RÉMOND
Madrid, le... 13...
Monsieur J.-G. C, à Paris.
Nous avons l'honneur de vous faire part de notre établissement dans cette ville, et de vous témoigner notre désir d'être mis à même de vous donner des preuves de notre dévouement. Jusqu'à présent, les circonstances ne nous avaient pas paru favorables pour nous rappeler à votre souvenir. Aujourd'hui que l'horizon s'est éclairci, nous croyons le moment venu de vous renouveler l'offre de notre ministère. La tranquillité parfaite qui règne ici, le calme qui paraît rétabli dans toute la Péninsule et la confiance renaissante, laisseront au spéculateur un champ libre pour faire ses combinaisons, et lui donneront toute sécurité dans ses entreprises.
C'est pénétrés de cet espoir, Monsieur, que nous venons vous prier de permettre que de temps en temps nous vous entretenions des mouvements divers de notre marché; peut-être y trouverons-nous réciproquement le motif de quelques relations utiles; nous en serions charmés, et certes nous ne négligerions pas d'y contribuer autant qu'il pourrait dépendre de nous.
Nous nous référons à notre cote d'autre part, et vous prions, Monsieur, d'agréer, avec l'assurance de notre considération, nos salutations bien affectueuses.
ARDOIN, GARCIA et Cie.
Marseille, le... 18...
Monsieur L., à Paris.
Honoré de la confiance de la Compagnie Nationale, dont je remplis les fonctions d'agent général depuis plusieurs années, je prends la liberté de réclamer aussi la vôtre comme agent de change, et de vous faire l'offre de mes services pour tous les recouvrements et encaissements de vos remises sur cette ville ou sur celles des départements du Midi, depuis Marseille jusqu'à Toulouse; j'aurais soin de vous en faire exactement les retours, soit en papier sur Paris, soit en bons effets sur les principales villes de France ou de l'étranger, que vous m'auriez indiquées.
Nous fixerions le change de place des remises que vous m'adresseriez, et celui de mes retours, ainsi que le taux de l'intérêt d'un compte courant à ouvrir entre nous.
C'est à la recommandation de MM. F. Durand et fils, Martin Portalès, Michel Gayral, C. Coulet et Cie, que je dois ma nomination d'agent général de la Compagnie Nationale; son conseil d'administration, dont vous êtes membre, m'a témoigné plusieurs fois sa satisfaction pour mon exactitude et le zèle que j'apporte dans mes fonctions.
Je serais très-flatté, Monsieur, de pouvoir entrer en relation avec votre respectable maison, et je ferais tous mes efforts pour justifier votre, confiance, si vous me faisiez l'honneur de me l'accorder.
Agréez, Monsieur, l'assurance de ma considération la plus distinguée.
SALZE fils, agent de change.
Lubock, lo... IS...
Messieurs R. R. frères, à Paris.
En vous adressant ma circulaire d'autre part, et sous les auspices de notre ami commun, M. Georges-Henri Koch, de Cologne, je prends, la liberté de vous prier, Messieurs, de vouloir bien me dire s'il pourrait vous convenir de m'accorder un crédit de banque jusqu'à concurrence de 12 à 15,000 fr. pour en dispeser à l'occasion, soit en me* propres traites sur vous à deux ou trois mois de date, soit en accréditant chez vousd'antrei maisons. Je vous ferais les Fonda un mois après les échéances de mes dispositions.
h» vous êtes dans l'intention de répondre à mes ouvertures, veuillez me Taire part de
vos conditions, et compter sur tous mes soins à me rendre digne de la confiance dont vous m'aurez honoré.
Agréez, en attendant, Messieurs, l'assurance de la considération distinguée avec laquelle j'ai l'honneur d'être votre dévoué serviteur.
G.-J. KOSTER.
Bordeaux, le. .. 18. . .
Monsieur L., à Paris.
J'ai négligé jusqu'à ce jour de répondre aux offres obligeantes que vous m'avez faites, Monsieur, parce que je ne voyais aucune marge pour entreprendre quelque opération; bien que la situation des affaires n'ait nullement changé, le désir de me lier avec votre honorable maison m'engage à vous prier de vouloir bien m'adresser de temps en temps la cote raisonnée de vos changes, et principalement le cours du papier sur notre place.
Si vous pouviez, Monsieur, réduire votre commission à 1/4 %, j'aurais recours à votre ministère; mais les retours laissent si peu de bénéfice qu'une réduction dans la commission pourrait seule me permettre de tenter quelque opération.
J'ai l'honneur de vous saluer.