LES PHIMOSIS
On désigne sous le nom de phimosis l'état qui résulte de l'impossibilité de mettre le gland à découvert, à cause de l'étroitesse acquise, ou congénitale du prépuce. Les phimosis forment un très important chapitre de clinique.
Chez r enfant le phimosis est congénital ou accidentel. Congénital, ce qui est assez fréquent, il peut être plus ou moins serré : dans le premier cas il oblige à la circoncision ou à un débridement; dans les cas les moins manjués, on fait une dilatation forcée, avec une large pince hémostatique, dont on écarte les mors, introduits dans le prépuce. Le phimosis congénital s"accompagne quelquefois de l'adhérence du prépuce au gland par de véritables synéchies qu'il faut rompie. L'enfant peut présenter aussi un phimosis inflammatoire, avec œdème et douleur locale. Ce fait est rare et dépend d'une balano-posthite sousjacente due elle-même à l'accumulation du smegma, ou à un savonnage brutal, quelquefois, dit-on, à des pratiques de masturbation. Dans ces cas, laver 5 à 0 fois par jour avec de l'eau boriquée tiède injectée entre le gland et le prépuce avec une poire à lavements. En deux ou trois jours, on peut découvrir le gland et on soignera la balano-posthite suivant sa cause (p. 408).
Sabouraud. — Dermatologie topogr. 50
Citez r adolescent et ra(lnlt(>, le phimosis peut être dû à des causes très difléreules : les plus iïéqueutes et ordinaires sont la blennorragie et la syphilis. Leurs caractéristiques sont très dillerentes.
PHIMOSIS BLENNORRAGIQUE
Le sujet présente un membre énorme, en battant de cloche, rouge à son extrémité, très gonllé. très douloureux. On relève le prépuce, du pus s'en écoule. De deux choses Tune, ou bien on peut découvrir le méat, et on voit que le pus en sort : blennorragie. Ou bien on ne peut pas le découvrir, on fait une préparation microscopique extemporanée('), il y a du gonocoque : blennorragie. Il n'y a pas de gonocoques, balano-posthite (p. 4(5(8). S'il s'agit d'une blennorragie, traiter par les boissons délayantes, les lavages locaux, les pansements humides locaux, pendant quelques jours; dès que l'inflammation sera tombée, traiter par de grands lavages en commençant par des solutions de permanganate an 10000 dont on ramènera peu à peu la dose au 5000. Voir pour techniques et détails, les traités de vénéréologie. S'il y a balano-poslhite, traiter par les injections sous-préputiales comme il a été dit chez l'enfant.