P. LESUEUR
Réponse.
. , Paris, le... 13.
Monsieur P. Lesueur, à Lille.
Nous voudrions pouvoir vous rendre le service que vous demandez ; mais la situation des affaires nous mettant dans l'impérieuse nécessité de réunir toutes nos ressources, nous ne pourrions accepter votre renouvellement que dans le cas où vous nous donneriez en espèces au moins la moitié du montant de votre billet à fin mars.
Dans le cas contraire, Monsieur, nous avons le regret de vous dire que nous laisserons protester ledit billet et que nous prendrons les mesures ultérieures qui pourront en assurer le payement.
GUIBAL et Cie.
Bordeaux, le... 18...
Monsieur H..., à Paris.
Il ne m'est pas moins pénible qu'à vous, Monsieur, d'être oblige de réclamer votre indulgence au sujet du retard que vous éprouvez pour le solde dont je vous suis redevable. Quoiqu'il ne soit pas très-important, je sens bien que chacun a besoin d'opérer la rentrée de ses fonds dans des circonstances aussi difficiles; mais ces mêmes circonstances m'ont frappé si impitoyablement, qu'elles me réduisent à la dure nécessite de solliciter encore le temps indispensable pour la liquidation de mes anciennes affaires.
A tant de pertes considérables qu'il m'a fallu subir, j'ai le malheur d'avoir à ajouter aujourd'hui celle de 180000 francs, pour laquelle je me trouve engagée dans la suspension de payements de la maison J.-P. G. Il ne manquait que cette catastrophe à toutes celles que j'ai déjà éprouvées I Je me plais donc à ne pas douter, votre caractère comme votre conduite passée m'en donnent l'assurance, que vous voudrez bien attendre le résultat des efforts constants que je fais dans le seul but d'arriver à une libération générale, objet de toutes mes pensées et de tous mes vœux.
Dans cette confiance, je suis, Monsieur, avec une parfaite considération, Votre toute dévouée,
Par procuration de veuve Fonsèque,
FONSËQUE fils.
Péri gueux, le... ls...
Messieurs G..., à Paris.
Nous avons reçu, chacune en son temps, les deux lettres que vous nous avez fait l'honneur de nous écrire le 10 février dernier et le 15 du courant,
Nous avons bien du regret de n'avoir pas encore répondu à la première; mais nous avons éprouvé et nous éprouvons encore tant de difficultés dans notre Liquidation, qu'il nous a été impossible de régler plus tôt votre compte. Nous sommes réduits à solliciter encore l'obligeance de nos créanciers, pour leur demander de nouveaux délais, afla de
liquider le reste de nos créances, et vendre, nos Immeubles, qui BOnt encore intacts. Ils nous ont accord.' les années 1K7C> et 1S77. Nous espérons que vous, qui ave/ eu pour nous tant d'obligeance, ne refuserei pas à d'anciens correspondants cette nouvelle faveur.
Après avoir perdu toute notre, fortune, le fruit de nos travaux passés et celui de
plusieurs années k venir, nous aurons la douce satisfaction d'avoir payé intégralement tout le monde, et non, serons heureux de transmettre à nos enfants le nom sans tache que noir, avons reçu de nos pères, avec le concours et la bienveillance de nos créanciers, Dont espérons voir tous dos efforts couronnés par le plus heureux, mais le plus pénible
Lès. C'est une tache bien rude que nous avons entreprise, et il nous a fallu bien du iurage et de la persévérance pour ne pas faillir à l'œuvre.
Nous avons établi d'autre part le relevé de votre compte chez nous, fixé au 31 octobre jrnier, et balancé en votre faveur par fr. 1903,40, y compris les intérêts à courir jusl'aux échéances de nos règlements ci-joints, de :
Fr. 650 » Notre billet à votre ordre, payable à notre domicile à Rordeaux, au 31 août 1876.
650 » Idem. au 31 janvier 1877.
603,40 Idem. au 30 avril 1877. Fr. 1903,40, ensemble, dont veuillez nous donner crédit pour solde de compte. Vous pouvez être assuré de l'acquittement exact de ces effets à leur échéance. Il ous a été impossible de pouvoir les faire à une époque plus rapprochée.
Comptant sur l'accueil bienveillant que vous leur ferez, nous avons l'honneur, Monieur, de vous saluer bien sincèrement.
FORESTIER frères.
Bordeaux, le.. 18...
Monsieur J. G..., à Paris.
Nous avons reçu la lettre que vous nous avez écrite le 17 de ce mois, renfermant ■elle que vous nous avez adressée pour M. Monribot jeune, à qui nous l'avons remise.
Nous nous sommes présentés chez lui pour lui demander la livraison des vins qu il /ous a promis en garantie; il nous a dit qu'il ne pouvait nous les livrer, parce qu ils avaient été portés dans son actif, mais que d'un autre côté il vous avait rangé parmi les créanciers privilégiés pour être payé sur les premiers fonds qui proviendront de la réalisation de tout l'actif. . ..,., >„
Cet accord, ainsi que l'état de situation sur lequel vous figurez comme privilégie, a été généralement signé par tous les créanciers.; ainsi votre situation nous paraît beaucoup plus convenable que celle où vous seriez si vous vous embarrassiez de vins que vous réaliseriez avec peine en ce moment. m '. .
D'après ce qui précède, et sur votre autorisation, nous avons cru ne pas devoir faire protester votre traite sur M. Monribot et, pour ne pas laisser cet objet en suspens jusqu'à ce que le payement en soit effectué, nous vous débitons de :
Fr. 7588,15 sur Monribot, 21 octobre, avec prière d'en passer écriture de conformité sauf à nous de vous en créditer en temps et lieu.
Nous sommes toujours disposés à vous être utiles ou agréables et vous assurons de notre entier dévouement.
Il n'y a rien encore de nouveau pour l'affaire Otard.
Nous vous saluons amicalement.
P. POUTAL et Cis.