‹ Manuel élémentaire de dermatologie topographique régionaleChapitre 68 sur 251 · NUQUE · texte numérisé non relu

NUQUE

D'autres fois, c'est une tricliophytie squameuse, rose à bord rouge, serpigineuse, d'évolution bénigne, de placards très multiples, et qui semble originaire du veau et de la chèvre (tig. 67).

D'autres fois enfin, c'est une trichophytie poly-micro-circinée de

Fii;. 07. — Tricliophytie cutanée d'origine animale (chèvre). (Malade de Du Castel. -Musée de l'hôpital Saint-Louis, n° 1893.)

grand développement, en bandes, en collier. Les lésions très chroniques : 0, 5, 10 ans, semblent provenir du chien et sont caractérisées par un mince liséré rouge ponctué de vésico-pustules que le grattage excorie.

Ces deux dernières espèces morbides se guérissent en quelques jours par des applications de teinture d'iode au 1/5 ou au 1/4 dans de l'alcool à 60". J'ai indiqué le traitement du kérion en traitant des trichophyties de la barbe et du cuir chevelu (p. 177 et 217).

PLACARDS CHRONIQUES D ECZÉMATISATION LICHENISEE

Ils peuvent s'observer chez les jeunes gens, comme suite locale d'un eczéma impétigineux avec hypoacidité urinaire et albumine

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(p. 15), mais plus souvent chez l'adulte ou dans lïige mûr chez des nerveux :

Une petite lésion médiane, ou latérale, ou bilatérale, rose, à peine humide, très prurigineuse, non croùteuse, à peine squameuse, nait et grandit lentement, jusqu'à atteindre 5 à 8 centimètres de grand fliamèSre.

Elle résiste aux traitements, s'étend, l'hypoderme sous elle s'épaissit, sa surface rugueuse quadrillée de sillons presque réguliers prend un aspect brillant et parqueté, caractéristique du syndrome clinique nommé lichénisation ou lichénificalion (p. 6J0). Le prurit reste intense, par crises revenant sui'tout le soir.

Cette dermite, très rarement exsudative,très chronique, est le lichen, circumscriptus des anciens auteurs français. Elle peut s'ol)serveren un seul siège, ou être une localisation particulière d'un prurigo lichénifié de divers sièges (p. (M 8).

Le traitement général doit s'inspirer de l'examen attentif du malade, il ne peut être formulé le méuie en t(ms cas. Le traitement local est médiocrement heureux. Cependant dans les cas bénins les pommades anti-prurigineuses

Glycéré d'amidon neutre . 40 grammes.

Résorcine i

Acide tartrique ;ïïi 40 centigrammes.

Menthol )

et dans les cas sérieux les pommades réductiices fortes donnent des résu 1 ta ts appréciables .

Huile décade JO grammes.

Lanoline 20 —

Bioxyde jaune Hg )

Résorcine ■ ;ùi 1 gramme.

Jchtyol )

Mais il faut en doser la formule pour chaque cas et par tâtonnements.

Le traitement électrique (haute fréquence), basée sur l'hypothèse qui fait de cette lésion une névrodermite, ne paraît pas donner de résultats constants valables.

On pourrait employer les rayons X à ])etites doses : 2-5 unités H de llolsknecht ou une demi-teinte B du radiomètreX (p. 210) pour tenter de dissoudre l'œdème dur chronique sous-jacent à la lésion.

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