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DES LIVRES AUXILIAIRES

ou en petit nombre, on peut supprimer le livre des Comptes courants, et le remplacer ainsi qu'il suit.

Les ventes qui composent le débit des comptes courants sont notées au livre de ventes ; quand ces ventes sont payées ou réglées, on les biffe par une barre transversale; il s'ensuit que les ventes non barrées sont à recevoir ou à régler; ainsi, lorsqu'on voudra remettre à Pierre son compte, on relèvera, sur le livre, ceux des articles vendus à Pierre qui ne seront pas barrés, ce qui tiendra lieu du compte de Pierre. Afin de n'être point obligé de feuilleter tout le livre pour chercher les articles concernant une même personne, on établit un répertoire à la fin du livre de ventes (a).

Si l'on a reçu des à-compte, ce qui arrive très-rarement, on les trouve sur le Journal-Mémorial, à l'entrée de la colonne Caisse, et on les porte en déduction ou en avoir.

Le Copie de lettres devient inutile au commerçant en détail qui n'a point de correspondance.

Point de livre d'entrée et de sortie de marchandises ; il serait trop long, trop minutieux, et souvent même impossible d'en suivre les sorties.

Ainsi, le commerçant en détail, pour empêcher toute infidélité, n'a d'autre moyen que d'exercer une surveillance active sur ses employés.

Il peut également se passer d'un livre d'échéances. Il suffit qu'il note avec soin les échéances' de ses effets à payer sur une page de son Journal réservée pour cela;

Quant aux effets à recevoir, classés par mois dans son portefeuille, les effets eux-mêmes lui en rappelleront l'échéance.

Point de livre de dépenses, Dans ce cas, le commerçant doit les passer, au fureta mesure qu'elles ont lieu, sur son Journal-Mémorial, colonne de Caisse.

Pour satisfaire aux dispositions du Code, il suffit de faire coter et parapher le Journal-Mémorial, et d'y inscrire chaque soir, en un seul article, les achats; en un autre, les ventes du jour.

Ainsi, d'après les abréviations que nous venons de signaler, tous les livres se réduisent à deux: le Journal-Mémorial et le Livre de ventes (b).

Nous ne comptons point de livre d'inventaire, prescrit par l'article 9, parce qu'on peut copier l'inventaire sur le Journal-Mémorial, déjà coté et paraphé.

Au surplus, avec les éléments contenus dans ces deux livres, on pourra encore, au besoin, comme il a été déjà dit, dresser, au moyen du Journal- Grand-Livre, des livres en partie double.

§ 4. des livres auxiliaires.

329. Dans la réalité des affaires, on emploie assez généralement plusieurs livres auxiliaires, au sujet desquels nous croyons utile de donner quelques explications.

a. Après avoir inscrit les personnes qui figurent sur le livre de ventes par ordre alphabétique, on met à la suite de leur nom les numéros des pages où se trouvent les ventes qui concernent ces personnes; lorsqu'on veut dresser un compte, on cherche à la table le nom et l'indication des pages où sont notées les ventes faites, et l'on remonte à ces pages directement sans feuilleter tout le livre.

b. On doit sentir que nous n'avons donné cette manière très-simplifiée de tenir les livres que comme renseignement, exemple ou indication de toutes les abréviations possibles.

330. Le Livre de Caisse. On pourrait se dispenser d'ouvrir ce registre, dans la méthode en partie simple, puisque la colonne Caisse (voir le modèle des pages 1230 et 4 234) pourrait en tenir lieu, à moins que les recettes journalières ne fussent par trop multipliées; mais dans la comptabilité en partie double, ce registre est presque indispensable.

On peut en prendre une idée assez exacte dans le compte de caisse au Grand-Livre, en observant toutefois que les explications relatives aux recettes ou aux payements doivent y être complètes, tandis qu'au Grand-Livre on les retranche pour éviter un double emploi, parce qu'on suppose que ces explications existent précisément sur le Livre de Caisse et sur le Journal.

Ainsi, d'un côté, sur la page gauche, sont portées toutes les entrées en Caisse, ou recettes, bien expliquées. — En regard, sur la page droite, sont notées toutes les sorties de Caisse ou payements (dans la forme indiquée au modèle ci-après), d'où il suit qu'en retranchant le montant de la sortie des espèces du montant de leur entrée, on peut obtenir le solde ou la différence qui doit se trouver en numéraire dans la Caisse.

C'est une vérification que le caissier ne doit pas manquer de faire à la fin de chaque journée.

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