‹ Manuel encyclopédique du commerceChapitre 1111 sur 1459 · J.-B. TEXIER · texte numérisé non relu

J.-B. TEXIER

Metz, le... 18...

Monsieur Ch. L. A., à Coblentz.

Nous avons reçu, pour vous les réexpédier par l'intermédiaire du batelier Zeh, de Trêves, à raison de 1 fr. 65 par 50 kilogrammes, les colis suivants :

CLA. N. 1. Un panier de drogueries, pesant 106 kilog.

— 2. Une caisse d'alun de Rome 66

— 3. Un baril de gomme du Sénégal 105 —

— 4. Une pièce d'essence de térébenthine 366 — au lieu

de 412 kilog. 1/2,

dont nous vous souhaitons la bonne réception, avec prière d'en reconnaître le compte des envoyeurs, Messieurs Breffort et Garnier, de Paris.

Nos frais de déboursés s'élèvent, suivant la note d'autre part, à la somme de : Fr. 107,80 dont nous avons pris la liberté de disposer sur vous en notre traite à notre ordre, que nous recommandons à votre accueil ordinaire.

A l'arrivée du tonneau d'essence de térébenthine, nous avons trouvé un petit coulage, et nous avons dû attendro au moins trois semaines avant la réexpédition, pane que les eovoyenri avaient oublié de nous en donner la destination ultérieure. Par la grande chaleur, le coulage 'augmentait de plus en plus, et, pour remédier a. cet accident fâcheux, nous avons cru convenable de transporter lo tonneau dans un caveau; mais, malgré nos soins, nous n'avons pu réussir. Si vous voulez en rendre responsables les envoyeurs,

as qu'ils sont tenus de vous en faire la bonification, puisque cette perte n'aulieu si la marchandise eût été dirigée de suite à sa destination.

Nous vous saluons de cœur. karcBE* Frères.

Coblentz, le... 18...

Messieurs Ch. B. et G., à Paris.

Si j'ai différé de répondre à votre lettre du 20 avril dernier, c'est que je voulais en même temps vous accuser réception des 4 colis dont elle m'a porté facture.

Il y a quelques jours que ces marchandises me sont parvenues par 1 entremise de Messieurs Karcher frères, à Metz.

Je dois vous faire observer que le baril d'essence de térébenthine a épreuve un assez grand coulage, comme vous pourrez vous en. convaincre parla copie ci-jointe d une lettre de Messieurs Karcher frères. Cette lettre vous prouvera que ce coulage provient du retard que le baril a éprouvé, parce que vous avez oublié d'en donner la destination aux commissionnaires de Metz, chez lesquels il a séjourné pendant trois semaines Le coulage reconnu à Metz est de 46 kilog. 50. Laissant de côté celui de Metz a Coblentz qui est encore assez onéreux pour moi, vous trouverez juste la bonification que je vous demande de ces 46 kilog. 1/2, qui, au prix de facture, produisent :

Fr. 47,42 qui sont à diminuer du montant total de votre facture, et le réduisent a :

Fr. 1451,78 que je porte à votre crédit, vous priant d'y conformer vos écritures.

Prenez note, en même temps, que mon ami, M. J.-D. Heerstadt, de Cologne, a l'ordre de vous faire des remises pour balancer cet effet à son échéance.

Veuillez me faire le plaisir de me transmettre un prix courant de toutes vos marchandises et de nTontretenir spécialement de noix de galles noires et de toutes les sortes d'indigos.

En attendant, je vous présente mes salutations bien amicales.

Ch.-Louis ARNOLD.

Sedan, le... 18...

Monsieur B., à Paris.

En réponse à votre lettre du 24 du courant, je vous prie de relire exactement ma correspondance. Vous verrez que le 27 mai je vous ai demandé 6 balles de bois de réglisse pareil au dernier ; que, d'après les termes de votre lettre du 1er juin, dans laquelle vous me faisiez connaître qu'il ne vous restait plus de ce bois, je vous disais, le 5, que cette livraison ne m'aurait convenu qu'autant qu'elle aurait pu être faite tout de suite, et qu'enfin je vous priais d'annuler mon ordre.

Cette dernière lettre s'est croisée avec la vôtre du 3, me remettant facture de votre expédition; mais je ne suis plus tenu à l'accepter; je le suis d'autant moins que vous avez dépassé mes limites en me la facturant à fr. 57,50, et surtout que, m'ayant offert, par votre lettre du 1er juin, une autre qualité de réglisse, vous deviez nécessairement attendre ma réponse, que je vous adressai le 5.

Cependant, comme je ne suis pas homme à élever des difficultés, dites-moi votre dernier prix, et, si je trouve l'occasion de vendre sans grande perte, je le ferai avec plaisir.

J'attends le compte de vente dont vous m'entretenez.

V0tre déVOué' L. KOBELL.

Laissés pour compte.

Monsieur A. S., à Paris.

Nous avons recules 2 quarts de vergeoise que nous avions demandés à votre voyageur à son passage en notre ville ; mais, la qualité n'étant pas celle qu'il nous avait promise, nous laissons cette marchandise pour votre compte. Cette vergeoise est trop grasse, trop brune et remplie de mélasse; elle n'est pas de défaite et personne n'en voudrait.

Avant de commettre ces vergeoises à votre voyageur, nous lui avions fait voir un quart entier venant de chez vous, que nous n'avons jamais pu vendre, parce que la vergeoise en était aussi trop noire et trop grasse. Nous lui avions dit que si elle devait être pareille, il ne fallait pas nous en envoyer; il nous l'a promise belle, blonde, bien sèche, et les deux tonneaux que nous venons de recevoir ont les mêmes défauts.

Veuillez donc disposer de ces 2 quarts, et en décharger notre compte.

Nous avons l'honneur de vous saluer.

GENNEVAUX et CK

Paris, le... 18...

Monsieur Z., à Nice.

Nous apprenons à l'instant, par notre correspondant de Turin, qu'il a reçu le 19 du courant une caisse, à votre adresse, marquée Z. F. 982. Il ajoute qu'il en a vainement cherché à Turin le destinataire : nous le comprenons, puisque c'est à Nice que cette caisse aurait dû être adressée.

Nous ne savons à qui attribuer la faute de cette indication vicieuse, et nous venons d'écrire à Turin pour que notre colis soit immédiatement dirigé sur Niée.

Nous sommes désolés de ce malentendu; mais, pour que vos intéiaft n'en souffrent pas, nous allons reculer de trois mois l'échéance de nos traites.

Vos bien dévoués serviteurs.

DUBOIS et FAR ET.

Paris, le... 18...

Monsieur V., à Rouen.

J'ai l'honneur de vous prévenir que, de votre remise du 21 mai, M. Botta jeunp, à Nice, a refusé le colis marqué B J, pesant 1510 kilog., et contenant 200 pains de sucre, qui sont déposés chez M. Favier Gervais, à Nancy, auquel vous voudrez bien faire connaître vos dispositions ultérieures.

Les causes de ce refus sont la différence et l'infériorité de la qualité, sans compter l'erreur de la facture, qui porte 225 pains, tandis que la lettre de voiture n'en porte que 200.

J'ai l'honneur de vous saluer.

BONAFOUS.

Paris, lo... 18...

Monsieur D., en ville.

En réponse a la lettre que vous nous avez fait l'honneur de nous adresser le 29 mars dernier, nous ne pouvons que vous dire que nous n'avons aucune relation d'affaires avec Messieurs béger et David.

N'ayant pas donné d'ordres à cette maison, nous ne reconnaissons pas comme nous appartenant la marchandise qu'elle vous a envoyée pour nous.

Vhis avom bien chargé nne maison de Florence de faire quelques achats pour notre compte et. (le nous les expédier au Havre, sous certaines condition! \ mais, comme cette

maison n'a pas rempli nos ordres ot a pris sur ello de disposer autrement de la mar-

îhandise, nous nous considérons comme affranchis de tout engagement envers elle, et, par conséquent, nous n'accepterons pas son envoi.

Agrée* l'assurance de notre considération. MERVILLE et SŒ(JR. ■'

La Rochelle, le... 18...

Messieurs Ch. B. et A. G., à Paris.

Lorsque, par ma lettre du 18 du courant, je vous annonçais vous avoir crédités de votre envoi de sucre en pain, j'étais loin de penser qu'il fût aussi roux. Certain qu'il éconduirait mes acheteurs, je me vois forcé, à regret, de refuser cette petite futaille; veuillez la faire retirer de chez moi ou m'indiquer à qui je dois la remettre.

Je suis très-peiné pour vous de ce désagrément, mais je ne puis vous l'éviter.

Je pense que vous ne m'en voudrez pas, surtout quand vous réfléchirez que je ne devais plus compter depuis longtemps sur cet envoi.

Je vous salue de cœur. J.-B. TEXIER.

Saint-Chamond, le... 18...

Messieurs Th. N. et P. aîné, à Paris.

Une difficulté que nous avons avec M. L., ce qui ne doit pas vous étonner, puisque vous connaissez aussi bien que nous sa manière de travailler, nous force à retirer de chez lui tous les fers que nous lui avons expédiés depuis quelque temps. Ce monsieur a l'habitude de croire que, dès qu'il tient chez lui les produits d'un fabricant, ce dernier est trop heureux de les lui laisser aux conditions, souvent usuraires, qu'il lui plaît d'offrir. Il a cru en agir ainsi avec nous, parce que nous sommes à 130 lieues de Paris.

Dans ces circonstances, nous vous remettons ci-inclus la facture détaillée du poids et du prix des fers que nous lui avions vendus, en vous priant de les retirer de chez lui.

Vous voudrez bien les examiner avec soin et veiller à ce qu'il vous rende exactement les articles désignés sur la facture. Vous lui rembourserez le prix du transport d'après les lettres de voiture qui vous seront représentées. Il y a des fers qui sont arrivés par eau et d'autres par le chemin de fer. Vous aurez la bonté d'examiner ces diverses lettres de voiture avec attention, et pour cause.

Une fois ces fers dans vos magasins, nous vous prions de nous en procurer le plus prompt placement aux prix et aux conditions de notre facture. Quant à la commission de vente, vous nous ferez le plaisir de nous la faire connaître, en nous avisant de ce que vous aurez fait avec M. L.

En attendant prompte réponse, nous vous saluons bien amicalement.

ARDAILLON BESgY et Cie.

{Ordre annexé.) Nous prions Monsieur L. de vouloir bien remettre à MM. Thomas Nodier et Pivent aîné tous nos fers, sans exception, que nous lui avons expédiés, et qu'il

a laissés pour notre compte.

ARDAILLON BESSY et C,e.

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