‹ Manuel encyclopédique du commerceChapitre 1110 sur 1459 · FERRON · texte numérisé non relu

FERRON

„. . , La Rochelle, le... 18...

Messieurs Ch. B. et A. G., à Paris.

J'ai reçu vos deux lettres des 28 et 30 du courant, dont la première me remet le compte de vente du maïs et de la gomme myrrhe, montant à

Fr. 3204,45 dont je vous ai débités.

Je suis surpris que vous n'y ayez pas joint celui de la gomme ammoniaque, de la cascanlle et du bois d'aloès. Quant au curcuma, nous sommes convenus qu'il me serait renvoyé. Ces articles, vendus à l'arrivée, m'auraient mieux réussi.

Ci-inclus le procès-verbal dressé par deux experts contre vous lorsque j'ai mis votre mêlasse en perce; il contient l'exacte vérité, et je ne crains pas de répéter que, si vous vous fussiez donné la peine, lors de l'achat de cette futaille, d'en vérifier la qualité, vous vous seriez donné garde de m'en faire l'envoi. Vous avez été indignement trompés ; faites en sorte de diminuer ma perte. Celui qui vous a vendu, en faisant un rabais, aura encore un beau bénéfice en raison du prix inférieur auquel il a dû payer cette qualité.

Ci-joint, à porter à mon crédit, fr. 2 000, traite de A. de Launav, au 27 janvier prochain, sur Vauteaux et Cie, à Paris, et dont vous voudrez bien m'accuser réception.

Je vous salue de cœur.

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