‹ Manuel élémentaire de dermatologie topographique régionaleChapitre 246 sur 251 · N/EVI VERRUQUEUX · texte numérisé non relu

N/EVI VERRUQUEUX

Il y a des na-vi verruqueux mous et durs. Ceux-ci plus fréquents, plus caractéristiques. Ce sont des saillies aplaties à bords tranchés.

Imii. 22o. — .Nœvus liyperkt'ralosiquc symélrique. iMalnde de r. Besnier. Jlust'o de riio|iilal Saint-Louis, n° 1680.)

faisant avec la peau voisine une opposition absolue; par la couleur

grise, jaune, brune (le leur masse, par riiyperkéralose grise de leur surface, par leur distribution linéaire ou géographique.

Leur diagnostic ne présente pas de difficulté. Le plus souvent leur traitement est nul.

car ils demeurent station naires sans augmenter. Onand on est conduit h en pratiquer, c'est l'électrolyse bipolaire (voir p. 5) qu'il faut employer.

N/ŒVl-ADÉNOIVIES SYMÉTRIQUES DE LA FACE

Je les ai décrits avec les affections du visage (p. 117).

Ce sont de petites tumeurs molles, miliaires, ou grosses comme un pois, conglomérées, réunies dans le sillon naso-génienou disséminées à la racine du nez, au front, au menton, etc. Ce sont des n»vi et leur origine congénitale a été souvent mise en lumière.

Pourtant ils ne se développent guère qu'à quatorze ou quinze

ans et une fois développés Fia. 226 - Naevus vorruqueux (Malade de E licsnie.-.

^ "^ Musée de lliopiUl bnint-Louis, n° 14/8.)

restent stationnaires; ils sont

plus fréquents chez la femme. On les détruit au galvano-cautère, ils

ne récidivent jamais.

HIDRADENOMES

Les hidradénomes sont de petites tumeurs papuleuses miliaires du cou, de la région tlioracique antérieure et de la racine des bras, plus

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rares en d'autres régions, comme les paupières, le front, le nez, les oreilles.

La disposition des éléments, régulièrement disséminés, ressemble à celle de plusieurs exanthèmes papuleux, chacun a 2 à 5 millimètres de diamètre, est ovalaiie, d'un rose jaunâtre, recouvert par la peau normale; la palpalion les montre d'une consistance ferme.

Leur accroissement est lent, leur multiplication aussi; arrivés à leur dimension de 5 millimètres, ils n'augmentent plus et persistent sur place sans modifications, sans dégénérescence ni retentissement ganglionnaire. Il semble qu'il s'agisse de kystes développés sur des germes embryonnaires de glandes sudoripares. Dans cette opinion, ces tumeurs miliaires seraient encore une forme de nœvi.

URTICAIRE PIGIMENTAIRE

L'urticaire pigmentaire est une maladie chronique qui débute- dans la première année par des poussées éruptives d'éléments urticariens. Les éléments nés ainsi restent papuleux, se pigmentent et demeurent sur place sans changements. C'est une maladie généralisée à toute la surface du corps et qui doit sans doute être rapprochée des neevi multiples. Ce type morbide qui peut être familial est constitué à la période d'état par des nodosités plates, quelquefois intensément congestives, le plus souvent d'un gris brunâtre, chroniques, permanentes, caractérisées anatomiquement par un infiltrat de cellules conjonctives spéciales dites Mastzellen ; on en trouvera la description clinique moins sommaire page 628.

DERMATOiMYOlVIES

Décrits par Besnier. Affection rare, exclusive à la femme; au début faite de petites taches rosées lenticulaires, qui lentement deviennent papuleuses. Ces papules occupent toute une région en groupes, en traînées. Elles ont la couleur de la peau ou sont d'un rouge terne. Elles sont composées de faisceaux musculaires entrecroisés, dans le derme. La compression que ces faisceaux exercent sur les terminaisons nerveuses adonne lieu sous l'intluence d'excitation extérieure à des crises douloureuses insupportables, pouvant obliger à une intervention chirurgicale, d'ailleurs sans gravité. Ces tumeurs, d'origine nœvique probable, ne récidivent jamais.

KYSTES DERMOIDES

Les kystes dermoïdes sont issus de renclavement d'un pli épidermique dans une fente embryonnaire. Aussi ne les oLserve-t-on qu'aux régions où ces fentes ont existé : queue du sourcil, parties latérales du cou, gouttière sacro-coccygienne, gouttière uro-génitale. Ils existent dès la naissance, mais ne se développent qu'à la puberté ou dans Tâge adulte. Leur seul traitement, quand ils endemandeni:, est l'extirpation chirurgicale.

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