XII BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE
romaine, I, Histoire et généralisation y 12« éd., 1884 ; II, III, Explication historique des Instituts, 12« éd., 1883, 3 vol. in-8°, 1883-1884), le traité développé de M. Accarias (Accarias, Précis de droit romain, 4e éd., 2 vol. in-8«, Paris, 1886-1891 =:: Accarias, Précis) et les deux manuels récents de M. Gaston May (Eléments de droit romain, 3® éd., 1894) et de M. Petit (Traité élémentaire de droit romain, 2® éd., 1895).
En Allemagne surtout, mais non pas exclusivement^ il faut distinguer les traités dlnstitutes, où le droit romain est exposé sous une forme sommaire et surtout historique, et les traités de Pandectes, où il est étudié sous une forme plus dogmatique et plus détaillée.
a) Parmi les manuels d'Institutes, nous recommanderons particulièrement, l'ouvrage déjà ancien de Puchta accompagné de notes abondantes de Rudorff et depuis tenu au courant par M. Paul Krueger (Puchta, Kursus der Institutionen, 10 Auflage besorgt von P. Kmeger, 2 vol. in-8o, 1893), le livre fort remarquable par Theureux choix de textes justificatifs de M. Salkowski (Salkowski, Lehrbuch der Institutionen ^ 6 Aufl., 1892), celui très clair et très précis de M. Baron (Baron, Geschichte des rômischen Rechts, I, Institutionen und Civilprozess, 1884), celui, vite rendu populaire par sa chaleur et son style entraînant, de M. Sohm (R. Sohm, Institutionen des rômischen Rechts, 5 Aufl., 1891) et enfin celui de M. Leonhard (Institutionen des rômvichen Rechts, 4894), qui est, à notre connaissance, le dernier paru.
6) Le traité de pandectes le plus complet, celui dans lequel on peut le plus sûrement trouver la discussion et la bibliographie d'une question est, à notre sens, celui de B. Windscheid (Lehrbuch des Pandektenrechts, 7 Aufl.,
3 vol., 1891). L'ouvrage justement en vogue de M. Dernburg (Pandekten,
4 Aufl., 3 vol., 1894) donne un exposé alerte des points principaux accompagné d'indications historiques assez abondantes. Celui de Brinz (Lehrbuch der Pandekten, 2^ édit., 1873 et ss., revu pour les dernières parties par M. Lotmar), se distingue par une grande originalité et une rare acuité d'esprit. Les Pandectes de M. Baron (Pandekten, 8* Aufl. 1893) présentent, dans leur forme concise, la même précision et la môme clarté que les Institutes du môme auteur. Les Pandectes de Vangerow (Lehrbuch der Pandekten, 7« édition non modifiée, 3 vol., 1867), qui ne sont pas un traité précis, mais un programme accompagné de dissertations sur des questions arbitrairement choisies, fournissent toujours sur ces questions des modèles de discussion juridique. Nous nommerons enfin les deux volumes actuellement publiés du System des heutigen Pandektenrechts, de M. Bekker, 1886. 1889, puis, surtout li cause de la traduction italienne accompagnée de notes qui en a été donnée par M. Serafini, les Pandectes de Arndts (Pandekten, 13 Aufl.^ besorgt von Pfajf und Hofmann, 1886; Trattato di Pandelte di Arndts, éd. 4*, 1882) et comme Tun des plus récents et des plus complets celui de M. Regelsberger dont le tome ler seul est paru (Pandekten^ 1, 1893, dans Binding, Handbuch der deutschen Rechtswissenschaft).
C'est aussi dans la liste des traités de Pandectes qu'il faut signaler l'ouvrage colossal de Gluck, Ansfùhrliche Erlaùtening der Pandekten, nSO et ss. ; trad. italienne en cours), commencé à la fin du siècle dernier et encore inachevé, tout en constituant déjà une bibliothèque dont les parties les
BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE Xm
plus ancienoes sont un peu vieillies, dont les nouvelles sont au contraire parfois des plus importantes. — Nous lui joindrons, malgré leurs caractères on pea différents, les ouvrages d'ensemble de Savigny (rra/^e du droit romain inachevé, trad. Guenoux, 7 vol., 1851-1855), de R. deIhering(Ssprtt du droit romain = Esp, du Or. r., trad. de Meulenaere, 3« éd., 4 vol., 1886, 1887, 1388; nos renvois se rapportent à la 2« éd., 1880), et de M. A. Pernice {Mareus ArUistius Labeo, Rômisches Privatrecht Un 4. lahrhunderte der Kaiserzeit, l, 1873 ; II, 1878 ; II, 1, 2» éd., 1895 ; III, 1, 1892 =: Pernice, Labeo, 1 ; 2 ; 2,1»; 3,1).
2. Quant aux livres consacrés soit à l'histoire du droit, soit seulement à l'histoire des sources, il y a pour Thistoire des sources un livre excellent : c'est VHistoire des sources du droit romain publiée par M. Paul Krueger dans le Manael de Binding et dont une traduction française a été jointe par M. Brissaud à la traduction do Manuel (T Antiquités romaines de Mommsen et de Marquardt := Krueger, Sources). Deux des histoires générales du droit romain les plus récentes, au reste très difTérentes de proportions et de caractères, sont celles de M. Otto Karlowa (Rômisrhe Rechtsgeschichte von Otto Karloway I: Staatsrecht und Rechtsquellen ; îl^ 1. 2: Privatrecht, etc., 1885-1893 = Karlowa, A. A. 6.) et celle de M. Schulin [Lehrhuch der Gesckichte des rômische RechlSy petit in-8o, 1889 =: Schulin, Lehrbuch), remarquable en particulier par de nombreuses comparaisons avec le droit grec et les droits orientaux. Le livre de M. Moritz Voigt, Rômische Rechtsgeschichte, i, 1892, in-8*, donne, avec de nombreux renvois aux ouvrages antérieurs de Fauteur, un bon spécimen de ses doctrines et de sa méthode, parfois assez surprenantes. Les notions sur l'histoire des sources et du droit romain, données par M. Bruns et ensuite revues et très remaniées par M. Pernice dans l'Encyclopédie d'Holtzendorff (Holtzendorff, Encyclopàdie der Rechtswissens^ chaftyi, 5 Aufl., J889, pp. 95-183 = Bruns-Pernice, Geach. und QuelL) sont, à notre sens, un travail de première importance, ^introduction historique au droit romain de M. Rivier, 2« éd., 1889 (= Rivier, Introduction) donne beaucoup de renseignements, sous la forme d'un programme accompagné de références. Nous citerons aussi, notamment à cause des informations données sur quelques ouvrages étrangers par les appendices du traducteur, le livre de M. James Muirhead, Introduction historique au droit privé, traduit par M. Bourcart, 1889. Enfin c'est parmi les traités d'histoire du droit privé que nous croyons devoir classer à raison de son plan chronologique, Touvrage inachevé de M. Guq, Les institutions juridiques des Romains, I, L'ancien droite 1891 (= Guq, Institutions, i).
3. Les recueils périodiques de droit auxquels nous avons eu le plus souvent à renvoyer sont : en France, la Nouvelle Revue historique de droit français et étranger {=. N, R. huit.), in-8*, 1877 et ss., et la Revue générale du droit (z= R, gén.), in-8*', 1877 etss. ; — en Italie, VArchivio giuridico, in-8<>, 1867 et ss. (= Archivio), le Bullettino dellistituto di diHtto Romano (= Bull, deirisl. diD. A.), 1888 et ss.; — en Allemagne la Zeitschrift fur geschichtliche Rechlswissenschaft {= Z.G.R.), 15 vol. in-8o, 1815-1850, la Zeitschrift fur nechtsgesehichte, 13 vol. in-8* (= Z. R. G.), 1862-1878 (suite de la précédente\ et la Zeitschnft der Savigny-Stiftung fur Rechtsgeschichte^ RomaniS"
XIV BIBU06BAPHIE GÉNÉBALE
tiche Abiheilung (= ZsavsL), in-So, 1880 et ss., qui est la continuation des deux autres ; la Zeitschnft fiir privat-und ôffentUche hechty publiée à Vienne par le professeur Grûnhut depuis 1878 (=z Zeitschrift de Granhut) ; VArchiv fur civilistiche Praxis^ 1818 et ss. (= Archiv) et la Kritische Vierteljahressckrift fur Gesetzgebung und Bechtswissenschafl {=: K. V. J.), in-8«, 1859 et ss.