Gains,!, 110 : Usu, farreo, coemplione
3. Connus plus complètement par la dernière lecture de Gaius, 1, 112. Sur d'autres formalités, v. Karlowa, p. 154 et ss. Analogies présentées par les coutumes finnoises, Smirnov, Populations finnoises de la Volga et de la Kama, 1898, pp. 121-122.
de la Rome des trente curies ; enfÎA au moins autant sa sphère d'application aristocratique et sacerdotale : la confarréation a probablement toujours été inaccessible aux plébéiens ; le rex sacrorum et les grands flamines devaient être nés de pareils mariages et devaient être mariés de cette façon.
La coemptio * est, dit-on souvent, le mariage civil à côté du mariage religieux, le mariage plébéien à côté du mariage patricien. La future épouse y est acquise par le mode d'acquérir par lequel on acquiert les choses précieuses, les esclaves, les personnes in mancipio, par la mancipation. Il y avait, dit Gaius, une différence dans les paroles, mais les formes étaient les mêmes \
Enfin Vusus est à la coemptio ce que l'usucapion est à la mancipation. C'est l'acquisition par la possession prolongée. Quand il n'y a pas eu de coemptio ou encore quand il n'y a pas eu de coemptio régulière, la femme tombe néanmoins sous la manus au bout d'un an. Seulement la loi des XII Tables règle déjà un procédé par lequel la femme pourra interrompre cette prescription. Elle n'aura pour cela qu'à découcher trois nuits avant l'expiration de l'année {usurpatio trinoctii) ^
Des trois procédés, celui qui disparut le plus tôt fut Vvsus. Il existait encore au temps deCicéron. Gaius le représente comme disparu, partie en vertu des lois, partie par désuétude. La confarréation paraît aussi être devenue de honne heure peu fréquente, car, au temps de Tibère,^ on eut peine à trouver trois patriciens nés de pareils mariages entre qui prendre un flamine de Jupiter. Afin d'enrayer cette désuétude, une loi rendue en l'an 23 ap. J.-C. décida, certainement pour les femmes des flamines de Jupiter, beaucoup moins sûrement pour les autres femmes mariées farreo, que cette cérémonie les ferait passer sous la manus seulement au point de vue religieux et non au point de- vue civil *. Mais, tout au moins avec cette portée restreinte et dans le cercle du clergé, la confarreatio a subsisté encore longtemps, sans doute 'jusqu'à la chute du paganisme '\ Quant à la coemptio, elle survit encore, comme institu-