‹ Manuel encyclopédique du commerceChapitre 183 sur 1459 · NOTA · texte numérisé non relu

NOTA

L'Algérie ne compte encore que 150 machines fixes d'une force totale de 1,500 chevaux.

TABLEAU DE LA PRODUCTION DE L'ALGÉRIE (Suite),

PRODUCTION AGRICOLE [Suite],

Palmiers, dattiers.

Forêts.

IChêne-liége, thuya, chêne vert, 1,500,000 hectares]

Prairies.

[84,000 hectares.]

Sahara algérien.

Province de Constantine.

Le Tell.

Bêtes à cornes.

Moutons.

[11 à 12milli.]

Chèvres.

Tell et plateaux.

Tell et plateaux

de l'Atlas.

Chevaux.

Anes

et mulets.

[330.00.J Chameaux.

[210,000.] Soies

10,343 kilog.

de cocons.

Toute l'Algérie.

Alger et Oran.

Les débouchés maritimes ne manquent pas à l'Algérie, bien que la plupart des ports aient exigé des travaux considérables. Le mouvement du cabotage dépasse 400,000 tonneaux, et celui de la grande navigation s'élève à plus de 1,500,000 tonneaux. Les ports les plus fréquentés sont :

4° Dans la province d'Alger : Alger (60,000 hab.), le centre du commerce de l'Algérie, la résidence du gouverneur général et des administrations centrales, et le point de départ des voies de communication continentales et maritimes; Tenez, Cherchell, Dellys, etc. ;

2° Dans la province d'Oran : Oran (27,000 hab.), Mers-el-Kébir et Mostaganem, Arzeu et Nemours;

3° Dans la province de Constantine : Philippeville, Bône, Bougie, Djijelli, Collo et la Calle.

Les voies de communication intérieures laissent beaucoup plus à désirer : le Tell est la seule partie de l'Algérie où il existe de véritables routes (environ 6,000 kilomètres), dont quelques-unes sont desservies par des entreprises de messageries : l'Algérie n'a pas de cours d'eau navigables, mais les voies ferrées (Alger à Oran, Philippeville à Constantine, Bône à Guelma, Arzeu à Saïda), ont un développement de plus de 700 kil., sans compter les lignes d'intérêt industriel.

Par les caravanes, l'Algérie entretient des relations actives avec le Maroc par Lalla-Maghrnia et Géryville; avec la Tunisie par Guelma et Tebessa; avec les Touaregs du Sahara par El-Aghouat, Gardaia et Omrgla, et si la France s'attachait sérieusement à renouer les relations qui existaient autrefois entre l'Algérie et les grands marchés du Sahara et du Soudan, Ghadamès, l'oasis des Touats, Tombouctou, etc., nos postes avancés du Sud, Géryville, Daïa, Ouargla, Tuggurt, pourraient redevenir le rendez-vous des caravanes et l'entrepôt d'un commerce qui se dirige aujourd'hui vers Tripoli ou le Maroc.

Le commerce intérieur, favorisé par l'amélioration des routes et par une sécurité plus grande, se développe chaque jour; plus de 250 marchés indigènes, situés pour la plupart sur les limites du Tell et de la région des plateuax, sont le centre de transactions qui dépassent 1200 millions : Blidah, Orîéansville, Bouffarik, Médéah, Milianah, l'Arbah (territoire civil, Fort-National, Boghar, El- Aghouat (territoire militaire) dans la province d'Alger; Saint-Denis du Sig, Mascara, Tlemcen, Nemours, Relizane (territoire civil), Daïa, Tiaret, Saïda, Sebdou (territoire militaire) dans la province d'Oran; Constantine (35,000 hab.), Guelma,

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