V. M. Wlassak, Z. S. St., 26, 1906, pp
formes auraientia liberté, mais une liberté spéciale (propriam libertatem), dont on a exprimé les règles en appelant les affranchis Latini JunianV ; — 2" En vertu de la même loi, l'esclave affranchi par un maître qui n*a sur lui que la propriété prétorienne ^ ; — S*" En vertu de la loi Aelia Sentia, Tesclave âgé de moins de trente ans, qui n'a pas été affranchi par la vindicte après justification d'une juste cause (p. 124, n, 4) ; — 4° En vertu d'un édit de Claude % l'esclave devenu libre parce qu'il avait été abandonné vieux et malade par son maître ; — 5° En vertu d'une constitution de Constantin, l'esclave dénonciateur d'un crime de rapt '.
II. Condition des Latins Juniens. — En principe, ils sont libres de leur vivant avec le statut des Latins coloniaires (d'où le nom de Latini), ce qui fait qu'ils procréent désormais des enfants libres et acquièrent pour eux-mêmes. Mais on les distingue des autres Latins par le nom de Juniani^ parce qu'ils meurent esclaves, d'où il résulte qu'ils ne peuvent laisser de succession ni testamentaire ni ab intestat, que leurs biens seront repris par l'ancien maître non pas à titre d'hérédité, mais à titre de pécule, sans qu'il puisse être primé par des descendants en ligne directe, sans qu'il soit tenu des dettes autrement que par l'action de peculio ''. La même loi les sépare des autres Latins, en leur laissant bien le droit d'être témoins dans les testaments et d'être gratifiés de libéralités testamentaires (factio testamenti passive), mais en ne leur permettant de les recueillir (jus capiendi) qu'à condition d'être devenus citoyens dans un certain délai après la mort ^
III. Modes d'acquérir la cité. — Les Latins Juniens peuvent arriver à la cité par des modes fort nombreux et se rattachant à des idées diverses : tantôt en vertu de faveurs faites au mariage et à la fécondité ' ; tantôt à raison de services rendus à l'administration de la capitale, en matière de police, de voirie, d'alimentation ^ ; puis par la répétition
1. Gaius, 3, 56. Fr. de Dosilhée, 5. 6. Exemples concrets dans le diptyque égyptien en langue grecque de l'an 222, Textes, pp. 849-850, et le P. Oxy, IX, 1205.