Branche des Valois-Orléans Louis XII
1422-1461 1461-1483 1483- lios
royal contre les seigneurs, l'époque de la monarchie tempérée.
** Aperçu général du régime féodal. — Caractères essentiels. — Le régime féodal est une forme politique qui a fonctionné au moyen âge, non seulement en France, mais dans toute l'Europe occidentale ; on le trouve aussi, à d'autres époques, dans d'autres pays, par exemple en Chine et au Japon.
11 se caractérise par deux traits essentiels : 1o le morcellement de la souveraineté au profit des seigneurs ; 2° la hiérarchisation corrélative des personnes et des terres.
1° Morcellement de souveraineté au profit des seigneurs. — ; Au xe siècle, la France est divisée en un certain nombre de grandes seigneuries, subdivisées elles-mêmes en une infinité de petites seigneuries. Chacune de ces seigneuries forme un petit Etat, dans lequel le seigneur haut justicier, véritable souverain, exerce des droits régaliens : droit de rendre la justice, droit dé lever des impôts, droit de faire la guerre. La France présente l'aspect d'une fédération d'Etats ayant à sa tête le roi. Mais le roi, en cettte qualité, a peu d'autorité ; il n'a tous les attributs de la souveraineté que comme seigneur féodal sur les terres où il a conservé la haute justice.
2° Hiérarchisation corrélative des personnes et des terres. — Dans la société féodale, chaque homme libre est rattaché par un lien de vassalité à un seigneur ; il en résulte pour le vassal des obligations personnelles de service militaire, de justice et de conseil, en échange de la protection que le seigneur lui procure. Comme ce seigneur a d'autres vassaux sous son autorité, il se trouve être ainsi le centre d'un groupement féodal. Lui-même peut avoir promis l'hommage à un autre seigneur plus puissant que lui, dont il est le vassal. Ce dernier se rattache à son tour à un seigneur plus élevé, celui ci à un autre, et ainsi de suite, jusqu'au roi qui est le suzerain de tous les seigneurs, sans être luimême le vasal d'aucun autre. C'est la chaîne des personnes.
Il est à noter, en passant, que, dans cette hiérarchie des personnes, chaque seigneur n'a de droits qu'à l'égard de son vassal immédiat ; il n'a pas d'autorité directe, vis-à-vis de ses arrièrevassaux.