Gaius
5. Cest la conséquence de la capitis deminutio minima produite par la conventio in mantem^ Gaius, 1, 162.
6. Mommsten, Dr. pubL, 6, 1, p. 38. Marquardt, Vie privée, 1, p. 21. La formule
Sa famille est désormais celle du mari dans laquelle elle occupe une situation déterminée par le rang de fille du mari qui lui est assigné. Elle est soumise à une puissance analogue à la palria poiestas^ exercée par le mari lui-même, s'il est suijuris^ par le père du mari, s'il est encore en puissance, et qui alors passera au mari au décès du beau-père comme la patria po testas passe au père au décès du grand père *. En vertu de cette puissance, le mari par exemple aura sur elle sensiblement les mêmes droits que le père sur l'enfant '. Il peut sans aucun doute la réclamer par la revendication et les autres voies de droit données au père. Jl peut la donner in mancipio. Il peut la frapper de toutes les peines, même de la mort, en particulier de la répudiation. Il acquiert par elle comme par les enfants en puissance ^^ ce qui s'applique notamment, quand elle est sui juris au moment de la conventio in manum, à tout le patrimoine qu'elle avait jusqu'alors*, quand elle est alieni juris ^ à la quotité de biens que son père lui donnera fréquemment alors, précisément pour l'indemniser des espérances successorales qu'elle perd dans sa famille d'origine '. Mais ces rigueurs ne sont pas seulement tempérées par les mœurs qui assurent à la femme une condition respectée, qui obligent le mari comme le père à ne juger la femme qu'après avis d'un conseil où figurent, semble-t-il, les membres de son ancienne famille devenus ses cognats ®, qui lui interdisent de manciper la femme à titre de ventée Elles sont, pour elle comme pour le fils, la condition de son entrée et de ses droits dans la famille du mari dont elle a désormais les gentils, les agnats, duquel elle sera, comme hères sua, Théritière ab intestat, seule, s'il meurt sans enfant, en concours avec les enfants, s'il laisse une postérité légitime ".
Le mariage sans matius ne produit rien de pareil. Si la femme était
traditionnelle prononcée par la femme dans le mariage ; Ubi tu Gaius ego Gain (Plutarque, Q. fl., 30 ; cf. p. 14i, n. 1) est sans doute un vestijre du temps où la femme prenait le gentilice du mari.
1. A la vérité les textes (Gaius, 2, 159. Ulpien, 22, 14) parlent plutôt comme si même alors la manw^ appartenait au mari. Cf. Pernice, Labeo^ 1, p. 159. Mais elle ne peut cependant, nous semble-t-il, être exercée que par son pt*re, en face duquel la femme est loco neptis, d'après Gaius, 2, 159, lui-même.
2. Quoique la femme garde son nom de famille, la puissance du mari est indiquée dans son nom par la mention du mari mise ensuite au génitif, Caecilia Metelliy qui ne s'accorde bien qu'avec la puissance résultant de la manits et qui, précisément pour cette raison, a fini par disparaître sous l'Empire avec la raréfaction de la manus. V. Mommsen, Dr. publ., 6, 1, p. 234, n. 1. Marquardt, Vie privée, 1, p. 10, n. 2.