CICATRICES
Le cuir chevelu est exposé à toutes causes de cicatrices. Les cicatrices une fois faites persistent indéfini tuent. Le cuir chevelu des vieilles gens peut ainsi présenter beaucoup de cicatrices de toute oi^gine.
Il y a les cicatrices traumatiques qui sont linéaires ou angulaires, les cicatrices d'éruptions furonculeuses qui sont punctiformes, ordinairement nombreuses, en coup de plomb; de même les cicatrices d'acné nécrotique, un peu plus grandes et très varioliformes.
Il y a les cicatrices d'abcès froids, de suppurations osseuses, plus larges que les précédentes, creuses et rayonnées, les cicatrices allongées et géogi^aphiques du lupus érythémateux, les cicatrices multiples, découpées et irrégulières de la pseudo-pelade de Brocq, les cicatrices du favus, aussi irrégulières de forme mais dont une plaque au moins est plus grande que toute autre. Ces dernières et celles des brûlures, qui leur ressemblent beaucoup, présentent toujours des cheveux ou des bouquets de cheveux survivants, disséminés à leur surface. Je ne parle que pour mémoire des cicatrices ravinées du vitriol et des cicatrices plus déprimées encore des séquestres syphilitiques tertiaires, sous lesquelles le toucher montre que le plan osseux a disparu en tout ou partie.
Ce sont là les principales causes de cicatrices au cuir chevelu mais il y en a bien d'autres et il est difficile de les énumérer toutes. Celles que je viens de mentionner sont les plus fréquentes.
Quand une cicatrice est vicieuse on peut corriger sa difformité par des scarifications linéaires de ses bords et de ses coutures saillantes. On rend ainsi régulières et planes des cicatrices bridées et irrégulières, mais on ne peut faire mieux. Menahem Ilodara a proposé la réimplantation de tronçons de cheveux (coupés sur la tête du même sujet) dans des scarifications profondes pratiquées au travers de la cicatrice. Les
résultats que j'ai obtenus dans le seul cas où j'ai essaye cette méthode difficile et douloureuse, ont été médiocres. Dans plusieurs autres cas j'ai fait tatouer la cicatrice, et le résultat m'a toujours paru assez heureux pour (jue cette pratique doive être conseillée plus souvent, quand une cicatrice ne peut être dissimulée par de faux cheveux ou par les cheveux normaux qui l'entourent.
VARIA
Le cuir chevelu peut montrer beaucoup de types dermatologiques moins importants que les précédents auxquels on ne peut consacrer une étude spéciale, mais seulement quelques mots; ce sont par exemple :
Le molluscum contagiosum. — C'est un semis discret ou abondant de lésions saillantes, molles, rondes, roses, cratériformes dont la cavité est occupée par une production demi-cornée qu'on peut avec quelque peine exprimer entre les ongles. Cette lésion, plus fréquente au visage et chez l'enfant, peut s'observer sur les cuirs chevelus chauves et y atteindre des dimensions assez considéi-ables. Leur traitement reste le même partout, on les fait sauter un par un à la curette tranchante. Cette méthode est peu douloureuse et de résultats toujours excellents.
Verrues. — Les verrues à surface villeuse, et comme recouverte de petits doigts cornés, sont encore parmi les types de lésions rares mais non très rares au cuir chevelu, devant lesquels le médecin se trouve ordinairement mal armé. Elles se voient chez l'enfant, l'adulte et le vieillard. On peut préconiser contre elles les applications d'acide chromique au 1/5 ou au 1/5 avec un bois d'allumette et un flocon d'ouate roulé autour de lui : (applications ménagées). On emploie de même l'acide salicylique au 1/2.
Le médecin peut détruire les plus grosses au galvano-cautère et ne se servir de la solution chromique que comme moyen complémentaire.
Kystes sébacés. — Les kystes sébacés, non plus, n'existent pas exclusivement chez le vieillard, ils appartiennent plutôt à l'âge adulte. Lorsqu'ils sont clos de partout, il faut les enlever chirurgicalement. Les procédés médicaux par les caustiquesne doivent plus être
employés. Lorsque ces kystes présentent un orifice gros, obstrué d'un bouchon corné gras, on peut fréquemment évacuer toute la tumeur par cet orifice en décollant ce kyste sur son pourtour avec un stvlet mousse et en exprimant son contenu par des pressions lentes ; ou bien le contenu en sort comme au travers d'une filière, ou bien on l'évacué d'un seul coup peu à peu. Aucun pansement n'est nécessaire dans ces deux derniers cas.
Epithéliomas. — Au cuir chevelu, l'épithélioma est rare, sauf quand il est surcicatriciel. Il y aflecte les mêmes caractères ulcéreux ou bourgeonnants que partout ailleurs. Comme dans tous les cas d'épithéliomas superficiels, il faudra désormais recourir à la. l'adiothérapie dès l'abord (p. 34).
cou
Le cou présente à étudier parmi les lésions dermatologiques qui s'y rencontrent le plus fréquemment :
Celles que font les puces, les punaises, ji Lésions de parasiles moustiques ) tisme p. 271.
Les taches congestives que présentent \ souvent les gens émotifs et qui sont dé- [ Érythème pudique, p. 271. nommées érythème pudique )
Les lésions ortiées, traumatiques, dites ) , . ___
, . k Dermographisme. . p. 272.
dermographisme ) ^^
... et r urticaire vraie, essentielle ou ab ) „ ^. . „„„
[ Urticaire p. 272.
mgestis )
Les lésions en cocarde de i'érythème ) Erythème polymorpolymorphe ) phe p. 273.
Les lésions rondes, moirées et squa- ) Pityriasis rosé de meuses du pityriasis rosé de Gibert ....') Gibert p. 274.
Les eczémas par propagation secon- ) . „„,
daire des eczémas du voisinage )
Le collier des lésions grises dénom- ) Syphilides pigmen- Jîiées syphilidçs pigmentaires du cou ) taires du cou. . p. 275.
Les lésions infiltrées grises et mame- } Acanthosis nigrilonnaires de i'acanthosis nigricans ) cans p. 276.
Le molluscum pendulum dont les exem- ) plaires qros ou petits s'observent sur la > , uscum penaupeau du cou des vieilles gens j
Il est coutume de compter les tu- ] meurs actinomycosiques parmi les lésions
dermatologiques, nous en devrons donc J> Actinomycose ... p. 278. parler avec cette région, puisqu'elles s'y développent plus habituellement
Je terminerai par quelques mots sur la ) „ , .,. , .,. . . \ J ■ 7 X u ( Syphilis serpigi-
syphilis serpigmeuse tertiaire, dont on ob- ; npusp n 278
serve parfois les circinations en ce point . )
La séméiologie des ganglions du cou nous
occupera ensuite avec les ganglions sous- , .
occipitaux de l'impétigo de Bockhart et de la > ^ ,. ^ , o„
,^. . , ,• X X .. ,• l ganglions du cou. p. 280
phtinase, avec le ganglion sterno-mastoidien « ^ ^
du chancre induré de l'amygdale, etc
cou, 271
avec les ganglions rétro-cervicaux de la syphilis secondaire p. 281.
avec les ganglions latéro-cervicaux de la scrofule p. 281.
avec les ganglions sous-maxillaires du
cancer lingual p. 281.
et le ganglion sus-hyoïdien du chancre de la langue p. 282.