CREDIT
Observations sur le Journal-Grand-Livre.
381. En résumé, c'esl dans la colonne n° 6, intitulée Comptes courants, qu'on rapporte toutes les sommes relatives aux comptes des correspondants, et cela sans inconvénients, puisqu'il faut tenir en dehors un livre auxiliaire de comptes courants, où chacun a son compte particulier.
Il y a deux manières de tenir le livre des comptes courants :
La première, c'est de rapporter aux comptes ouverts sur ce livre auxiliaire tous les articles dont les sommes sont inscrites dans la colonne n° 6 des comptes courants; on met alors les folios de ces comptes dans la petite colonne ménagée après celle des dates, pour indiquer que le report est opéré.
S'il y a beaucoup de comptes, il faut suivre la seconde manière où la petite colonne des folios devient inutile,, parce qu'on ne débite et on ne crédite pas les correspondants sous leur nom, mais tous ensemble sous le nom commun et général de comptes courants. Voici pourquoi : Le livre des comptes courants est tenu d'après le Journal- Mémorial, livre auxiliaire dont nous avons parlé (319), et non pas d'après la colonne n° 6 du journal grand-livre; on doit donc rapporter à ce livre des comptes courants tous les articles qui figurent au Journal- Mémorial dans les colonnes intitulées Comptes courants, comme on Ta expliqué.
Par conséquent, tous les comptes courants sont tenus à l'aide de deux registres auxiliaires, le Journal- Mémorial et le livre des Comptes courants, indépendamment de la partie double; c'est un travail en dehors et déjà fait lorsqu'on passe les écritures au Journal- grand-livre en partie double.
Il en résulte une immense abréviation : au lieu de débiter et de créditer nominativement chaque particulier, on débite ou l'on crédite ensemble, en bloc, tous ces comptes sous la môme dénomination générale de Comptes courants.
Les écritures en partie doublo se trouvent ainsi excessivement réduites; car, dans la méthode ordinaire, ce sont les détails multipliés des comptes particuliers et leur rapport au grand-livre qui engendrent le plus d'écritures et de travail.
Cette colonne de comptes courants représente le livre auxiliaire de comptes courants dans son ensemble; elle doit concorder avec lui par le solde (324).