‹ Manuel élémentaire de droit romain (volume 2)Chapitre 24 sur 659 · V. Krueger, Sources^ p. 112 et «s · texte numérisé non relu

V. Krueger, Sources^ p. 112 et «s

i. Lenel, Dos Sabinussystem, 1892. Cf. Krueger, p. 200.

^. Cest Tun des deux ouvrages que Pomponius a publié sous ce titre, son libei* tmguUiri$ encAiridit, écrit sous Hadrien, qui contenait comme introduction la petite liistoire des sources, des magistratures et des jurisconsultes conservée dans l£ long fragment D. 1, 2, Z)e 0. J. 2, et restée notre source la plus abondante sur lliistoire du 4roit de la République. Sur la doctrine de Sanio, Varroniana inden Sekrifte» der romischen Juristen, 1801, suivie par Krueger, qui lui attribue là Varronpour source principale, v. N. H. hiat., 1890, p. 33i.

des œuvres des jurisconsultes de Rome présentait certainement un volume plus modeste que ne feraient croire les habitudes des temps modernes où le bon marché de la matière première et les facilités de confection mécanique rendent les livres beaucoup moins coûteux. Cependant son étendue a été souvent trop rabaissée en partant d'une allégation mai comprise de Justinien, qui dit que les écrits mis à contribution pour le Digeste ont été réduits au 20® *. On en a conclu que toute la littérature juridique de Rome ne ferait qu'une vingtaine de fois le volume du Digeste, pas même autant que le moindre de nos répertoires de jurisj)rudence. Mais Justinien ne parle que des livres dont les compilateurs avaient connaissance. Nous avons un renseignement plus sûr, le seul scientifique, dans le chiiïredes librides divers ouvrages*'^. Les libri correspondent, malgré un effort naturel pour les faire coïncider avec des divisions des matières, à une dimension moyenne constante, à celle des rouleaux de papyrus (volumina) sur lesquels ils étaient écrits, i )r, en les additionnant on voit que le chiffre de Justinien est beaucoup trop faible. 11 suffirait, pour le dépasser, de Tœuvre de trois ou quatre des jurisconsultes les plus féconds, par exemple Labéon, Pompcmius, Paul et Ulpien '.

11 ne nous est parvenu de cette littérature qu'une fraction très restreinte. Les débris les plus nombreux nous en ont été transmis d'une manière indirecte, principalement dans le Digeste de Justinien, où les extraits sont faits avec indication d'auteur, d'ouvrage et de livre, mais avec des coupures et des changements destinés à les accommoder au droit du temps. C'est ce qui fait le grand prix des rares débris qui nous ont été transmis d'une manière indépendante et dont les plus importants sont: 1° les institvtes de Gains, ouvrage en quatre livres écrit vers Tan 101, réunissant dans un système unique le droit civil et le droit prétorien, qu'il étudie, après quelques notions sur les sources, d'après la division tripartile en droit des personnes, droit des choses et droit des actions, suivant un plan qu'on a longtemps cru de son invention, mais qui est certainement plus ancien. Un abrégé de cet ouvrage de Gains a été inséré dans la loi romaine des Wisigoths; mais il existait encore des exemplaires complets de l'original au V« siècle, et l'un d'eux a été retrouvé de notre temps. Le parchemin en avait été gratté au VI® siècle pour recevoir une copie des epistulae et des polemka de St Jérôme ; et il était arrivé sous cette forme, k la bibliothèque du chapitre de Vérone

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