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NOUVELLE MÉTHODE. — JOURNAL-GRAND-LIVRE

Manière de solder la colonne intitulée Comptes divers et celle Comptes courants.

378. On solde la colonne des comptes courants à la fin de l'année par balance de sortie, 4° En portant au débit le montant des soldes des comptes créanciers, soldes relevés d'après le livre des comptes courants; — 2° en portant au crédit le montant des soldes des comptes débiteurs, soldes relevés sur le livre des comptes courants. Ce double solde est établi afin que chacun concorde avec le montant des débiteurs et celui des créanciers inscrits sur l'inventaire, ce qui n'aurait pas lieu autrement.

Quant au petit nombre d'autres comptes qui sont confondus dans la colonne intitulée Comptes Divers, tels que capital, balance de sortie et balance d'entrée, etc., il faut dresser un compte pour chacun sur une feuille séparée, et relever tous les articles qui les concernent, écrits dans la colonne Comptes Divers. Ces comptes distincts obtenus, on les solde par balance de sortie en débitant les comptes créanciers et en créditant les comptes débiteurs chacun de son solde, comme dans la méthode ordinaire.

On porte ces articles sur le Journal-Grand-Livre, et les sommes dans la colonne Comptes Divers , et elle se trouve soldée.

Pour rouvrir les livres sur le Journal-Grand-Livre, on commence, comme dans la méthode ordinaire, par les deux articles de balance d'entrée (284, 285).

On peut, comme nous l'avons dit (286), faire disparaître les comptes de balance de sortie et de balance d'entrée par un Divers à Divers ou par capital (286); dans le cas où l'on ne ferait pas ou très-peu de billets à payer, on pourrait réunir sous le nom d'Effets à recevoir et à payer ces deux comptes. Le Journal-Grand-Livre n'ayant qu'un nombre limité de colonnes, l'essentiel est de savoir réduire les comptes généraux, autant qu'on le peut, à ce nombre, pour n'avoir à comprendre dans la colonne de Comptes Divers que le moins possible de comptes et notamment ceux qui ne varient presque pas, tels que ceux de capital, de meubles et immeubles, etc., réservant ainsi le petit nombre de colonnes aux comptes dont on veut avoir constamment les articles sous les yeux.

Applications de la nouvelle méthode.

379. Cette méthode est applicable à une infinité d'industries et de commerces, même aux plus surchargés de détails, par la raison que ces détails, fussent-ils innombrables, peuvent toujours être inscrits, classés et totalisés dans ies colonnes des registres d'aide, et que les Comptes Courants, si multipliés soient-ils, sont tenus sur les livres auxiliaires par des commis dont le nombre peut s'accroître sans aucun embarras (a).

Après ces écritures premières, qui suffisent d'ailleurs à fournir les renseVv gnements journellement utiles, puisqu'elles peuvent comprendre la tenue des comptes courants des correspondants, commencent les écritures en partie double, qui n'ont pour but que de régulariser les précédentes et de les résumer dans les comptes généraux du Journal-Grand-Livre.

(a). Voir la série des livres auxiliaires d'une grande maison de banque (372).

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