‹ Manuel élémentaire de dermatologie topographique régionaleChapitre 141 sur 251 · VERRUES DU SILLON PÉRI-UNGUÉAL · texte numérisé non relu

VERRUES DU SILLON PÉRI-UNGUÉAL

Les verrues simples peuvent s'accumuler dans le sillon latérounguéal, et s'insinuer au-dessous du bord latéral de l'ongle ou sous son bord libre. Dans ce cas elles deviennent, à chaque pression forte du doigt, l'occasion de douleurs très pénibles.

Leur diagnostic difrérentiel avec la tuberculose papillomateuse (p. 425) est fait, le plus souvent, par la seule concomitance d'autres verrues sui' le dos des doigts et de la main. D'ailleurs, les verrues ne s'accompagnent d'aucun symptôme inflammatoire.

On peut tenter leur destruction par l'acide chromique au 1/2, au 1/5 au 1/5, ou d'autres caustiques chimiques, mais j'ai toujours été obligé

de recourir au galvano-cautère pour en avoir raison d'une façon définitive, après anesthésie, comme cela est presque toujours nécessaire pour les opérations sur cette région, très sensible.

SCLÉRODACTYLIE

J'ai déjà parlé plus haut de la sclérodactylio (p. 581). Ce n'est pas une maladie des doigts comme son nom semble l'indiquer, c'est une maladie de tout le revêtement cutané, et qui sera étudiée avec les dermatoses généralisées (p. 090). Mais elle commence par le doigt, gagne la main, puis tout le membre peu à pen.

C'est un épaississement tégumentaire total, augmentant d'abord le

Fui. 165. — Sclérodactylie mulilnnte. (Malade de A. Foiirnier. Musée de l'hôpital Sainl-Loiiis, ii" "iSd.

volume du doigt: la peau apparaît jaune, cireuse, translucide, puis, tout se passe comme si cette carapace se contractait en atrophiant le doigt sous elle. Et, tandis que l'œdème dur et l'hypertrophie gagnent la main, les doigts deviennent fuselés, et s'amincissent du bout, au

point de perdre leur phalange terminale, dont Tos fait saillie quelquefois entouré d'un bourrelet de fongosités.

Cette maladie, d'origine tropliique sans doute, mais dont le mécanisme et les causes demeurent obscurs se termine lentement })ar la cachexie et la mort du fait d'une maladie intercurrente, ordinairement.

LEPRE MUTILANTE

Les formes mutilantes de la lèpre sont communes (p. 580). Elles surviennent le ]»lus souvent dans la lèpre liophoneurotique ou mixte.

Le type le plus habituel est le panaris chronique de Morvan avec atrophie musculaire, rétractions tendineuses, troubles des sensibilités, etc., etc.

Des ulcères tout à fait analogues au mal perforant plantaire, se produisent, qui aboutissent à la dénudation osseuse et à la perte des phalanges.

Je n'insiste pas plus sur ces phénomènes rares en France, et qu'un article général sur la lèpre (p. 751) résume d'ensemble.

Les mêmes phénomènes ont été décrits dans la syringomyélie d'origine non lépreuse.

FiG. 166. — Panaris mutilant dans la lèpre. )Malade de . Dejerine.)

J'exposerai d'abord quelles sont les di- ) „, , ^..,

,,. ,. , , . . 7 [ Généralités p. 432.

verses altérations des ongles en gênerai. \

Les ongles peuvent manquer, ou garder, ^ de la naissance à la mort, un état dystro- f Atrophies etdystrophique, plus ou moins accusé, portant sur i phies congénitales, p. 433. tous les ongles, ou sur quelques-uns . . . )

Les ongles peuvent devenir l'occasion / „ ... ,„

. , . „ , , ■ ^ Onychophagie ... p. 433.

dune manie bien connue, F onychophagie. )

En outre toutes les maladies graves que \

traverse l'organisme retentissent sur la i„,^

, .^. , , 77 7 f Déformations un-

nutrition des onqles, comme sur celle des ' ■ . , , „ ,

^ ' > gueales des mala-

cheveux, et se traduisent ordinairement i j^^g araves d 434

par des sillons transversaux plus ou moins \ marqués }

Parmi les ony choses de cette origine, les ] ^ , , .,. .

, ,.,... . -^ X f Onychose syphihti-

onychoses syphilitiques mentent une men- } '' '^^ ,o.

. "^ ^ . ,.^ { que p. 434.

tion toute particulière . . . )

...et aussi les onychoses de la lèpre. . . Lèpre p. 435.

Certaines maladies plus que d'autres, '\ parce qu'elles ont une détermination cuta- j Onychoses des grannée, influent sur la forme des ongles et y des dermatoses. créent des altérations, i'eczéma et le pso- \ Eczéma, psoriasis, p. 435. riasis particulièrement j

D'autres semblent agir sur l'ongle par ^ troubles trophiques, quoi qu'on ait beau- j Onychoses des grancoup abusé de cette cause, qui demeure . des maladies ner-

hypothétique en bien des cas, pour tenter \ veuses p. 437.

d'expliquer des onychoses non définies . . j

Parmi ces derniers les troubles un- ) guéaux de la pelade demandent à cause de > Onychose peladique p. 437. leur importance une mention particulière. )

Enfin l'ongle peut être attaqué directe- ) ment par des parasites. Il y a une ony- r Onychose favique . p. 438. chose favique )

... une onychose accompagnant la tricho- ) Onychose trichophyphytie S tique p. 439.

... une autre que provoque le staphylo- J -. , ^ i. i

^ . ^ ^ , . f Onychose staphylo-

coque dore et qui s'accompagne de minus- ]^ coccique p. 440.

cules abcès sous-unguéaux )

DERMATOLOGIE TOPOGRAPUIQUE.

... une autre que provoque le streptocoque ) „ , ^ ,

^ ^ ^ , . . , ( Onychosestreptococ-

et qui s'accompagne de perionychose ? ^. p. 441

phlycténulaire i

£h dehors de ces types divers il faut bien savoir que beaucoup

de lésions unguéales ne sont encore pas classées et que, surtout, les

lésions unguéales, quand elles existent seules, sans lésions cutanées

concomitantes, sont, trop souvent, indifférenciables entre elles.

GÉNÉRALITÉS SUR LES LESIONS UNGUÉALES

L'ongle ne réagit pas difléremment à chaque cause morbide. On peut

distinguer dans les maladies unguéales, l'onyeliose vraie où longle est attaqué seul, et la perionychose où le pourtour de l'ongle esl atteint. Les deux types coexistent très souvent.

Quand Longle est malade seul, il présente trois ou (juatre types morbides.

P La Pacliijony chose (Fonrnier), ongle épaissi en moelle de jonc sous la table externe conservée.

2" VOnychovrexls (Dubienilh) dans laquelle l'on-

FiG. 167. — Onvchorrexis. (Malade de Dubreuilh.) , i i f • i i

gle semble friable dans le sens de la longueur, et vouloir se partager en libres parallèles, comme une tige de chanvre écrasé.

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