés de l’écusson.
Le cimier , qui est au-dessus du casque ou de la couronne, représente une pièce du blason, comme un aigle, une fleur de lis, etc.
L’écu est soutenu par des tenants , c’est-à-dire par des figures célestes, humaines ou idéales, ou par des supports , c’est-à-dire par des animaux réels ou fantastiques.
Les feudataires, obligés de suivre le roi dans ses guerres avec un certain nombre d’hommes d’armes, comprirent la nécessité d’avoir un cri de ralliement personnel. C’était tantôt le nom même du seigneur, tantôt le nom d’un fief, d’un patron, d’une bataille gagnée, etc.
La devise est une courte pensée exprimant soit une vertu, soit un haut fait d’armes, ou bien une maxime tirée de l’Ecriture ou des auteurs profanes. Ces devises, placées au haut des armoiries, se rapportent ordinairement aux sentiments ou à quelque circonstance de la vie de celui qui l’a adoptée.
Ornements de dignités. — La dignité papale est marquée par la tiare, faite de trois couronnes, et les clefs; les car-
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dinaux timbrent leur écusson d’un chapeau rouge à quinze houppes. Il n’y a que dix houppes pour les archevêques et six pour les évêques. On reconnaît l’écusson des abbés à la croix tournée en dedans (V. planche I). Les rois posent leurs armes sous un grand pavillon doublé d’hermine et couvert de la couronne royale. Les ducs et pairs enveloppent les leurs d’un manteau doublé d’hermine. Les attributs du grand chambellan sont deux clefs passées en sautoir; ceux du grand aumônier, un lion; ceux du grand échanson, deux bouteilles; ceux du grand louvetier, deux têtes de loup. Les maréchaux de France ont deux bâtons ; les amiraux, deux ancres d’or; les colonels, six ou quatre drapeaux; les grands maîtres d’artillerie , des canons.
On donne le nom d’armes parlantes à celles dont les figures font allusion au nom de famille.
La Tour-d* Auvergne. Chabot.
Nous donnons, à h planche 1, les armes de la Trémoille, pour montrer la manière de blasonner. L’écu est écartelé, au 1er, d’azur à trois fleurs de lis d’or, qui est de France ; au 2e, contre-écartelé en sautoir, en chef et en pointe d’or à quatre vergettes de gueules et en flancs d’argent, à l’aigle de sable, qui est à' Aragon, Naples ; au 3e, d’or à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d’argent et cantonnée (1) de seize alérions (2) d’azur, qui est de Laval ;
(1) Cantonné se dit de la croix et des sautoirs accompagnés dans les cantons de l’écu de quelques autres figures.
(2) Aiglette sans bec et sans ongles.
MOYEN AGE ET RENAISSANCE
au 4e, d’azur o trois fleurs de lis d’or, au bâton de gueules p éui (1) en bande, qui est de Bourbon. Sur le tout d’or, au chevron de gueules accompagné de trois aiglettes d’azur, becquées et membrées de gueules, qui est de la Trémoille. Tenants : deux anges. L’écu timbré (2) d’une couronne royale fermée et croisetée, et environné du manteau de pair, sommé de la couronne de duc (3).
Article 2.
Paléograpli i e.
La paléographie est la science des anciennes écritures. Nous n’avons à nous occuper ici que des écritures du Moyen âge. Cette étude est nécessaire pour lire les inscriptions des monuments, pour déchiffrer les manuscrits, les chartes et les diplômes. Nous devons, comme dans tout le cours de ce chapitre, nous borner à de très-courtes indications.
Papier. — Le papier de coton, connu en Orient dès le ixe siècle, ne s’introduisit en France qu’au xme. Son usage se popularisa au xive siècle, et on réserva, pour les diplômes et les ouvrages importants, le parchemin dont on se servait exclusivement dans les époques antérieures. Le papier de chiffons ou de lin paraît avoir été inventé dès le xue siècle ; mais il ne fut généralement usité qu’au xive. Dans les siècles primitifs on teignait souvent le parchemin en pour-
(1) Qui ne touche point le bord de l’écu.
(2) Le timbre est tout ce qui se met sur l’écu ; il comprend le casque, la couronne, le cimier, le bourrelet, les lambrequins.
(3) Nous avons emprunté ce blason et la plupart de nos définitions k l’excellent Code héraldique de M. Jules Paulet, bibliothécaire à Beaune.