CHARBON MORTEL
Lorsque la pustule maligne (p. 591) évolue vers la mort, le malade présente un ensemble symptomatique analogue au précédent. Si la pustule a siégé au visage, à la joue, à la paupière, ces régions se couvi'ent d'escarres jaunes fluentes; la tête est énormément tuméfiée, d'un violet noir. La peau présente des phlyctènes rousses, molles, de ci, de là, et de nouvelles ulcérations naîtront sous chacune d'elles. La moitié du corps correspondant au siège de la piqûre initiale, (dans le cas que je décris, la moitié supérieure du corps) est du même violet noir que la tête. Cet œdème violet s'arrête au niveau d'un bourrelet œdémateux qui semble tiré au cordeau. Au-dessous la peau est saine et parait normale. Le bourrelet s'avance d'heure en heure, diminuant les surfaces restées saines. La température est excessive, 41°, 5. Le malade est dans le coma. La mort survient 5 jours environ après ({ue les premiers symptômes généraux graves sont apparus.
PÉLIOSE RHUMATISMALE
Quelques jours après une infection d'apparence légère : angine, courbature, douleurs articulaires vagues, apparaît sur le corps, mais surtout sur les jambes, une série de macules purpuriques que la pression d'une lame de verre n'efface pas. Ces taches durent 5 à 15 jours et d'ordinaire disparaissent peu à peu sans laisser de traces. Quelquefois, il y a des rechutes et de nouvelles taches apparaissent.
LES PURPURAS ET ÉRUPTIONS PURPURIQUES.
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Cet état peut se prolongei- quelques semaines. Examen du cœur, du foie, de la rate, examen d'urines pour éliminer l'hypothèse des purpuras caractérisant une tare organique (p. 670).
Boissons chaudes, lait coupé d'eau de Vichy : surveiller la gorge, les urines même (sucre et albumine), tant que durera ""^""^
l'éruption. In purpura doit toujours faire garder un pronostic réservé. Celui-ci pourtant est bénin. H,.
MALADIE DE WERLHOFF
C'est un purpura aigu, d'allures graves, qui ne s'observe guère qu' entre 5 et 15 ans. Il débute par un saignement de nez, le plus souvent nocturne, l'hémorragie ne s'arrête pas. On examine le corps, il semble couvert de coups, d'ecchymoses. Les conjonctives, les muqueuses de la bouche, le dessous des ongles, toutes les surfaces visibles sont criblées de points ou de taches hémorragiques, 58", 5 ou 59°, pouls rapide, anxiété, essoufflement, soif intense ; des hémorragies peuvent faire craindre la syncope.
On l'a vue se produire, même mortelle. Dans la majorité des cas, pourtant, ce
syndrome si effrayant se termine par la guérison. L'hémorragie s'arrête et ne recommence pas. De jour en jour, les eci hym3ses s'effacent et l'état général de l'enfant devient meilleur. C'est une conva-
FiG. 215. — Purpura (cuisse). (Malade de I, ailler. JUusée de l'iiôpilal Saini-Loiiis, n° 1068.)
lescence rapide et complète. La cause de cette maladie est inconnue : toxhémie, toxinhémie, septicémie (?).
Le ti-aitement est uniquement symptomatique. Pratiquer, sans attendre et sans faire aucune érosion accidentelle, le tamponnement des fosses nasales. L'effet de l'ergotine est douteux. Les solutions d'adrénaline au 1/1000 pourraient servir à faire des attouchements aux points qui saignent, puisqu'il s'agit de gagner du temps. Faire prendre à l'intérieur en 24 heures.
Chlorure de calcium 4-6 grammes.
Rhum 30 —
Eau distillée 4^0 —
Sirop d'oranges amères 50 —
Pendant la convalescence, régime suhstantiel et fortifiant. Cure d'air, bord de mer, etc.