SOCIÉTÉ EN PARTICIPATION A SOCIÉTÉ EN PARTICIPATION. FR
(Telle somme) comptée par Marc de (tel autre lieu), pour l'acquit de la traite de Léopold de (tel autre lieu). Laquelle somme a produit à ce dernier (telle somme) ; puis on rapporte au débit du compte en participation le montant de cette traite, en observant de le placer dans la colonne intérieure de l'intéressé qui l'a acquittée, et au crédit le montant de ce qu'a produit cette traite à l'intéressé qui l'a tirée, lequel montant doit être placé dans la colonne intérieure de cet intéressé.
Manière de balancer les colonnes intérieures du compte de société en participation , et d'en faire passer le solde dans les colonnes ordinaires.
37. Les sommes placées pour mémoire dans les colonnes de chaque intéressé n'ont pour objet que de faire connaître en dernier résultat ce qui est dû à chacun ou ce que chacun doit, au contraire, personnellement, pour solde des débours et des recouvrements qu'il a laits pour les affaires on participation.
I lorsqu'on arrête le cours de ces affaires et qu'on veut en clore le compte général, il faut balancer les colonnes intérieures de chacun îles intéj , c'est-à-dire en placer le solde, comme simple note, dans celle des
deux colonnes dont le montant est le plus faible, afin qu'elles se balancent mutuellement, en observant de placer le montant du solde dû à chacun dans sa colonne particulière, et, pour balancer les colonnes des intéressés dont les recouvrements excèdent les débours, porter au débit du compte en participation, comme simples notes, les soldes qui opèrent la balance des colonnes de chacun, en observant de placer le montant du solde que chacun doit en particulier dans sa colonne.
Pour faire passer le montant de ces soldes divers dans les colonnes ordinaires du compte en participation, il faut débiter au Journal le compte en participation de ce qui est dû, pour solde de ses débours et de ses recouvrements, à chaque intéressé, qu'on crédite en son propre nom; et créditer le compte en participation de ce qui est dû, au contraire, pour solde de ses débours et de ses recouvrements, par chaque intéressé, qu'on débite en son propre nom.
Enfin on rapporte au Grand-Livre au débit ou au crédit du compte en participation, en observant de placer dans les colonnes ordinaires le montant de chaque solde, et au crédit ou au débit du compte personnel ouvert à chaque intéressé en particulier, qui se trouve ainsi débité ou crédité, non plus comme faisant partie de la sorte d'association représentée par le compte en participation, mais bien en son nom propre et à son compte personnel.
Cette marche est simple etfacile ; mais pour lever jusqu'à la moindre apparence de difficulté, il va être traité en particulier de la manière de balancer les colonnes d'un intéressé dont les débours excèdent les recouvrements, et de la manière de balancer celles d'un intéressé dont les recouvrements surpassent les débours, ainsi que de la manière de passer écritures du solde qui opère la balance de leurs colonnes.
Manière de balancer les colonnes d'un intéressé dont les débours surpassent les recouvrements.
38. L'excédant des débours d'un intéressé sur ses recouvrements est dû à cet intéressé personnellement : en conséquence, après avoir déterminé exactement ce qui lui est dû pour solde, il faut en passer écriture au Journal en débitant le compte de société en participation, et en créditant de ce même solde l'intéressé en son nom personnel; puis rapporter cette somme au Grand-Livre au débit du compte en participation, dans la colonne ordinaire, et au crédit du compte personnel de l'intéressé; mais on transportera en outre, comme simple note, dans la colonne intérieure du crédit de l'intéressé, cette même somme qui opérera la balance de ses colonnes, à moins qu'elle n'y ait été déjà portée pour solde avant de passer l'article en double partie, comme on l'a dit (37).
Par ce moyen, ces colonnes seront balancées, et le solde dû à l'intéressé sera passé au crédit de son compte personnel ordinaire et dans la
colonne ordinaire du débit du compte de société en participation ; si le solde est en monnaie étrangère, il faut voir l'article suivant.
39. Lorsque le solde dû à cet intéressé est en monnaie étrangère, on en fait la réduction, au cours du change, en monnaie du pays du négociant qui tient les écritures, parce que c'est en cette monnaie qu'on en débite le compte en participation par le crédit personnel de l'intéressé ; mais le solde qui opère, en monnaie étrangère, la balance de ses colonnes, est porté nécessairement en monnaie étrangère dans sa colonne, au crédit du compte général en participation, ainsi que dans une colonne intérieure pratiquée d'ordinaire à son compte personnel sur le Grand-Livre.
Manière de balancer les colonnes d'un intéressé dont les recouvrements surpassent les débours.
40. L'excédant des recouvrements d'un intéressé sur ses débours est dû personnellement par cet intéressé : en conséquence, après avoir exactement déterminé ce qu'il doit pour solde, il faut en passer écriture au Journal, en créditant le compte de société en participation, et en débitant cet intéressé en son nom personnel de ce même solde ; puis transporter cette somme au Grand-Livre, au crédit du compte en participation, dans la colonne ordinaire, et au débit du compte personnel de l'intéressé ; mais on transportera en outre, comme simple note, au débit du compte en participation, dans la colonne de cet intéressé, ce solde qui opère la balance de ses colonnes, à moins qu'elle n'y ait été déjà portée avant de passer l'article en double partie, comme on l'a dit (37).
Parce moyen, ces colonnes seront balancées, et le solde dû par l'intéressé qu'elles représentent sera passé dans la colonne ordinaire du crédit du compte général en participation, par le débit de son compte personnel.
41. Lorsque ce solde est dû en monnaie étrangère, on le réduit, au cours du change, en monnaie du pays du négociant qui tient les écritures; car c'est en cette monnaie qu'on en crédite le compte de société en participation, par le débit personnel de cet intéressé; mais le solde qui opère, en la monnaie étrangère, la balance de ses colonnes, doit être nécessairement porté en cette monnaie étrangère dans la colonne du débit du compte en participation, ainsi que dans une colonne intérieure qu'on pratique d'ordinaire à son compte particulier.
Manière de solder le compte général de société en participation.
42. 1° 11 faut solder ou balancer, comme on vient de l'indiquer (38 et 40), les colonnes de chaque intéressé.
2° Lorsque le solde des colonnes de chaque intéressé est passé dans les colonnes ordinaires du compte de société en participation, il faut ba-
lancer ou solder les colonnes ordinaires de ce compte; ou, en d'autres termes, il faut solder ce compte général d'après les principes déjà indiqués (14 et suivants).
Des colonnes d'un correspondant qui opère pour le compte de la société en participation.
43. Lorsque le nombre des intéressés n'est pas suffisant pour qu'ils fassent eux-mêmes toutes les opérations en participation, et lorsqu'ils désignent un correspondant, chargé de payer et de recevoir, de prendre du papier de banque ou d'en négocier, etc., pour le compte de la participation, on peut pratiquer deux colonnes pour lui comme pour un intéressé, et tenir note de ses débours et de ses recouvrements d'après les mêmes principes que pour un intéressé. On passe à la fin écriture du solde de ses débours et de ses recouvrements de la même manière que pour un intéressé.
La différence consiste uniquement en ce que l'intitulé de ses colonnes doit porter après son nom ces mots : Notre compte, ainsi abrège N/C, et encore en ce que ce correspondant, agissant pour les divers intéressés, ne partagera pas avec eux le bénéfice ou la perte des affaires en participation. On le crédite à la (m, en son nom personnel, du montant de sa commission et des frais qu'il a faits, dont on débite le compte en participation, colonne ordinaire.
Conclusion.
kk. En dernier résultat, le compte en participation au Grand-Livre indique par son débit, colonnes intérieures, les débours faits par chaque intéressé pour les affaires en participation et par son crédit, colonnes intérieures, les produits qu'elles ont donnés à chacun ; mais il n'y a que le solde des colonnes de chaque intéressé qui, en passant dans les colonnes ordinaires de ce compte, fasse partie de la tenue des livres en double partie du négociant qui tient le compte. En un mot, les colonnes de chaque intéressé ne sont que des accessoires du compte en participation, dans lequel elles ne figurent que pour mémoire, sans faire partie essentielle de la comptabilité du négociant, quoiqu'elles complètent cependant le tableau général des opérations de la société, et que, destinées à faire connaître le solde des avances et des recouvrements de chaque intéressé dont on débite et crédite le compte en participation, colounes ordinaires, elles concourent à la reddition du compte général en participation, dont tous les articles à charge et à décharge se trouvent compris, par ce moyen, dans les colonnes ordinaires.
Ajoutons ici, avant de quitter la théorie, et pour résumer le procédé suivi dans notre système de tenue des comptes en participation, que les articles passés en partie double sur le Journal sont rapportés au Grand-Livre dans les colonnes ordinaires du compte ouvert collectivement à la société en participation; mais que les articles écrits à la suite des précédents, en forme de notes (et, pour les distinguer, en
écriture soulignée ou d'un caractère différent), ne doivent être rapportés, au Grand-Livre, que dans les colonnes intérieures pratiquées dans le compte en participation pour chacun des intéressés dont elles portent le nom en intitulé.
D'où il suit que les articles en double partie du Journal et les colonnes ordinaires du Grand-Livre qui se correspondent sont comprises dans les additions habituelles de ces deux livres, et font partie de la comptabilité en partie double du négociant, tandis que les articles écrits en forme de notes et en caractères d'écriture différents, qui suivent presque toujours chaque article en partie double, sont rapportés au Grand-Livre dans les colonnes intérieures de chacun des intéressés, et restent en dehors de toutes les additions habituelles, comme étant de simples notes, dont l'unique objet est de présenter en partie simple la situation du compte de chaque intéressé avec la société, et par conséquent le solde que chacun doit ou qui est dû par chacun.
45. Pour ne rien laisser à désirer sur l'enseignement théorique et pratique de la tenue des comptes en participation, il ne reste plus maintenant qu'à simuler une série d'affaires en participation, et à donner les articles à passer au Journal pour ces affaires, ainsi que le compte général qui doit en résulter au Grand-Livre.
Nous donnerons, en premier lieu, des exemples assez faciles d'une société de compte à 1/2, puis une série d'opérations sur des affaires de compte à 1/5, c'est-à-dire entre cinq intéressés, et dont certaines auront été faites sans la coopération du négociant qui tient les écritures (34); nous y comprendrons tous les cas différents que la pratique peut présenter *.
1. Ces exemples prouveront qu'on peut tenir les écritures d'affaires en participation par le moyen d'un seul et unique compte général dans lequel on établit des colonnes intérieures pour chaque intéressé; et que, dans la pratique, les longs procédés indiqués par d'anciens auteurs doivent être rejetés par les teneurs de livres qui ont quelque habileté : 1° parce que l'objet principal de la tenue des livres est de simplifier, autant que possible, les écritures, sans rien ôter à leur clarté; 2° parce qu'en tenant un compte général en participation sans colonnes, et en outre un compte en participation particulier pour chaque intéressé, on doublerait les écritures inutilement, en même temps qu'on les obscurcirait; 3° parce qu'en augmentant ce travail de celui d'un compte courant tenu, en outre de celui du Grand-Livre, sur une feuille de papier et distribué en colonnes, on triple évidemment les écritures et les comptes sans nécessité.
MÉMORIAL
ou suite d'exemples sur des affaires en participation et de compte à 1/2, dont il doit être passé écritures à Paris.
^6. MM. Florville et Gie de Bordeaux, et MM. Valois et Cie de Paris, font de compte à 1/2 des opérations de banque et de marchandises; ils sont convenus de se servir de l'intermédiaire de MM. Richardson et Cîe d'Amsterdam, pour les opérations qu'ils ont à traiter en cette ville, pour compte de la société en participation.
MM. Richardson et Gie ne sont que des agents non intéressés aux opérations qui leur sont confiées, et sur lesquelles ils auront une commission à prélever.
Les intéressés ne prendront eux-mêmes aucune commission, mais ils compteront les intérêts réciproques de leurs débours et de leurs recouvrements, et tous les frais qu'ils feront.
Ils partageront, en dernier résultat, la perte ou le bénéfice par égale portion.
du 1er avril.
hl. MM. Valois et Gie de Paris tirent, pour le compte à 1/2, les traites suivantes sur MM. Richardson et Gie d'Amsterdam, auxquels ils en donnent avis, ainsi qu'à MM. Forville et Gie de Bordeaux.
Florins. 9000 O/Jacob et à 3 mois.
8000 id. id.
10000 id. id.
7000 id. id.
16000 id. id.
15000 id. id.
Florins 65000 lesquels florins produisent à M. Valois et Cie Valeur au 15 avril fr. 143400.04 c.
Il faut débiter la caisse et créditer le compte de société en participation (29) de ces fr. U3P0.04 c, valeur au 15 avril.
Il faut écrire en note, au-dessous de l'article du Journal (26 bis) et en caractère différent, que les traites sont tirées sur Richardson et Gie; elles devront être notées dans la colonne intérieure du crédit de Richardson etCie pratiquée dans le compte de participation de compte à 1/2 ouvert sur le Grand-Livre. Voyez le Journal (77).
du 9 AVRIL,
Zj8. MM. Valois et C1'" de Paris ont compté au courrier extraordinaire qui leur a été expédié par MM. Florville et G,e pour les décider à acheter des denrées coloniales, ci ■ IV. 355.56
Il faut débiter le compte en participation et créditer la caisse. Voyez le journal (78). Ici il n'y a pas lieu à note, puisque ce débours ne doit figurer dans la colonne d'aucun autre intéressé.
du 11 AVRIL
û9. MM. Valois et Gie de Paris tirent sur MM. Florville et Cie de Bordeaux, pour le compte de la participation, les traites ci-après :
fr. 20000 ordres divers, au 16 juillet. 118600 id. au 18 —
fr. 138600
On leur donne en échange les valeurs suivantes :
fr. 20000 sur Paris, aux mêmes échéances. 118600 id. id.
fr. 138600 ensemble.
Il faut débiter les effets à recevoir du montant des effets sur Paris que MM. Valois et Gie y reçoivent, et créditer le compte en participation, puisque c'est lui qui les leur fournit, au moyen des traites tirées pour le compte en participation sur MM. Florville et C'e (29).
Il faut écrire en note soulignée que ces traites sont tirées sur MM. Florville et Gie, qui doivent en être crédités, par conséquent, à leur colonne intérieure du compte en participation au Grand-Livre. Voir le Journal (79).
50. MM. Valois et Gie font une remise de 73900 fr. à MM. Florville et Cie en effets au 16 juillet, sur Bordeaux, remise qui ne leur a coûté à Paris, valeur au 12 avril, que fr. 71683.
Il faut débiter le compte en participation (24), et créditer la caisse de fr. 71683, valeur au 12 avril, prix coûtant de ces remises.
Il faut écrire en note au-dessous de cet article que ces effets, qui sont de 73900 francs, ont été remis à MM. Florville et G'% qui doivent en être débités, par note, dans leur colonne. Voir la note du n° 2k et le Journal (80).