AFRIQUE. - ALGERIE
El-Arrouch, Sétif (territoire civil), Batna, Biskara, Bou-Saada (territoire militaire) dans la province de Constantine, sont les plus fréquentés de ces marches.
Le commerce extérieur de l'Algérie s'élève à 360 millions en moyenne (1874-77), dont 210 à l'importation en Algérie. La part de la France est de Uo millions à l'importation, de 110 millions à l'exportation, sans compter 1 exportation des entrepôts français (20 millions 1/2). Viennent ensuite l'Angleterre .19 millions), l'Espagne (21 millions), l'Italie, les États barbaresques, la Suéde et la Norvège etc. Les laines, les bestiaux, les céréales, les légumes, les tabacs, les peaux brutes, les fruits de table, les huiles, l'alfa, les écorces a tan les minerais de fer de plomb et de cuivre, le liège, les bois d'ebenistene, les marbres et onyx 'le corail, la cire, etc., figurent aux premiers rangs parmi les exportations ; les importations consistent surtout en tissus de toute espèce, lingerie et objets d'habillement, outils et ouvrages en métaux, mercerie, ouvrages en peau et en cuir savons papier, acide stéarique ouvré (bougies), poterie et verrerie, meubles' parfumerie, bijouterie, horlogerie, houilles, matières tinctoriales, vins, sucres raffinés, épices, cafés, riz, spiritueux, beurre et fromages, viandes salées, conserves alimentaires, etc.
L'auçmentation lente mais progressive de la population européenne (260,000 Européens en 1 877, dont 145,000 Français contre 193,000 en 1860), l'amélioration des routes, la construction des chemins de fer, des barrages pour l'irrigation, le foraee de nombreux puits artésiens, les efforts pour organiser la propriété personnelle parmi les indigènes, l'extension de la culture européenne, 1 augmentation du bétail, l'assimilation presque complète du régime douanier de 1 Algérie avec celui de la France, sont autant de progrès qu'il est juste de reconnaître, mais dont la marche est encore entravée par la persistance des préjuges musulmans, la paresse naturelle des populations arabes, la rareté des capitaux, la complication des règlements qui gênent l'initiative individuelle et l'insuffisance des voies de communication.
RÉGIME DOUANIER
La navigation entre l'Algérie, la France et l'étranger peut s'effectuer sous tout pavillon. Le cabotage sous pavillon étranger peut être autorisé par le gouverneur. Le droit de quai de 0,50 ou 1 fr. est perçu par tonneau d'affrètement de marchandises débarquée?.
Les produits naturels ou fabriqués de l'Algérie entrent en France sans payer de droits ; les produits naturels ou fabriqués originaires de France et les produits étrangers nationalisés par le payement des droits sont admis en franchise dans les ports algériens, sauf les sucres.
A l'importation par terre, les produits naturels ou fabriqués de la régence de Tunis, du Maroc ou du Sahara sont exempts ; les autres de toute provenance suivent le régime de l'importation par mer.
Les sucres de toute origine payent, bruts, 20 francs, et raffinés, 30 francs les 100 kilogrammes.
Les fontes, fers en barres, rails, tôles, fils de fer, aciers en barres, bandes en tôles, les cuivres, le plomb laminé, les produits chimiques, la poterie fine, la verrerie autre que les cristaux et verres à vitre, le papier, les machines, mécaniques et outils autres que les machines et outils aratoires, les armes de commerce, les ouvrages en métaux provenant de l'étranger, sont admis au tiers des droits applicables à ces mêmes produits en France.
La morue de pêche étrangère, les tissus, les effets à usage, bâtiments de mer, armes de guerre prohibées, boissons fermentées et distillées, chocolats et cacaos broyés, suivent le même régime qu'en France.
Les marchandises de provenance étrangère qui suivent sont taxées par 100 kilogrammes; cafés à 30 francs ; poivre et piment à 15 francs; clous de girofle à 50 francs; cannelle à 15 francs; muscades en coque à 50 francs; sans coque à 75 francs; macis & 75 francs; vanille à 100 francs; tabac en feuilles à 20 francs.