‹ Manuel élémentaire de dermatologie topographique régionaleChapitre 153 sur 251 · RÉTRACTION DES ORTEILS EN GRIFFE · texte numérisé non relu

RÉTRACTION DES ORTEILS EN GRIFFE

Cette difformité existe, congénitale, chez ])eaucoup de sujets dont les orteils en marteau chevauchent les uns sur les autres. Mais cela se produit au cours de plusieurs maladies cachectisantes, principalement

Kiu. 178. — Onychogripliose. — l'ied tabétique, atteint do mal perforant. (Malade de Jeaiiselme.

Photographie de A'oiré.)

dans les maladies nerveuses graves : syringomyélie, lèpre nerveuse, ataxie locomotrice, sclérose en plaques, atrophie musculaire progressive; dans le cas que représente cette figure, il existait un tabès.

Ces lésions favorisent les déformations unguéales et Toiiychogriphose (p. 462).

Le traitement est purement orthopédique et le plus souvent consiste dans le port de chaussures spéciales.

GANGRÈNES DES ORTEILS

Les gangrènes des extrémités sont les moins rares. Elles ne sont encore pas fréquentes. On les a vues dans l'ergotisme chronique, au cours des maladies infectieuses, à la suite de thromboses artérielles septiques, dans l'athérome par endartérite oblitérante, dans le diabète, enlin la gangrène par congélation s'est observée assez fréquemment en temps de guerre chez le soldat. Je n'insiste pas sur la thérapeutique de ces cas qui regarde plus le cliirurgien que le dermatologiste.

Les ongles des orteils peuvent présenter toutes les lésions qu'otTrent à étudier les ongles des mains. Mais elles s'y présentent identiques, je me contenterai donc de renvoyer le lecteur au chapitre où j'en ai traité (p. 431).

Les onychoses de Teczéma, du psoriasis, la péri-onychose streptococcique (tourniole) sont identiques aux pieds et aux mains.

Les onychoses de la syphilis secondaire sont moins fréquentes aux pieds qu'aux mains. Ils y présentent les mêmes symptômes.

Les onychomycoses (favus et trichophytie) sont rares aux orteil?, mais on les y cherche bien plus rarement. Je n'ai jamais observé aux orteils l'onychose staphylococcique des ongles des mains (p. 440).

Par contre dans les onychoses du pied, les décollements des ongles, et la production de sérosité fétide au-dessous d'eux, sont beaucoup plus fréquents. Ce cas n'a guère qu'un traitement, l'avulsion de l'ongle et le traitement local de la cause pendant la repousse de l'ongle suivant. Je ne citerai que pour mémoire l'ongle incarné qui peut obliger à l'ablation chirurgicale de la sertissure latérale tout entière de l'ongle malade. L'onychogriphose est pins fréquente aux jtieds qu'aux mains; j'en dirai donc ici quelques mots.

ONYCHOGRIPHOSE

Ce n'est pas une maladie, mais un symptôme. L'ongle altéré, hypertrophié, recourbé en griffe, strié transversalement comme une corne de chèvre, ou comme une coquille d'huître, recouvre l'extrémité du doigt. Cette déformation existe surtout aux gros orteils. Elle y est du moins toujours plus marquée qu'aux autres doigts.

Cette difformité peut être consécutive à des irritations locales ou voisines : eczéma, psoriasis ; mais le plus souvent elle est consécutive aux traumatismes locaux des chaussures, ou bien elle accompagne des troubles ti'ophiques : rétraction des doigts en grilfe, ou encore on l'observe au cours de maladies nerveuses graves : ataxie locomotrice, lèpre anesthésique, syringomyélie, etc., etc.

Le traitement local est la section de l'ongle après ramollissement

FiG. 179. — Onycliogripliose. (Malade de Dubreuilli.

et pansement humide. Dans les cas purement traumatiques on peut être amené à enlever l'ongle simplement.

GLAND ET PREPUCE

La région du gland comporte à considérer d'abord, deux malfoi^mations impor- [ v,^ .^ j , , ,„, , , , .' , , ^ , , . Etroitesse du méat . p. 464. tantes. L etroitesse du méat qui prédispose '

aux infections uréthrales . . -

... et la brièveté du frein qui crée des

déchirures, pendant le coït, et qui se trouve , „ ., ^ , -, . ■ ,„„

. ., ,,. ,-,.- ,> Brièveté du frein. . p. 465.

ainsi la cause de bien des inoculations de \

chancres mous et indurés ]

J'étudierai ensuite les phimosis. Et il en , est de diverses sortes. Tantôt l'étroitesse [ Phimosis congénital, p. 465. du prépuce est congénitale

... tantôt, même chez l'enfant, elle est , , . . . „

^ , ^ , . / Phimosis mflamma-

accidentelle , momentanée et de cause m- matoire n 46^

flammatoire

Chez l'adolescent deux phimosis existent ) „, . . , ,

. „, , . ,, . / Phimosis blennorra-

surtout : lun inflammatoire, œdémateux, \ „,„„„ ^ /ce

' ' \ gique p. 466.

énorme, consécutif à la blennorragie. . . ]

... l'autre froid, avec un prépuce de ^ consistance ligneuse, scléreuse, plein de f Phimosis syphili-

bosselures et qui appartient à la syphilis ( tique p. 466.

secondaire ]

Toutes les balanites peuvent donner lieu ) ,, . ■ , , , ,

, -j. . . . / Phimosis de la balaa un phimosis passager consécutif. Ainsi ^ ^.^^ herpétique. . p. 467. après l'herpès, le cas est possible ;

... plus souvent encore après la balanite ^ Phimosis de la balainflammatoire simple, traumatique. . . . ) nite simple. ... p. 467.

Le phimosis de la balanite diabétique est \ même assez particulier d'aspect, et recon- I Phimosis de la balanaissable, comme la balanite qu'il accom- ( nite diabétique. . p. 467. pagne )

Enfin le phimosis peut compliquer les ; „, . . , . .^ ■ '^ s- ., u , .1.-S ?ii 1.1 Phimosis des vegeta-

vegetations et la balano-posthite quelles de- tnnq d 467

terminent

Cette série morbide terminée, j'expli- ) querai le paraphimosis, son mécanisme et ;- Paraphimosis. ... p. 468. son traitement )

464 DERMATOLOGIE TOPOGRAPHIQIJE.

Puis je dirai un mot de chaque balanite : \ d'abord des balanites primitives : balanite j

traumatique, hydrargyrique, iodopotas- ^ Balanites primitives, p. 468. sique, pustulo-ulcéreuse, érosive circinée, etc

Les balanites symptomatiques seront étudiées avec leur cause.

J'envisagerai ensuite les lésions galeuses ^ „ ,„q

du gland )

... ensuite les végétations post-blennor- ) „. , . ,„,

> Végétations p. 471.

ragiques 1

... les lésions syphilitiques du gland et du )

prépuce : chancre induré, papules secon- > Syphilis p. 472.

daires, gommes vulgaires et chancritormes. )

Le chancre mou ou chancrelle nous . obligera ensuite à une description bien , Chancre mou. ... p. 475. différentielle ,

J'en dirai autant de l'herpès, origine de )

tant d'ei^reurs de diagnostic préjudiciables | Herpès p. 477.

au malade )

Je décrirai encore les diabétides, lésions 1

ulcéreuses ou exulcérées importantes, sou.- \ ,. , .^., ,„„

/, ,. . \ Diabetides p. 478.

vent méconnues et dont le rôle diagnostique i

est considérable ]

Je terminerai en disant deux mots du ) Lichen plan .... p. 478. lichen plan local, et aussi de la tuberculose [ Tuberculose .... p. 479. et de l'épithélioma qui sont deux raretés. ) Épithélioma .... p. 479.

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